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Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 Membre10

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Chambre de Jenny Sheppard

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John Sheppard
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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyLun 23 Jan - 22:39


John attendait, patiemment, gardant son calme le plus longtemps possible, une potentielle réponse de la part de la jeune femme. Jenny ne lui avait tout dis sur son excursion sur la jetée. La connaissant, cela n'étonnait pas le militaire. Elle savait être casse cou quand il le fallait. Peut-être est-ce pour ça qu'elle avait fini avec le militaire. Qui se ressemble s'assemble mais la question n'était pas là pour le moment. John voulait une réponse. La jeune femme bredouilla une pseudo réponse mais, comme quoi la chance était de son côté, elle fût sauver par l'arrivée du Docteur Morgan. On pouvait bien dire qu'il arrivait à point nommer. Mais cela n'était que partie remise. Le Colonel aurait sa réponse à un moment ou à un autre.

Le militaire préféra laisser les deux collègues discuter entre eux, restant tout de même auprès de la jeune femme. Duncan était juste venu prendre des nouvelles de la Canadienne ce qui était légitime. Mais l'avantage de garder une oreille attentive à leur conversation, c'est qu'il pouvait apprendre quelques petites infos.


« Bon me voilà rassuré… Ne me refait plus jamais ça.. Je ne suis pas sage femme, mais bien biologiste. (regard tour à tour John et sa femme). Bon et bien, je ne vais pas m’imposer plus longtemps, tu vas bien c’est tout ce qui compte. Pour ma part je rêve d’un bain bien chaud… cela changera de la piscine glacée à laquelle nous avons eu le droit »

Les cheveux du militaire se dressèrent sur sa tête. L'escalade, ça pouvait encore passé mais là, LA PISCINE GLACÉE !! Il prit une très longue inspiration pour tenter de ne rien dire et surtout de garder son calme. Ses mâchoires se crispèrent tout en détournant la tête vers Jenny afin de lui jeter un regard noir. En effet, la scientifique ne lui avait strictement rien dit. Un secret n'est jamais bien gardé longtemps de toute façon. Il aurait fini par l'apprendre un jour. Tentant de désamorcer la situation, Duncan tenta de rectifier un peu le tir comme il le put.


« Ne vous inquiétez pas, je l’ai porté, elle n’a presque pas touché l’eau qui s’était engouffré dans les lieux »

Le pilote haussa les sourcils. Il préférait de loin ne rien dire pour le moment car oui, bizarrement, John avait beaucoup de mal croire à tout cela. Mais toujours aussi courtois, il afficha un large sourire envers le biologiste. Il savait déjà comment il saurait la vérité.

"Le principal, c'est que vous alliez bien tout les deux. Tout c'est terminé pour le mieux."

Après sa phrase, Duncan décida qu'il était temps pour lui de ne pas déranger plus longtemps. Ce dernier lui serra la main et salua également la jeune femme avant de reprendre son manteau dans la penderie un peu plus loin. Il finit par s'éloigner et sortit de la pièce. John ne se démonta pas.


"J'ai une chose à faire et je reviens te voir après d'accord ? Termina t-il tout en déposant un baiser sur le front de la jeune femme. Il ne devait pas trainer. Il sortit rapidement de la chambre et poursuivit Duncan qui avait un peu d'avance. Le rattrapant, il l'interpella hors de l'infirmerie.

"Dr Morgan ? Je tenais encore à vous remercier de m'avoir ramener Jenny en un seul morceau mais plus sérieusement, qu'est-ce qui c'est passé sur cette jetée ?"

La tension chez le biologiste était presque palpable. Il aurait du se douter que ce genre de mensonge  ne passerait pas. Se raclant la gorge, il tenta tout de même de poursuivre sur sa lancée.


"Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, on s'est retrouvé coincé dans une pièce avec de l'eau glacée qui montait. On a fait ce qu'on a pu pour partir à temps mais on a quand même fini trempé."

John sourit devant la persistance de Duncan qui avait très bien comprit qu'il ne devait rien dire sur leur petite escapade mais le pilote ne le lacherait pas temps qu'il n'aura pas tout avouer. Toujours aussi souriant, il posa sa main sur l'épaule du scientifique tout en la serrant légèrement. (allez, dit tout à tonton Sheppard)

"Je suis très loin d'être né de la dernière pluie. Juste ça ne l'aurait pas envoyer à l'infirmerie. Apparemment, vous avez escalader une des jetées et qu'est-ce qui c'est passé ensuite ?"

Il ne fallait pas se mentir, Duncan ne savait plus trop comment se mettre. Il dévia son regard vers la main posé sur son épaule. Autant tout avouer. De toute façon, tout avait fini pour le mieux et tout le monde s'en était sortit vivant. Il finit par pousser un long soupir et décida de tout dire au Colonel.

"On s'est retrouvé bloqué sur la jetée et comme on ne pouvait plus rentrer, on a juste descendu le long de la jetée afin de trouver une entrée. Jenny a réussi a se mettre plus ou moins à l'abri avant qu'une énorme vague nous frappe. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé dans ce couloir car j'étais encore à l'extérieur à ce moment là. Mais à mon avis, elle a dû se retrouver sous l'eau aussi. Une fois à l'intérieur, on a tenté de remonter un peu plus loin dans la cité sauf qu'on a trouver des salles sous l'eau donc on a du nager dans l'eau glacé. Je pense que j'ai assez bien résumé la chose."

John n'avait pas besoin d'en savoir plus. Il fallait espérer que ce genre d'incident climatique n'arrive pas tout les quatre matins car il ne laisserait plus jamais sortir Jenny par un temps pareil. Sortant de ses pensées, le militaire tapota l'épaule du scientifique comme pour le rassurer. Il ne comptait pas le manger non plus malgré son air sérieux quand il lui avait demander d'avantage d'explications.

"Et bien voilà, c'est tout ce dont j'avais besoin de savoir. Promis, je ne lui dirais rien. En tout cas merci et passer prendre un café un de ces jours, ça fera certainement plaisir à Jenny."

"Je n'y manquerais pas alors."

Duncan salua le militaire, quelque peu rassuré et disparut dans les couloirs de la cité. John pouvait désormais aller retrouver la jeune femme à l'infirmerie. Il ne comptait pas lui remonter les bretelles à cause de ce qu'elle avait fait car il n'en avait pas le droit. Ils avaient fait ce qu'il fallait pour rester en vie.

De nouveau à l'infirmerie, il retourna rapidement vers la chambre réservée à Jenny. Quand il passa un pied par la porte, il vit soudainement la jeune femme feinter le fait qu'elle dormait. Quelle petite joueuse celle là. Entrant dans son jeu, il pénétra sans bruit dans la chambre et s'arrêta devant le lit de la jeune femme. Croisant les bras devant elle, il ne cessa de la fixer longuement du regard, attendant qu'elle daigne ouvrir un oeil. Pour l'aider, il se racla la gorge mais cela n'eut aucun effet.


"Tu sais que tu fais très mal semblant de dormir."

Ouvrant un oeil et puis l'autre, Jenny fit un large sourire au militaire. Il n'était pas fou, elle comptait bel et bien échapper à la conversation que tout deux avait entamer avant que Duncan ne vienne les interrompre.

"Donc, nous en étions où ? Ah oui, tu disais que c'était une descente alpinique c'est ça ?"


"Enfin oui, disons... que... mais j'y pense, tu devrais plutôt aller voir comment va Mégane. Ca lui ferait du bien de voir son père."

Détourner la conversation était la chose préférée de la jeune scientifique aujourd'hui. Elle ne lui avouerait jamais d'elle même ce qu'elle avait osé faire pendant sa sortie à l'extérieur. John n'allait pas la blâmer pour ça. Toujours dans son jeu, il continua sur la même lancer que Jenny.

"On va aller la voir tous les deux. J'ai demandé à ton médecin quand je l'ai croisé en revenant, si tu pouvais sortir avant ce soir. Avec un peu d'insistance, il a accepté du moment que je te surveille de près. On prend toutes tes affaires et je vais te faire couler un bon bain chaud."

"Je suis partante. Ca me fera le plus grand bien après le bain froid que j'ai pris... enfin... que j'aurai pu prendre si Duncan ne m'avait pas porté bien sur, dit-elle en bredouillant alors qu'elle se mit en position assise sur le lit.

Jenny venait de se vendre toute seule ce qui arracha un très large sourire au militaire qui ne renchérit pas.


"Bien sur ma chérie."

Le militaire aida sa femme à se relever et enfin se lever du lit. Elle allait pouvoir se mettre bien au chaud dans son propre lit avec son mari, lui servant de radiateur. Une fois debout avec toutes ses affaires sur elle, le couple pouvait retourner dans leur petit nid douillet. Passant sa main dans le dos de la jeune femme, il la rapprocha de lui et lui susurra quelques mots à l'oreille avant de se mettre en route.

"La prochaine fois que tu veux jouer les Spiderman sur la cité, à escalader les murs ou de jouer les petits poissons sous l'eau, met toi une claque comme ça, ton envie passera."

John ne pu s'empêcher de lancer tout de même une petite pique envers la jeune femme. Elle se douterait peut-être qu'il avait été à la pêche aux informations quand il s'était éclipser précédemment. Elle voulait jouer, John aussi... Ca tombait bien. Mais cela n'avait rien de méchant.

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Jenny Sheppard
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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyMer 7 Mar - 16:38

[A écouter à la lecture: Linkin Park - One more Light : https://www.youtube.com/watch?v=t97rfv12bdw]

Le convoi avait pris les téléporteurs pour une progression plus rapide vers l’infirmerie. Jenny restait du mieux qu’elle le pouvait consciente. L’oxygène qui se diffusait dans les narines l’aidait en ce sens, mais la scientifique se sentait vraiment faible et à bout. La quantité de sang qu’elle avait perdu y était pour beaucoup. Comment pouvait-on poignarder une femme enceinte ? Comment tout cela était-il arrivé ? Et surtout par une personne qui était censé être enfermé à double tours. Dans sa demi-conscience, Jenny délirait, elle se voyait seule au milieu d’une pièce, des voix autour d’elle et incompréhensibles la percutaient de toute part. En avançant elle vit au loin un canapé avec Mégane et John. Jenny les appela tout en continuant d’avancer, mais aucun des deux ne répondait. Fronçant les sourcils, elle fit abstraction des échos qu’elle entendait. Quand elle fut au niveau du Sofa, elle put enfin les voir. Tous deux étaient concentrés sur la télé en face, mais quelque chose n’allait pas. Des larmes coulaient sur leurs visages sans expression. Elle voulut les rejoindre mais une force invisible l’en empêchait. Jenny se mit donc à crier après son mari, mais rien. C’est là qu’elle vit une tâche rouge apparaître au niveau de son abdomen. Le sang de Jenny ne fit qu’un tour, mais elle blêmit davantage en s’apercevant que Mégane avait la même chose.. « je te l’avais dis que j’allais tuer ton enfant de mes propres mains » « salut ton enfant dans l’eau-delà ». Les voix étaient devenues plus claires tout à coup. Jenny cria un gros « NON » à en fendre le coeur, elle ferma les yeux mais quand elle les rouvrit sa famille avait disparut. La seule chose que la Canadienne sentait était une douleur aiguë et lancinante à son ventre. Quand elle posa son regard sur celui-ci, le spectacle d’horreur ne se fit pas attendre. Du sang imbibait sur son débardeur. Non.. non.. ce n’était pas possible, c’était un mauvais rêve.. oui c’était ça.. mais pour un rêve la douleur était fortement présente quand même.. Jenny se mit à suffoquer dans son rêve et cela se traduisit dans la réalité, elle tentait d’happer de l’air en vain. En réalité, elle était proie à une crise d’angoisse généré, certes par la douleur de sa blessure, mais surtout par la conscience qu’elle était en train de perdre son enfant.

Dans la réalité, Jenny était déjà à l’infirmerie, les examens primaires avaient eu lieu, vérification des pupilles, prise de tension, placement de l’encéphalogramme, perfusions mises avec deux poches de sang afin de la requinquer. Son bras et sa main encore valide était réservé pour John qui ne la lâchait pas. Une infirmière qui s’affairait auprès de sa nouvelle patiente, remarqua bien qu’il avait ses pensées ailleurs. Qui ne serait pas sur la lune face à cette vision horrible ? Quand Jenny montra une détresse respiratoire, elle s’avança vers la scientifique et augmenta la pression en oxygène, prenant le soin de lui replacer l’aide respiratoire correctement dans ses narines. Il fallait qu’elle la prépare pour le bloc et commença donc à couper le débardeur pour l’enlever au niveau des bretelles, la laissant en sous vêtement, mais découvrant aussi la blessure par arme blanche qui était masqué par une compresse sur le flanc gauche. Par la suite, elle s’approcha du militaire et glissa sa main sur la sienne, détachant doucement sa main de celle de la jeune femme.


« Monsieur.. je vais devoir la préparer pour le bloc op’. Tout va bien se passer et vous pourrez assister à l’accouchement.. je sais que ce n’est pas les circonstances souhaitées et j’en suis plus que navré, mais dans quelques dizaines de minutes vous allez pouvoir faire la rencontre de votre fils, alors soyez prêt. Sur le lit là-bas, il y a une blouse, des chaussons, mettez-les. Je vous ferai signe lorsque vous pourrez entrer et être auprès de votre femme » dit-elle en pressant son avant-bras comme pour lui transmettre son soutien et sa gentillesse. Que dire de plus à part rester professionnelle ? La situation était déjà assez délicate.

Jenny fut donc préparée ses derniers vêtements furent enlevés et une toile de papier vint recouvrir la peau de la jeune femme jusqu’à la naissance de sa poitrine. Les patchs des moniteurs cardiaque furent également branchées et un anti-douleur était diffusé via une troisième perfusion (la totale lol). Un rideau fut dressé pour empêcher la patiente de voir ce qui allait se passer. L’ambiance de la salle était présente, la situation était critique et les deux chirurgiens présents avaient des mines graves. En soi le placenta avait été touché par la lame et le bébé était privé à moitié d’oxygène depuis tout ce temps, sans compter que la poche ayant était rompue, le bébé n’était plus protégé des attaques extérieures et bactériennes et il était clairement trop petit pour que son organisme puisse y faire fasse. Cela s’annonçait très mal. S’il survivait, il aurait de lourdes séquelles, mais à 21 semaines aménorrhée, tout n’était pas encore formé. Ce qui était triste c’est qu’ils étaient sur une planète alienne avancé et aucune découverte jusqu’à présent permettaient d’aider dans la néo natalité. A croire que les Anciens n’avaient jamais eu aucun problème à ce niveau-là. Il fallait dire que leur patrimoine génétique était hors pairs. Bref. Ça partait mal. D’autant plus que les médecins ne savaient pas si la lame avait atteint quelque chose d’autre. Le bébé et la poche obstruait toute vision au scanner.

La Canadienne de son côté se réveilla de son état cauchemardesque. En observant la pièce, elle constata qu’elle était au bloc opératoire. L’ensemble des souvenirs lui revinrent en mémoire et c’était très dur à intégrer. La césarienne n’était pas la solution. Et pourquoi était-elle seule ?

« John ? » dit-elle faiblement. « Somebody.. »

L’infirmière qui la préparait vint à son chevet dans un petit « shht » comme pour la rassurer et montrer sa présence.

« Vous n’êtes pas seule, votre époux va arriver d’ici quelques minutes, il ne vous abandonne pas. Je vais vous expliquer la procédure, je suis en train de vous préparer pour la césarienne, votre fils va naître aujourd’hui et tout a été préparé au niveau de la nurserie, il recevra les soins adaptés pour qu’il continue sa croissance normalement. Nous ferons le maximum. Une fois le bébé né, on s’occupera de vous et vous pourrez regagner votre chambre. »

Jenny fut perplexe, elle avait du mal à comprendre tout ce qu’elle disait, mais dans tout les cas cela ne lui plaisait pas et cela se lisait sur son visage.

« Mais.. il ne peut pas naître maintenant… il ne pourra pas survivre » dit-elle en sentant ses yeux rougir par les larmes et ses battements de coeur résonnaient dans sa tête.

« Comme je l’ai dis, nous ferons notre possible, vous votre travail c’est que vous restiez concentré et surtout éveillée, vous pouvez faire ça pour moi »

Quand Jenny acquiesçât, elle releva l’ensemble de ses cheveux pour les attacher et lui mettre la charlotte super sexy (rayer la mention inutile). L’infirmière passa par la suite sa tête à travers le hublot du bloc et sursauta en voyant que John était déjà là, prêt, elle lui ouvrit la porte pour le laisser entrer.

Jenny quant à elle fixait ce plafond, la pièce était légèrement froide, elle frissonnait. Mais elle n’arrivait pas à définir si c’était à cause de l’atmosphère ou si parce qu’elle avait peur. Quand John apparût dans son champ de vision, elle fut quasi apaisait et lui offrit un petit sourire. Ses joues avaient repris un peu de couleur avec le cocktail que les perfusions lui diffusait dans le sang.


« C’est pas ce que je m’étais imaginer pour nous.. les médecins.. ne disent rien… j’ai peur de.. » elle stoppa sa phrase pour ravaler sa salive difficilement, n’osant évoquer sa crainte la plus profonde. Perdre un enfant à cause d’un connard n’était pas concevable. D’ailleurs en parlant de son pire cauchemars. « Est-ce qu… est-ce qu’il est mort ? » dit-elle alors que ses lèvres tremblaient, espérant de tout son coeur que ce soit le cas et que cet ordure ne fasse plus de mal, à quiconque.

Peu de temps après, les 2 médecins arrivèrent et expliquèrent chacun de leurs gestes, de l’incision, au fait qu’il voyait le bébé. Ils expliquèrent aussi qu’une fois né, ils pourraient voir l’étendu des dégâts ou pas de la blessure au couteau. C’était très étrange de sentir quelqu’un farfouiller dans son ventre sans pour autant sentir de douleur. Durant tout le processus, Jenny resta calme, respirant par le nez de façon régulière, fixant le plafond. Avoir John à ses côtés devaient y être pour beaucoup, il lui insufflait une certaine force. La force de tenir dans cette dernière épreuve. Au bout d'un moment, Jenny ravala sa salive, alors que ses prunelles retenaient un flot de larme, qu'elle ne laissait pas céder.


« Quand il sera là, je veux que tu le couvres de baisers pour moi.. et.. si jamais ça se passe mal et... que.. tu te devais de choisir entre moi ou lui.. je veux que ce soit notre fils qui vive..» dit-elle la voix serrée, mais très sérieuse. Elle se concentrait pour ne pas céder au flot d’émotion qui la submerger. Ce qu'elle avait dit elle le pensait, peu importe les remontrances de John. Au final le dénouement arriva :

« Et voilà, le petit bonhomme est parmi nous. Félicitation. »

Sauf qu’il ne pleurait pas.. Après est-ce qu’un nourrisson de 5 mois et demi criait ? Elle n’en n’était pas sûr, mais cela l’inquiéta tout de même, Mégane avait crié ses poumons dès la sortie. Cet accouchement était vraiment horrible par rapport au premier. Des larmes lui montèrent aux yeux et elle serra davantage la main de John tandis que les médecins s’affairaient autour du nourrisson sur une table plus loin. Malheureusement quelque chose d’étrange se produisit. Sa tête se mit à tourner et sa vision se troubla et ce n’était pas à cause des larmes. Un mal profond s’empara d’elle. Doucement sa main se desserra de celle de John, alors que les moniteurs commencèrent à biper de façon alarmiste.

« C’est pas vrai.. le rein a été touché, compresse… préparez-moi une lame de 15. Il faut cautériser l’hémorragie avant que... »

Que des vilains mots à attendre. Pour Jenny qui aimait Grey Anatomy, elle était servit, sauf qu’elle aurait préféré que cela reste dans la série et non sur sa personne. D’ailleurs en parlant de notre scientifique, cette dernière était en train de piquer du nez. Ses yeux finir par rouler et le moniteur bipa de plus en plus. L’infirmière de tout à l’heure s’avança alors vers John qui ne savait pas quoi faire (le pauvre).

« Elle s’enfonce, donnez-lui 8 cc d’adrénaline !! TOUT DE SUITE ! »

« Monsieur Sheppard, vous devez sortir, venez »

Elle commença à tirer sur son bras, mais elle se retrouvait face à une résistance. Jenny quant à elle, se fit intuber et tourner sur le côté pour que le chirurgien ait accès à l’emplacement de son rein.

« Colonel ! »

Pas de réponse.

« COLONEL ! »

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TIME OF DYING
On the ground I lay, motionless in pain I can see my life flashing before my eyes. Did I fall asleep ? Is this all a dream. Wake me up I'm living a nightmare
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John Sheppard
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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyVen 27 Avr - 15:37


Le destin était une chose imprévisible, incontrôlable qui décide lui même du chemin à suivre pour une personne. Aujourd'hui, le destin de John était de regarder sa femme mourir et de perdre son enfant. Comme quoi le destin était souvent cruel. Mais pour la famille Sheppard, le destin était souvent en leur défaveur. Il faudrait peut-être qu'un jour, John pense à aller voir un exorciseur pour lever la poisse qui pèse sur sa famille mais pour le moment, il avait autre chose à faire. Pour le moment, il était pour le devenir de sa femme, même si le mot inquiet était faible par rapport à ce qu'il ressentait actuellement.

John n'avait pas quitter le chariot transportant sa femme. Comment le pouvait-il de toute façon. Il devait être là pour elle, à chaque moment. Une fois arrivé à l'infirmerie, d'autres médecins vinrent s'occuper d'elle. Le militaire était toujours incapable de la lâcher. Sa main était comme incruster dans la sienne. Il pouvait sentir sa chaleur, le peu de chaleur que son corps renfermait encore. Il devait lui donner tout ce qu'il avait en lui pour qu'elle reste en vie. Ses yeux restèrent fixer sur le visage de Jenny, ses pensées perdues dans tout et rien à la fois. Tout était fouillons dans sa tête, incapable de penser à une chose en même temps. Il était tellement perdu, qu'il fut surpris quand une infirmière glissa sa main entre la sienne et celle de la scientifique pour les séparer. S'il avait un peu plus vivace, il l'aurait envoyer bouler une bonne fois pour toute mais ce coup ci, il préféra l'écouter. Il fallait qu'il la laisse alors qu'il ne voulait plus le faire mais c'était pour son bien. Il le devait.


"...Sur le lit là-bas, il y a une blouse, des chaussons, mettez-les. Je vous ferai signe lorsque vous pourrez entrer et être auprès de votre femme »

D'un simple geste de la tête, il acquiesca. Il resta silencieux alors qu'il déposa un baiser sur le front de Jenny alors qu'il s'éloigna tout en gardant un œil sur la Canadienne avant qu'elle ne disparaisse de sa vue. Le pilote se dépêcha d'enfiler cette immonde blouse bleue ainsi que les chaussons qui allaient avec. Il voulait la retrouver. Cette maudite infirmière avait eut de beaux mots. "Tout va bien se passer...". Qu'est-ce qu'elle en savait après tout ? Pour le moment, rien ne se passait bien. Son bébé allait naitre avec quatre mois d'avance. Comment ça pouvait bien se passer ? John était dans sa période pessimiste, ce qui n'était pas dans ses habitudes mais il n'allait pas se mentir à lui même : la situation était plus que merdique. Il tournait en rond au lieu de s'asseoir dans un coin pour attendre patiemment. Il était trop anxieux pour rester calme. Il aurait bien voulu assister à une naissance "normale" pour son fils. A croire que quand un descendant mâle de la famille Sheppard allait venir au monde, il y avait toujours un problème. Il faudrait qu'il pense sérieusement à consulter un exorciseur pour enlever le mauvais œil qui plane sur lui et ceux qui l'entoure.

Après encore quelques instants, une autre infirmière revint vers lui, lui indiquant qu'il allait pouvoir enfin retourner voir Jenny. Elle était prête pour donner vie à leur enfant avec plusieurs mois d'avance. John avait peur de ce qui allait sortir du ventre de la scientifique. Quel était sa chance de survit ? Si neuf mois étaient nécessaire, c'était pour une bonne raison. Cinq était très loin d'être suffisant. A peine arriver dans ce monde qu'il allait déjà devoir se battre pour survivre. Positif, il fallait qu'il reste positif pour le moment. Sortant de ses pensées, il se dirigea vers la porte du bloc, attendant patiemment qu'on lui donne la permission pour rentrer, ce qui ne tarda pas. La première infirmière lui ouvrit la porte, prenant peur par la même occasion, en le voyant juste derrière.

John s'empressa de retourner aux côtés de sa femme, lui reprenant sa main dans la sienne. Dès qu'elle vit son visage, Jenny lui adressa tout de même un sourire. Le pilote se força à répondre à son sourire par un sourire forcé, s'obligeant à se montrer rassurant, mais comment l'être dans un tel moment.


« C’est pas ce que je m’étais imaginer pour nous.. les médecins.. ne disent rien… j’ai peur de.. »

"Je t'interdis de penser à ce genre de chose, d'accord ? Certes, rien ne s'est passé comme prévu mais notre enfant va naître et les médecins vont le soigner comme il se doit pour qu'il vive et on l'aimera comme on aime Mégane. Et après, on va te soigner pour qu'on puisse tout les deux de notre enfant."

C'était sa manière à lui de lui dire de ce taire. Il avait déjà beaucoup de mal à faire disparaitre ses idées noires de son esprit donc il n'avait pas envie que Jenny lui en mettre d'autres pour le moment.

« Est-ce qu… est-ce qu’il est mort ? »

"Ne t'occupe pas de lui. Il ne t'embêtera plus. Ne pense plus à lui et concentre toi sur notre enfant à venir. D'accord ?"

La question tant redoutée, venait de sortir de sa bouche. John n'avait vraiment pas envie de parler de cet enfoiré à ce moment précis. S'il était là, c'était de sa faute. Il se revoyait, appuyant plusieurs fois sur la détente de son arme, revoyant également les balles, allant se loger dans le corps du Génésien. Il regrettait encore le fait qu'il ne lui ai pas loger une dernière balle entre les deux yeux comme il en avait toujours rêver. Peu importe, il était mort. Avec autant de balles, il serait grandement étonnant qu'il est survécut.

Ses noires pensées interrompues par l'arrivée de deux médecins qui ne tardèrent à se mettre au travail. Sil n'était pas aussi inquiet pour sa femme, il aurait demander des explications sur le pourquoi ils n'étaient pas arrivés plus tôt. Peu importe, ils commencèrent leur travail... enfin. Leur enfant allait naître mais le pilote ne sentit aucune joir en lui, aucune excitation comme pour Mégane. Juste de la peur et de la tristesse. Le temps lui sembla une éternité. Il fallait qu'il naisse et vite afin que tout se termine et qu'on puisse soigner Jenny à son tour. John ne daigna pas lever les yeux vers les médecins qui s'occupaient de la jeune femme. Il n'avait que sa belle en tête.


« Quand il sera là, je veux que tu le couvres de baisers pour moi.. et.. si jamais ça se passe mal et... que.. tu te devais de choisir entre moi ou lui.. je veux que ce soit notre fils qui vive..

Jenny méritait des baffes à ce moment précis. Comment pouvait-elle lui demander de choisir entre elle et leur enfant ? Le mot oser serait même plus approprié. Comment osait-elle le lui demander ? Un choix pareil était inconcevable. Le pilote fit par s'approcher de l'oreille de sa femme afin de lui susurrer quelques mots afin de répondre à sa dernière remarque, sans que personne d'autre ne l'entende.

"Tu lui feras tout ces baisers toi-même. Je t'interdis de me laisser seul avec notre enfant, tu m'entends ? Je te l'interdis !"

Elle n'eut le temps de rien répondre que l'un des médecins les interrompit. Leur enfant venait de naître... Et ce médecin osait leur dire félicitation ? Certes, leur enfant venait de voir le jour, mais quelque chose n'allait pas. Aucun son ne sortait de ce petit être. Tout le contraire de Mégane qui avait dû réveiller toute la tour centrale à sa naissance. John ne put dégager son regard de leur enfant, si innocent, qui ne méritait pas une telle naissance. Mais si un tel cauchemar ne suffisait pas, un second vint s'y rajouter. La main de Jenny, tantôt accrochée à celle de John, finit par la lâcher définitivement alors que les moniteurs s'emballèrent. Un vent de panique s'empara du militaire. Son pire cauchemar se réalisait devant ses yeux. Plus d'une fois, il avait vu sa bien aimée aux portes de la mort mais aujourd'hui, c'était différent. C'était le trop plein pour le militaire après la soirée qu'il venait de passer. Il se raccrocha à la main de Jenny aussi fort qu'il le put alors que les médecins et infirmières s'affolèrent autour d'eux. A grand regret, il fût obliger de la lâcher à cause des médecins qui tendaient de la sauver. Mais il ne resta pas bien loin. Il resta planter à côté du lit, fixant la corps inanimé de la scientifique. Elle n'avait pas le droit de la quitter de la sorte, surtout pas à cause d'un pauvre demeuré. Tellement absorbé par la scène devant lui, qu'il n'entendit pas son "amie" l'infirmière revenir vers lui.

« Monsieur Sheppard, vous devez sortir, venez »

Seul des sons lui parvinrent aux oreilles. Des mots complètement inaudibles. Le militaire semblait comme déconnecté de la réalité, flottant dans un autre monde. Rien autour de lui ne semblait avoir de l'importance, excepté Jenny.


« Colonel ! »

L'infirmière tenta une nouvelle fois de l'appeler mais John ne réagissait toujours pas même si cette voix commençait à devenir un peu plus audible pour lui. Il sentit même qu'on le tirait mais il resta de marbre. Personne ne le délogerait de cette pièce de cette façon.

« COLONEL ! »

Ce coup ci, John sortit de sa torpeur et détourna la tête vers l'infirmière. Le regard hagard, il dévisagea l'infirmière avant qu'il ne vit sa main posé sur son bras. Il fallait qu'il parte mais ses pieds n'avaient guère envie de bouger. Mais au fond de lui, il savait qu'il dérangeait. Reconnectant tout ses neurones entre eux, il suivit l'infirmière en dehors de la pièce. Dès qu'il eut les deux pieds dehors, il jeta un dernier coup d’œil vers Jenny. Mais alors que les portes se refermaient devant lui, un bip continu provenant du moniteur relié à Jenny se fit entendre. Son cœur venait de s'arrêter et celui de John aussi par la même occasion.

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Jenny Sheppard
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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyMer 27 Juin - 16:31

Une césarienne n’était déjà pas joyeux en soi, mais dans un tel contexte cela dépassait l’entendement. Sylas avait sans doute eu l’idée de l’aider à mettre au monde par un tel acte chirurgical, sans doute était-il un médecin dans un univers parallèle ? Mais tout ce qu’il avait réussi à faire était de la merde ! De la bonne, grosse merde ! Et la situation qui en découlé était d’autant plus merdique. Faire naître un nourrisson de 5 mois, un petit être même pas fini d’être formé, avoir une mère aussi translucide qu’un ectoplasme et un père sur le point de faire un infarctus face à tout ce spectacle.. qu’il était beau le tableau ! Vraiment. La situation craignait et c’est pourquoi Jenny anticipait beaucoup de chose, comme la possibilité qu’elle ne soit plus là très prochainement et qu’elle demande à John de bien s’occuper de leur fils, mais ce dernier lui rétorqua de manière claire et précise que ce n’était aucunement une option envisageable. La belle affaire.. Jenny n’arrivait plus à tenir, ses forces l’a délaissé et ce qui la maintenait parmi nous était son enfant. Alors à la seconde où il fut né, l’astrophysicienne l’observa longuement, s’attardant sur ce petit ange qui ne pleurait pas pour imprimer chaque contour de sa petite bouille. Jenny aurait voulu le tenir, mais ce n’était apparemment pas possible, elle le regarda juste, tristement, passer de main experte à main experte. Lorsqu’il fut hors de son champ de vision, elle sentit un énorme poids l’écraser, la faisant suffoquer. Ses forces l’abandonnèrent et elle sombra dans l’inconscience. Elle n’entendit qu’en écho très lointain les médecins s’affairaient autour d’elle sans que cela ne la perturbe, étant donné qu’elle avait toujours cette chaleur réconfortante présente dans sa main. Mais ce réconfort qu’apportait John fut de courte durée, car ce dernier lâcha sa main, la laissant seule contre le froid de la table d’opération.
 
Le médecin lui, perdait son sang froid, il n’avait pas le droit à l’erreur, il le savait, d’autant plus avec la femme de l’un des hommes les plus importants ici. Il demanda alors à ce qu’on intube sa patiente qui bradycardait et alors qu’il s’apprêtait à inciser, la jeune mère décida de corser le jeu par un arrêt cardiaque. La patiente avait tellement fourni d’effort et avait perdu tellement de sang, que cela ne l’étonna guère, mais ce genre de situation faisait monter son adrénaline en flèche. Il stoppa tout et commença un massage cardiaque tandis qu’une infirmière appuyait sur le ballon d’air au niveau de sa bouche.
  
« Allez !! Revenez.. vous avez des enfants qui vous attendent et un mari également, ne les abandonnez pas. »
 
Il réitéra ses gestes avant de demander des plaquettes, une première fois, puis une seconde sans effet. Le médecin soupira de rage avant de se reprendre.
  
« Madame Sheppard vous aimez vraiment vous faire prier !»
 
Il augmenta à 300 joules et les disposa de par en par de sa poitrine. Cette fois ci, le pouls repartit. Une infirmière essuya la sueur qui perlait sur son front, tandis qu’une autre arriva avec une tablette. 
 
« Voici les résultats du scanner Docteur, ce n’est pas le rein, c’est l’utérus qui est touché sur l’arrière. D’où cette confusion. C’est de là que vient l’hémorragie »
  
« Au travail dans ce cas » souffla-t-il en regardant l’imagerie.
 
 
S’ensuivit un travail de longue haleine, il retira le placenta, pour avoir un meilleur accès à la cavité. La blessure à l’arme blanche avait fait pas mal de dégât, la trompe gauche était littéralement hors d’état. Il décida de l’amputer et de clipser l’extrémité. De toute façon, elle était inopérable. Celle de droite était resté plus ou moins intacte. Il recousu la partie altérée de l’utérus également. Ce travail lui prit presque 2h. Une fois terminé, il ferma la plaie à son abdomen avec de jolis points pour éviter qu’il y’est une cicatrice et que cela lui rappelle que c’est par cet endroit qu’elle avait perdu la possibilité d’avoir des enfants. Car oui, les dégâts étaient tels que la capacité de procréer était de l’ordre d’à peine 20 %, ajouté à cela le facteur âge de la patiente et le fait qu’il y est moins d’ovule au travers des différents cycle, cela allait être difficile si Jenny souhaité procréer à nouveau. Celui qui avait fait ça, avait ruiné ses chances. En parallèle, il avait demandé des nouvelles du bébé qui n’était pas mieux, voir pire. Il n’avait pas de chance de survie, les organes principaux n’arrivaient pas à se maintenir à constances normales. On lui avait dit que le jeune père était avec lui pour ses derniers moments. Il décida donc de ne pas le déranger dans ce moment intime, d’autant plus que son collègue pédiatre lui avait dit qu’il n’y en avait malheureusement plus pour très longtemps et qu’il donnerait son feu vert pour déranger Sheppard.
 
 
 
 
Durant ce laps de quelques heures :
  
Le bébé passa une batterie de test avec le pédiatre, plus les résultats avancés, plus la mine du médecin se fit grave. Il n’était pas viable, il manquait 2 semaines. 2 petites semaines auraient fait toute la différence, comme quoi le destin était cruel, mais on ne pouvait accélérer la formation biologique d’un être humain. Aucune machine, même lantienne ne le faisait encore à ce jour. Il était tellement minuscule 28 cm pour 800 grammes. Il ne méritait pas ce qu’il lui arrivait, à peine né, qu’il était destiné à une fin prématuré. Dans ce genre de situation sur Terre, les médecins l’auraient mis sous couveuse jusqu’à ses derniers instants, sans que cela ne prolonge sa durée de vie. Le Dr Jong avait une approche beaucoup plus humaine et moins médicalisé. Dans d’autres circonstance il aurait préconiser le support médicalisé, mais pour ce cas précis, cela ne servait à rien, autant que l’enfant soit dans les bras de ses parents jusqu’au bout. Le plus dur restait à faire, l’annoncer au père qui était déjà au plus mal selon une infirmière, avec ce qu’il s’était passé avec sa femme. Le bambin avait été emmitouflé dans une couverture blanche, il dormait paisiblement. Il avait été mis dans un berceau que le Dr Jong poussait jusqu’à l’espace parental qui avait été créés, dans l’aile ouest de l’infirmerie. Là il put voir le chef militaire appuyait contre l’une des baies vitrée donnant une vue plongeante sur la cité. Son accoutrement de bloc opératoire avait été jeté sur un lit avoisinant. L’atmosphère était lourde et silencieuse en cette heure tardive. Le médecin jeta un coup d’oeil à l’horloge 1h52 du matin. Depuis le début de soirée, le Chef du contingent militaire avait accusé mauvaise nouvelle sur mauvaise nouvelle, celle qui s’apprêtait à lui énoncer allait être la « cerise sur la gâteau ». C’était horrible de devoir dire ce genre de chose… Le pédiatre resta indécis durant une longue minute, préférant laisser le militaire à sa contemplation et dans « l’innocence » encore un moment. Au final il se racla la gorge pour manifester sa présence.
  
« Colonel Sheppard ? Je vous ai amené votre fils »
 
En le voyant blêmir, il leva une main devant lui comme pour l’apaiser, se doutant de ce qu’il pouvait imaginer.
 
 « Il est toujours là, parmis nous.. hein mon bonhomme » dit-il en direction du bambin dans le chariot à roulette, puis il tourna à nouveau la tête vers le militaire. « Mais il faut que vous sachiez qu’au vu de son âge peu avancé…, nous ne pouvons malheureusement rien faire de plus. »
  
Comment annoncer ça en douceur de toute façon ? Comme on l’apprenait en école de médecine, il fallait poser les mots fâcheux et douloureux, pour que cela fasse son bonhomme de chemin dans le cerveau des patients ou bien de la famille accompagnante. Cela faisait partie de la première étape.
 
 
« Nos technologies actuelles, même ici sur Atlantis ne nous permette pas de le maintenir en vie. Il faut que vous sachiez néanmoins qu’il ne souffre pas, je lui ai administré un petit calmant pour les crampes, son coeur bat de façon irrégulière et il finira par s’endormir simplement au moment venu..., sans douleur, grâce au petit calmant, je vous l’assure Colonel. »
 
 Il laissa un petit blanc pour le laisser assimiler tout ça, au final il posa une main sur son épaule, faisant pression pour le soutenir. La tristesse du père était palpable et transparaissait au travers de ses yeux plus que scintillants.
  
"J’ai préféré vous l’amener plutôt que de le mettre sous couveuse, cela ne changerait rien à la finalité, mais je préfère que ce petit bout ait la chance de rencontrer ses parents pour les quelques heures qui lui restent… 2 ou 3h selon mon diagnostic, peut être moins. Je suis désolé pour vous et votre femme, sincèrement" s’avança-t-il a dire sans savoir où en était sa femme pour le moment. En s’approchant du berceau, il lui expliqua 
 
« Les nourrissons aiment le contact « peau à peau », cela les rassure, il suffit juste de le positionner sur votre torse, ils se sentent rassurés par ce contact et synchronise leurs pulsations cardiaques avec celles de l’adulte qui est beaucoup plus calme et sereine que la leur. Mais vous pouvez juste le tenir et montrer que vous êtes là..., cela suffit également...» dit-il en prenant le bébé dans ses mains, cet être microscopique, avant de s’avancer vers John.
 
  
« Vous souhaitez le prendre ou bien souhaitez-vous que je le mette sous couveuse ? C’est comme vous souhaitez… Je peux demander à ce qu’on ne vous dérange pas, une infirmière passera juste une fois par heure.»

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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyLun 17 Déc - 23:52


Le choc avait été tel pour le militaire, qu'il resta figer sur place. Le bip continue du moniteur de la jeune femme lui résonnait encore dans les oreilles malgré la porte fermée. A cet instant, John sentit un grand vide en lui, comme si toute joie de vivre ou avait tout bonnement disparue. Un gouffre était né en lui. Tout s'effondrait autour de lui. A croire que sa mauvaise étoile ne cessait de le suivre et que le véritable bonheur lui était interdit. Un bébé prématuré, une femme entre la vie et la mort, que demander de mieux ? La seule joie auquel il pouvait se rattacher, était de savoir que Sylas n'était plus de ce monde. Il avait rejoint le paradis des enfoirés une bonne fois pour toute.

Retrouvant un minimum ses esprits, il s'éloigna de la porte, qu'il n'avait cessé de fixer depuis qu'elle s'était fermée devant lui. Tel un zombie, il se dirigea vers une autre pièce, un peu plus calme alors qu'il retirait son accoutrement ridicule de bloc opératoire qu'il jeta nonchalamment sur un des lits à côté de lui. Afin de passer le temps et surtout, tenter de ne penser à rien, il alla profiter de la vue, que la baie vitrée permettait d'offrir. Vu l'heure avancée de la nuit, seules les quelques lumières de la cité illuminaient le ciel.

A cet instant précis, John ne rêvait que d'une chose : aller se coucher et espérer se réveiller loin de ce mauvais rêve. Mais malheureusement, la réalisé vint à lui lorsqu'il entendit du bruit derrière lui. Un médecin apparut, poussant un berceau avec lui.


« Colonel Sheppard ? Je vous ai amené votre fils »

Le pilote fut pétrifié sur place en le voyant s'approcher. Il ne savait pas vraiment ce qu'il allait trouver dans ce berceau et au fond de lui, il n'avait pas vraiment envie de le savoir. Mais avant qu'il n'est pu dire quoi que ce soit, le pédiatre reprit la parole, comme pour le réconforter, même si cela n'était que temporaire, au vue de l'annonce qu'il allait devoir lui faire.

 « Il est toujours là, parmis nous.. hein mon bonhomme... Mais il faut que vous sachiez qu’au vu de son âge peu avancé…, nous ne pouvons malheureusement rien faire de plus. »

Ces mots qu'il avait tant redouté lui parvinrent aux oreilles, même si à vrai dire, il se doutait que cela allait arriver. Aucun être humain ne devrait avoir une naissance comme celle que venait de vivre de petit bout. A peine avait-il vu le jour, qu'il allait déjà disparaitre. Devant cette annonce plus ou moins étonnante, John ne savait quoi dire. L'émotion l'empêchait d'aligner une phrase correcte. Mais il fallait tout de même se ressaisir. Il ravala difficilement la boule qu'il avait en travers de la gorge pour adresser quelques mots envers le médecin.

"On ne peut vraiment plus rien faire pour lui ?"

« Nos technologies actuelles, même ici sur Atlantis ne nous permette pas de le maintenir en vie. Il faut que vous sachiez néanmoins qu’il ne souffre pas, je lui ai administré un petit calmant pour les crampes, son coeur bat de façon irrégulière et il finira par s’endormir simplement au moment venu..., sans douleur, grâce au petit calmant, je vous l’assure Colonel. »

Savoir que son enfant allait s'éteindre dans son sommeil, sans souffrir, aurait dû être un soulagement pour le militaire mais ce ne fût pas le cas. Il pouvait pas se faire à cette idée. Il n'avait pas le droit de partir comme ça, sans même avoir ouvert les yeux dans ce monde. John avait imaginé tant de choses à faire avec lui. Tant de choses qu'on ne peut pas forcément faire avec une fille. Rien que de penser à cette idée, lui fit venir les larmes aux yeux.

"J’ai préféré vous l’amener plutôt que de le mettre sous couveuse, cela ne changerait rien à la finalité, mais je préfère que ce petit bout ait la chance de rencontrer ses parents pour les quelques heures qui lui restent… 2 ou 3h selon mon diagnostic, peut être moins. Je suis désolé pour vous et votre femme, sincèrement"

A croire que ce médecin était né pour annoncer les mauvaises nouvelles ou juste pour enfoncer les personnes qui sont déjà au plus mal. Une partie enfouie au fin fond de lui même n'avait qu'une envie : le frapper pour qu'il se taise.

"Si j'ai encore une femme...", marmonna t-il plus pour lui même que pour le pédiatre. Il gardait encore espoir pour Jenny. Si aucun médecin ne venait le prévenir avec une tête de six pied de long, c'était bon signe. Mais s'il venait à perdre son fils et sa femme dans la même journée, sa vie n'aurait plus aucun sens malgré la présence de sa fille. Mégane... comment allait-il lui expliquer qu'elle n'aura pas de petit frère en fin de compte... Chaque chose en son temps. Pour le moment, il ne fallait pas qu'il se concentre sur ça et se fut le médecin qui le fit redescendre sur terre lorsqu'il s'avança vers le pilote avec le berceau.

« Les nourrissons aiment le contact « peau à peau », cela les rassure [...] Vous souhaitez le prendre ou bien souhaitez-vous que je le mette sous couveuse ? C’est comme vous souhaitez… Je peux demander à ce qu’on ne vous dérange pas, une infirmière passera juste une fois par heure.»

Un grand vent d'hésitation naquit en John. Devait-il vraiment le prendre ? Cela voulait dire s'attacher à ce petit être qui allait bientôt quitter cette terre ? C'est à dire souffrir encore d'avantage s'il venait à trop se rapprocher de lui. Trop de choses s'activaient dans sa tête et il devait rapidement dire une réponse au pédiatre. Mais il s'agissait tout de même de son fils et il se devait de le prendre pour le cajoler.

"Je vais le prendre," dit-il alors qu'il tendit les bras vers le médecin afin de prendre le bambin, emmitoufler dans sa couverture blanche. Enfin, il pouvait voir clairement son visage. Son si petit visage endormie. Il avait l'air si paisible, si innocent. Il s'agissait vraiment d'un poids plume, comme s'il n'avait rien dans les bras. A contempler son enfant, le militaire ne fit même pas attention au départ du médecin qui avait préféré les laisser seuls.

Afin d'être installer un peu plus confortablement, il alla s'asseoir sur un des lits de l'infirmerie. Son regard n'avait pas réussit à quitter le nourrisson. Son petit bout de pas grand chose. Il serra doucement son enfant contre lui. Il était encore là pour le moment et le plus long serait encore le mieux. A tout moment, son cœur pouvait s'arrêter et il allait profiter de chaque instant avant que tout s'arrête. Mais d'un autre côté, John était content. Oui contente que au moins, son enfant ne souffre pas. Il ne faisait que dormir si paisiblement, comme si de rien n'était. Il était si innocent et c'est ce qui fendait le cœur au militaire. Il avait juste demander à vivre...

Le très bref nouveau père finit par écarter la couverture qui entourait le visage de son fils afin de mieux le contempler. John se surprit même à sourire bêtement tout en le regardant, comme si le bonheur l'envahissait. Il effleura délicatement son visage avec sa peau si douce. Ce que John voulait, c'était garder cette image ci de lui et non celle de l'enfant prédestiné à mourir si jeune. Comme le médecin lui avait dit, il allait s'endormir sans douleur. Il n'arrêtait pas de se le répéter intérieurement, comme s'il en avait besoin pour se persuader de la chose.

C'est alors qu'il repense à ce que le pédiatre lui avait dit avant de lui confier son enfant. Il entrouvrit le haut de sa chemise afin de positionner son enfant directement contre lui. A écouter le médecin, ça allait le rassurer, le calmer peut-être. John espérait surtout que son petit bout de choux comprenne que son père était là pour lui, qu'il ne l'abandonnait pas. Ainsi, il espérait aussi que cela l'aide à ne pas se laisser partir. Que cela l'aide à rester en vie, même s'il y avait peu de chance pour cela. Le militaire arrivait à sentir sa faible respiration sur son torse. Il était encore là. John le serra encore plus fort contre lui et commença à le bercer délicatement, en marmonnant quelques paroles de berceuses en tout genre. A cet instant précis, plus rien d'autre n'avait d'importance. Il était avec son enfant dans une petite bulle. Il ne pourrait pas dire combien de temps cela avait duré. Quelques minutes, quelques heures peut-être. Seul Dieu pourrait le dire. Pendant encore quelques instants, il ne pensait plus à l'inévitable. Mais ce moment, finit par arrivé...

John baissa la tête vers son enfant car il manquait quelque chose : son souffle. Il ne sentait plus sa respiration contre sa peau. Son cœur avait finit par lâcher et celui de John par la même occasion. Son fils venait de s'éteindre une bonne fois pour toute. Le gouffre qui était déjà en lui devint sans fond. Les larmes lui montaient aux yeux mais se refusaient à sortir. Il sera encore plus fort le corps encore chaud de son enfant contre lui. Il refusait de laisser partir la chair de sa chair. Une partie de lui venait de mourir avec son fils. Se faisant tout de même une raison, il desserra son étreinte sur lui afin de voir son visage. Il s'était endormit à tout jamais mais au moins, il n'avait pas souffert comme lui avait certifié le médecin. John resta encore quelques instants à fixer son fils avant de tout de même, finir par se lever du lit. D'un pas lent, il retourna vers le berceau pour y déposer son bébé. Il l’emmitoufla comme si de rien n'était dans sa couverture, non sans souffrir atrocement. Il finit par prendre une profonde respiration avant de se pencher au dessus de lui, afin de lui déposer un fin baiser sur le front.


"Au revoir mon petit bonhomme..."

John se força à le quitter du regard pour s'en éloigner. Il fallait le laisser partir une bonne fois pour toute. Vu l'heure, l'infirmière ne tarderait pas à revenir afin de voir si tout allait bien. Marchant tel un zombie tout droit sortit de sa tombe, John retourna vers la grande baie vitrée un peu plus loin. Mais cette fois, il n'y fit pas face. Il se laissa tout bonnement glisser contre le vitrage. Physiquement, John était encore présent mais son lui intérieur était ailleurs, perdu dans ses pensées. Tout venait de se casser en lui. A se demander si un jour, il réussirait à recoller tous les morceaux...

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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyMar 18 Déc - 20:10

L’infirmière en charge de ce travail ingrat était déjà passé une fois dans la section est de l’infirmerie. On lui avait expliqué en détail tout ce qui était arrivé et son cœur de puéricultrice n’avait fait qu’un tour en apprenant la nouvelle. Mais, fidèle à son poste et en très bonne professionnelle, elle avait sur elle. Magalie avait avancé à pas de loup la première fois pour voir comment cela se passait avec le Colonel, l’image qu’elle vit lui avait réchauffé le coeur malgré les circonstances. Ce petit être était cajolé et le militaire avait appliqué le peau à peau en ouvrant sa chemise. C’était une scène très émouvante et elle passa ses doigts sur ses yeux embrumés. Il n’y avait pas à dire, un homme qui faisait ça, c’était très beau, et d’autant plus dans ce genre de moment.
 
1h30 plus tard, c’est avec beaucoup plus d’appréhension qu’elle vint dans la section concernée. Là son coeur se fendit. Il n’y avait plus de mélodie, plus de comptine, juste du silence.. un horrible et glaçant silence. C’était fini. Elle s’approcha doucement du berceau et vit l’enfant qui semblait dormir. Puis en regardant par-dessus le lit d’infirmerie, elle vit un homme dépourvu d’émotion, les yeux dans le vide. Elle ne savait pas quoi dire, la situation était bien trop singulière. Hésitante, elle fit le tour et s’approcha du champ de vision du militaire qui fixait le sol. Elle s’accroupit et posa une main sur son épaule :
 
« Je tenais à vous dire, que vous avez toute mon admiration pour ce que vous avez réalisé. Je suis sincèrement désolé de la tournure des choses. Le petit ne méritait pas ça, votre famille non plus. Je souhaitais juste vous dire que je vais emmener votre garçon. Nous allons le garder pour le moment pour que votre femme puisse lui dire au revoir aussi lorsqu’elle sera sortie du bloc et qu’elle sera réveillé. »
 
Elle se hâta d’ajouter comme pour se protéger ou se justifier : « Je n’ai pas plus de nouvelles, il est encore trop tôt, mais je suppose que plus c’est long, plus c’est une bonne chose. Ils vont la sauver.. »

Sur ce, elle se redressa, alors qu’il n’avait quasi pas moufté, ni bouger. La puéricultrice lui tourna le dos et posa ses mains sur le berceau. Elle avait l’impression de sentir un regard sur elle, ce qui la mettait mal à l’aise, peut être était-ce juste une impression. Sur ce elle prit le berceau et quitta la pièce.
 
Environ 3/4 d’heure passa..seul le bruit caractéristique de l’infirmerie d’Atlantis retenté. Quand soudain un pas lourd et lent se fit entendre dans la direction de John. C’était l’obstétricien de Jenny, il avait encore son masque autour du cou, abaissé et sa combinaison.

« Monsieur Sheppard ? Vous voilà, je vous ai cherché partout dans l’infirmerie.. »
 
Il eut un sourire triste avec autant de marque de compassion qu’il pouvait faire au niveau de son visage.

« Je vous présente mes condoléances…….. pour votre fils, je suis navré » ajouta-t-il « Pour ce qui est de Madame Sheppard nous l’avons perdu à 2 reprises l’espace de quelques instants, mais c’est une battante. Elle est sauvée, le pronostic vital n’est plus engagé, elle est juste sous haute surveillance pour la nuit. Nous l’avons mis sous perfusion de sang et sous morphine avec un somnifère. Les infirmières sont en train de la préparer pour qu’elle rejoigne sa chambre. Elle aura besoin de beaucoup de repos et nous préconisons un suivi psychologique. »

Il y eut un blanc, ce médecin préférait partir sur la bonne note avant d’expliquer ce qui n’allait pas, d'ailleurs cela se voyait sur son visage, il y'avait un "mais" dans le coin.
 
« Par contre l’opération n’a pas été sans conséquence. La blessure par arme blanche a laissé de lourde séquelle sur son utérus. Sa trompe gauche a été détruite, j’ai du lui retiré sinon les lésions auraient pu se propager et j’ai du réparé une autre partie. Disons que son appareil reproducteur a subi un lourd traumatisme, tellement profond que… qu’il.. qu’il ne sera malheureusement plus possible pour vous et votre femme d’avoir de nouveau un enfant par voie naturelle. C’est pourquoi je préconise un suivi psychologique. Pour beaucoup de femme ce genre de nouvelle est une atteinte à la féminité, ce qui est le cas, mais certaine le vive moins bien que d’autres et au vu de l’agression qu’elle a subit, cela ne serait pas de trop »


Il était loin d’imaginer au travers de ces propos à qui il avait à faire.. Non il ne connaissait pas l’aversion que le couple Sheppard pouvait avoir envers les psychologues. Même si parfois cela était nécessaire… Comme parfois il était nécessaire de prescrire des médicaments pour que l’esprit aille mieux (et que ça finit en junkie hein John). Mais pour cela il fallait attendre un peu.
 
« Votre femme devrait se réveiller d’ici demain après-midi. Je m’engage à vous appeler lorsque ce sera le cas. Cela vous permettra de vous reposer.. »
 
Il tapota l’épaule de John.. (le nombre de tapotage d’épaule que tu as eu par le corps médical haha).

« Est-ce que vous avez des directives à me transmettre ? Devons nous lui annoncer ou souhaitez vous le faire vous même ? » demanda-t-il pour ne pas faire d’impair.
 
Une fois sa réponse eut il eut un nouveau sourire forcé et quitta les lieux, laissant John à sa solitude.
 
Toute cette histoire avait fait un bruit monstre dans tout l’antre de l’infirmerie et cela commençait à se diffuser également dans la cité de part les militaires et les techniciens de la salle de contrôle qui avait vu le carnage dans les cellules. D’ici demain l’ensemble de la cité serait au courant et les mauvaises langues comme le téléphone arabe irait bon train. Mais il ne fallait pas attendre demain pour que cela commence. Dans un coin de l’infirmerie, deux aide soignante était en train de ranger un plateau avec des ustensiles de 1er secours, elle avait l’air en grande discussion et ce n’était pas une discussion bienveillante bien au contraire.
 
« Quand même, notre chef militaire n’a pas de chance, j’ai de la peine pour lui et sa femme »

« En même temps il aurait déjà dû tué cet homme. Si cela aurait été mon époux, je l’aurais castré, torturé pour le tuer par la suite. Et ce malgré les directives de Weir. Navré de te le dire mais ce beau gosse que tu adules tant et un sans couille »

« Tu es horrible… et même si c’est un « sans couille » comme tu le dis, moi je le veux bien pour une nuit.. Après tout sa femme commence à vieillir et elle n’est plus en état actuellement. J’ai su par une ancienne qu’ils avaient déjà rompu car ce Sheppard avait été voir ailleurs. Il y a toujours une part de vérité dans les réputations et .. je veux bien ce gougeât.. même pour quelques heures.. même dans un jumper »

« T’as pas tord, j’ai eu des échos comme quoi ça s’était passé ainsi »

« Non tu déconnes...bon arrêtons de casser du sucre.. a l’heure actuelle il est au plus mal le pauvre.. on ne devrait pas dire du mal de lui comme ça »

« Roh c’est bon il est pas mal, il doit être avec son fils à l’heure actuelle »

Oui ces infirmières n’étaient pas au courant qu’il était décédé et encore moins au courant que Jenny était belle et bien en vie.

« Et puis tu connais pas la dernière, j’ai entendu de la bouche de Jennifer, elle parlait avec cette neurologue pète cul. Tu sais la madame je suis parfaite avec mon corps de rêve, mes cheveux de rêves et mon mec de rêve » dit-elle en imitant très mal Kylee d’ailleurs.

« Oui celle qui sort avec Noah.. et après on dit de moi que je suis jalouse de cette Jenny, t’es pas mieux ! »

« Ouais.. bref.. ben j’ai entendu que ce psychopathe était encore en vie ! Ce cinglé à résister à 3 balles.. Comme quoi les mauvaises herbes restent. »

« Hen !! non.. il aurait dû y rester ! »

« Béh oui mais… c’est ça quand on ne sait pas viser la tête, quand je te dis que notre Colonel se ramollit et n’a plus la fougue qu’avant.. C’est pour ça je serais toi, je changerais de cible, imagine si c’est le cas dans d’autres domaines » dit-elle d’un air entendu. Les 2 langues de vipères se mirent à rire comme des cruches, sans savoir que tout près un loup était présent, tapis dans l’ombre et qu’il n’avait pas perdu une miette de cet échange croustillant.
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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyMar 1 Jan - 23:39


John était resté silencieux depuis que son fils avait quitté le monde des vivants. Un silence de mort avait envahi la pièce. Que faire de plus de toute façon. Il préférait rester seul pour le moment afin de digérer tout ça si cela était digérable. Le silence était son principal ami. Mais rapidement, sa tranquillité fut interrompue par des bruits de pas. Il n'y prêta pas plus attention jusqu'à ce qu'une masse blanche apparût devant ses yeux. Une infirmière vint à lui en s’accroupissant devant lui et tentant de lui apporter un peu de réconfort en lui posant la main sur l’épaule. John n’en avait rien à faire du fait qu’elle compatisse à sa douleur. Il voulait juste qu’on lui foute la paix une bonne fois pour toute. C’est alors qu’elle finit par lui annoncer qu’elle allait lui prendre son enfant, son précieux fils qui n’était plus. Elle enchaîna même sur Jenny et qu’il fallait aussi qu’elle le voit pour lui dire au revoir. De quoi surement l’achever à son tour si elle réchappait à la mort. Apparemment, toujours pas de nouvelles à son sujet. Pas de nouvelle, bonne nouvelle comme le dit le dicton. Il ne cessait de se le répéter.

L’infirmière finit par se relever, tandis que le militaire ne bougea pas d’un millimètre et n’avait même pas prit la peine de lui parler. Il n’en avait pas envie. Ce n’est que quand elle s’approcha du berceau pour le pousser jusqu’à la sortie de la pièce, que le militaire daigna lever la tête. Son cœur se serra quand le berceau disparut de son champ de vision. Maintenant, il était vraiment parti. John resta seul désormais et le silence revint dans la pièce. Il finit tout de même par se relever et rattacha le haut sa chemise. D’un pas lourd, il retourna s’asseoir sur le lit le plus proche. Il avait un grand besoin de réfléchir. Mais sa tranquillité fut une nouvelle fois interrompue par un médecin qui vint à lui.


« Monsieur Sheppard ? Vous voilà, je vous ai cherché partout dans l’infirmerie.. »


**Tu voulais que je sois où connard ?**

Le fameux connard venait ENFIN lui apporter des nouvelles de sa femme. Elle avait finir par en réchapper une nouvelle fois mais ça n’allait pas sans être sans conséquence, aux dires de son médecin. A en croire ce qu’il disait, Jenny ne pourrait plus avoir d’enfant. En entendant cette révélation, John ferma les yeux d’exaspération. A croire que leur chat noir les poursuivrait à jamais et qu’ils ne pourraient jamais s’en débarrasser. A croire qu’ils allaient devoir changer de nom et s’appeler Mr et Mme Poissard. En plus, de lui annoncer que leur fils était mort, il allait aussi devoir lui dire qu’elle ne pourrait plus jamais en avoir un autre. Le médecin avait raison, elle allait devoir se faire suivre pendant un long moment. Surement que lui aussi allait en avoir besoin.


« Votre femme devrait se réveiller d’ici demain après-midi. Je m’engage à vous appeler lorsque ce sera le cas. Cela vous permettra de vous reposer.. »

« Merci Docteur. »

Ce fut les seuls mots qui réussit à sortir de sa bouche depuis très longtemps. Au moment où il lui dit qu’il allait pouvoir se reposer, John eut presque envie de lui rire au nez. Comment dormir après avoir vécu de telles choses ? S’il avait la solution, le pilote serait ravi de l’entendre.

" Est-ce que vous avez des directives à me transmettre ? Devons nous lui annoncer ou souhaitez vous le faire vous même ?

John avait une chance de se délester de ce fardeau qui était de lui annoncer les mauvaises nouvelles mais au fond de lui, une petite voix lui disait qu’il ne devait pas le faire. Jenny ne lui pardonnerait certainement jamais d’avoir fait ça.

« Je vais lui annoncer. »

Après un dernier tapotage d’épaule que le corps médicale n’avait cessé de lui faire pendant toute la soirée, le médecin quitta la pièce. John allait devoir faire de même car de toute façon, plus grand-chose le retenait ici pour le moment. Il commença à faire quelques pas vers la sortie de l’infirmerie mais à ce moment-là, John entendit une curieuse conversation entre deux infirmières qui le concernait. Il préféra écouter le reste, tout en étant tapis un peu dans l’ombre d’un recoin de la pièce.

Plus la conversation avançait, plus John sentit comme une colère monter en lui. Comment ces deux grognasses pouvaient-elles se permettre de dire ce genre de chose ? Il se sentit comme une envie de sortir au grand jour pour leur dire sa façon de penser mais par chance, il ne le fit pas sinon, il aurait raté le meilleur de la conversation.


« Ouais.. bref.. ben j’ai entendu que ce psychopathe était encore en vie ! Ce cinglé à résister à 3 balles.. Comme quoi les mauvaises herbes restent. »

« Hen !! non.. il aurait dû y rester ! »

« Béh oui mais… c’est ça quand on ne sait pas viser la tête, quand je te dis que notre Colonel se ramollit et n’a plus la fougue qu’avant.. C’est pour ça je serais toi, je changerais de cible, imagine si c’est le cas dans d’autres domaines »

John vit rouge sang. Sylas ne pouvait pas être encore en vie. Quel était l’abrutit finit qui avait décidé de lui venir en aide pour le soigner. Le coupable risquait de morfler. Sa tristesse et sa douleur venaient de disparaître totalement pour laisser place à une grande haine comme jamais il n’avait éprouvé. A ce moment précis, même Kolya était passé en deuxième position des personnes qu’il haïssait le plus au monde voire même dans toute les galaxies. John n’avait envie que d’une seule chose : c’était la vengeance. Lui qui était tout de même du genre assez posé et qui s’avait se maîtriser, ne répondait plus de rien.

Il sortit de sa cachette d’un pas lourd et bruyant, ce qui surprit les deux infirmières qui cessèrent instantanément leur rire de hyènes débile. A les voir, elles ne savaient vraiment pas où se mettre après ce qu’elles avaient dit. Elles devaient se rendre compte que leurs paroles avaient dû être entendues par la militaire et à voir son visage, il n’y avait pas de doute à avoir. Ses yeux étaient devenus noirs et il n’avait qu’une seule envie : le meurtre.


« Pardonnez-moi, je pense avoir mal entendu parmi toutes les conneries que vous avez pu dire. Vous avez bien dit que cet enfoiré était encore en vie ou j’ai rêvé ? »

Ni l’une ni l’autre ne savait quoi répondre. Elles se regardèrent en s’interrogeant du regard surement pour se demander ce qu’elles devaient répondre. Mais John n’était pas du genre à attendre.

« ALORS ON RÉPOND !!! Pour dire des conneries, il y a du monde mais pour dire quelque chose d’intelligent, c’est plus compliqué apparemment », cracha-t-il alors qu’il renversa de rage le plateau que les deux femmes étaient en train de ranger.

« C’est ce que j’ai entendu dire mais je ne suis pas sur, après tout, j’ai pu mal entendre… » réussit une de deux à dire, tout en étant morte de trouille.

John s’approcha dangereusement de celle qui venait de parler, la faisant reculer par la même occasion jusqu’au mur derrière elle, comme pour la coincer, tout en se montrant très menaçant. Le temps de jouer était fini. Il avait un travail à finir avant que Jenny ne se réveille. Il voulait au moins lui annoncer une bonne nouvelle dans tout ce merdier.


« Où il est ? »

L’infirmière ravala difficilement sa salive. Peut-être qu’elle ne savait rien ou peut-être qu’elle savait tout mais John avait besoin d’une réponse rapide. Mais elle n’était pas de cet avis. Elle ne répondit rien comme si elle était paralysée par la peur de s’en prendre une mais c’était en ne disant rien qu’elle risquait une telle sentence.

« OU IL EST ? » répéta-t-il en hurlant sur elle cette fois ci pour qu’elle daigne enfin l’ouvrir et surtout, il tapa du poing contre le mur juste à côté de sa tête. Ce qui fonctionna.

« Il a été transporté en salle de quarantaine… » se dépêcha-t-elle de lui sortir pour avoir enfin la paix.

Sans rien ajouter, il délaissa l’infirmière et quitta l’infirmière tout en jetant un dernier regard vers les deux saletés qui allaient surement réfléchir à deux fois avant de l’ouvrir pour dire du mal de quelqu’un. Maintenant, il ne restait plus qu’une chose à faire : le tuer et il n’allait pas s’en priver. Personne ne pourrait l’en empêcher et si quelqu’un le faisait, il y aurait très certainement deux meurtres.

--> Salle de quarantaine

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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyMar 29 Jan - 16:31

Le sommeil de Jenny n’avait plus été contrariée une fois qu’elle avait sombré dans l’inconscience. Elle était enfin au calme, sans douleur, ni peine. L’astrophysicienne était loin de se douter de ce qu’il se passait dans le monde réel. Le retour serait des plus brutaux. Pour le moment elle flottait juste dans un coton duveteux et son cerveau avait eu la bonne idée de diffuser des visions de bonheur. Comme s’il pressentait la triste réalité et qu’il souhaitait que Jenny garde un peu cette candeur. La scientifique était assise sur une nappe. La famille Sheppard était en train de pique niquer sur une des plages du continent. John était en train de courir après sa plus grande, tandis que Jenny les regarder en riant alors qu’elle donnait le sein. En entendant un petit gazouilli, elle pencha sa tête vers ce petit être qui était si beau à ses yeux, si innocent. John la rejoignit, délaissant Mégane pour s’attarder sur son fils. Il eut ce sourire emprunt de chaleur et des yeux attendris avant de déposer un fin baiser sur son fin duvet de cheveux et de remonter vers les lèvres de sa compagne. C’était juste un moment parfait, un moment à graver dans le temps.

La dose d’anesthésie lui avait permis de dormir 15h d’affilée. Elle avait passé le plus dur et la surveillance médicale fut moins stricte. On retira son aide respiratoire et l’encéphalogramme. Les poches de sang lui avait été inoculés avec succès et la jeune femme avait retrouvé des couleurs sur ses joues, bien que son teint resté blafard. Son 1er réveil fut très difficile. Les effets de l’anesthésie étaient encore fort présents dans son organisme. Sa tête lui tournait et elle avait la nausée. Elle fut néanmoins heureuse dans sa semi-conscience de voir le visage de John et de sa fille, bien que flou et entrecoupé le temps de quelques secondes. Elle serra la main de Mégane, mais son esprit était très embrumé et elle se rendormit en moins de 5 minutes. La jeune femme dormi à point fermé toute la nuit suivante. Il fallait dire que l’intervention qu’elle avait subie avait été un rude traumatisme pour l’organisme, ce dernier avait besoin de repos. Ce n’est que très tôt le matin qu’elle fut réveillée par un soubresaut. En réalité, la poche de morphine n’était plus remplie et la douleur s’emparait d’elle. Jenny eut quelques gémissements et tenta de se redresser sur le lit, mais fut vite stopper par une douleur lancinante qui traversa son ventre. Elle était tout de même plus consciente que… depuis quand déjà ? Son espace temps était chamboulé. Elle demanda de l’aide de sa faible voix enrouée et une infirmière vint dans sa chambre, alerté par les bips sonores des moniteurs.


« Docteur Sheppard, comment vous sentez-vous ? » dit-elle en redressant le dossier du lit en position semi-assise.

« Pas très fort.. j’ai.. très mal à mon abdomen et (plisse les yeux en se maintenant la tête), j’ai un peu le tournis »

L’infirmière vit la poche d’anti-douleur au plus bas, elle la retira.

« Vous n’avez plus de morphinique, il faut que j’aille en chercher une nouvelle, vous vous sentirez mieux après, si vous avez envie de.. (regard entendu) il y a la bassine sur votre droite. »

Jenny peina à lever les yeux vers elle en grimaçant, c’était comme si le monde se rapetisser autour d’elle tout en tanguant. 2 min plus tard l’infirmière revint et lui administra la perfusion. Instantanément, la scientifique sentit les biens faits et se détendit, jusqu’à avoir un éclair de lucidité. Des flashbacks sordides lui revinrent en mémoire, Sylas, le couteau, le sang, la peur, son enfant qui ne criait pas, John et la lumière du bloc avant de sombrer. Prise d’une crise d’angoisse soudaine, Jenny eut son rythme cardiaque qui s’accéléra. Elle sentait quelque chose la comprimer.

« Mon bébé… mon bébé »

C’était comme si elle reconnectait avec la triste réalité. Instinctivement elle posa sa main sur son abdomen encore rebondi, bien qu’il avait baissé un peu de volume. Elle savait qu’il n’y avait plus rien à l’intérieur, mais c’était le seul contact qu’elle n’avait jamais connu avec son fils.

« où est mon bébé ? Est-ce qu’il va bien ? »

L’infirmière avait pour ordre de ne rien dire, elle rallongea juste la scientifique en abaissant le dossier et lui positionna un masque d’oxygène.

« Respirez profondément… voilà.. Encore, comme ça.. Doucement.. »

Sachant que le médecin n’allait pas pouvoir venir de suite et qu’elle ne voulait pas que Jenny s’affole davantage, même si cela pouvait se concevoir, elle prit une seringue avec un relaxant assez fort.

« Vous allez vous sentir mieux avec ça »

« Non, je n’en veux pas » dit-elle en retirant le masque fébrilement, mais trop tard, cette dernière venait de percer sa peau avec l’aiguille, avant de lui repositionner le masque.

« Le médecin viendra tout à l’heure pour vous dire les suites de votre opération, reposez vous »

La connasse… Jenny n’était pas dupe, elle fuyait le sujet… Ou alors elle ne savait rien. Dans les deux options, Jenny se sentait mis à l’écart et c’était un sentiment horrible en tant que jeune mère. De nouveau seule dans sa chambre, elle se sentit très seule et un sentiment de vide se saisissait de son être. Elle ne sentait plus rien bouger dans son ventre, elle ne sentait plus le lien qui l’unissait à son fils, c’était perturbant. On le lui avait arraché de sa propre chair, personne ne pouvait comprendre. Jenny se souvenait encore des sensations lorsque l’obstétricien avait farfouillé dans son ventre. Elle ne souhaitait à aucune mère de ressentir ça. Doucement, des larmes lui montèrent aux yeux avant que celles-ci ne s’échappent, ruisselant sur ses joues. Elle retira le masque et eut quelques sobres-sauts, Jenny se mit en position foetale et agrippa son oreiller d’une main avant de se mettre à pleurer silencieusement. Elle était perdue, pourquoi n’avait-elle pas d’information ? Ce n’était pas normal qu’on ne la tienne pas au courant. Fort heureusement le relaxant se mit à agir en plus de la morphine et la jeune femme sombra dans une douce léthargie, sans émotion, amorphe. Le corps médical savait y faire pour rendre ses patients tel des légumes et incapable de réfléchir par eux-même. Un aide soignant vint 1 ou peut-être 2 heures plus tard pour la mettre sur une chaise roulante. Ordre du médecin, soit disant, pour faire travailler la cicatrice. Pfff, elle ne voulait même pas regarder les dégâts qu’il y avait, cela lui rappellerait trop de mauvais souvenir. Docile, elle se laissa faire et s’empara du plaid qu’on venait de lui mettre sur ses genoux. Une fois avoir accrocher la perfusion d’antidouleur sur son « carrosse » relié à son bras, l’aide soignant sortit, sans ajouter un mot. C’est ainsi que ses craintes se confirmèrent. Jenny n’était pas dans un hôpital sur Terre, elle était sur Atlantis, tout le monde devait être au courant de ce qu’il s’était passé et pourtant personne ne l’a tenait informé. Cela ne voulait dire qu’une chose.

**ton bébé est mort, il a été tué de la main de Sylas et le plus drôle c’est que lui est peut être vivant dans l’histoire
- la ferme… la ferme
- ben y’a que la vérité qui blesse, c’est bête car d’après ce qu’on avait lu ensemble il était presque viable
- on est sur Atlantis il y’a bien une machine qui peut faire des miracles**

C’est alors que l’obstétricien arriva, bien qu’elle souffrait encore un peu, elle se redressa sur sa chaise et enfonça bien ses chaussons dans la chaise. Ce dernier lui demanda comment elle allait. Comment elle allait ? Elle avait envie de l’envoyer boulet.. A son avis ? Comment pouvait-elle allait. Question con, réponse con, mais elle se retint, elle était encore trop fatiguée pour être cinglante. C’est alors qu’il commença à lui expliquer les tenants et aboutissants de son intervention, ce qui fit baisser le regard de la jeune femme. Ok... c'était encourageant pour la suite:

« Je suis au regret de vous annoncer que vous ne pourrez plus à l’avenir.. concevoir d’enfant. Vos chances de tomber enceinte à nouveau sont de l’ordre de 8 %. Les trompes et l’utérus ont été trop sévèrement touchés. »

Jenny secoua de plus en plus négativement la tête.. Bien que cela la touché d’entendre de telle parole, elle avait juste envie d’hurler pour un tout autre sujet. Elle rumina jusqu’à ce qu’elle ne tienne plus :

« Je n’en n’ai que faire de vos explications foireuses.. cela fait 3h que je suis réveillée et on ne m’a pas encore dit quoique ce soit concernant mon enfant. Je veux le voir ! Je veux savoir comment il va !! pourquoi ON NE ME DIT RIEN !!! Où est mon mari ? Est-il avec mon fils ? » dit-elle d’un ton qui perdait contenance sur la fin. Jenny était agacée, épuisée nerveusement par tous ces sédatifs qu’on lui administraient. Bref, elle n’avait plus beaucoup de patience et était à fleur de peau.

« Calmez vous.. vous n’êtes pas en état... »

« Ca c’est sûr que je suis pas en état et je vais vous dire pourquoi. De un : vous me droguez avec vos merdes (arrache la perfusion en grinçant des dents). Deux, vous n’avez pas assez de couille pour me dire la vérité, vous me mentez tous autant que vous êtes, vous esquivez le sujet et partez à vos occupations !! Trois… (ses yeux se mirent à briller à nouveau) vous séparez une mère de son enfant (renifle).. avec tout ce qui s’est passé, j’ai… (sa voix se casse par l’émotion) j’ai le droit de savoir !!! »

Puis Jenny explosa en sanglot et ne daigna même plus redresser le regard vers cet incapable, il ne dirait rien de plus, il fallait qu’elle attende John.. Ce qui se passait devait tellement être effroyable qu’il avait dû demander à ce que ce soit lui qui l’annonce. Jenny avait peur.. vraiment peur.. Le bipeur du médecin sonna et il s’excusa auprès de sa patiente, lui annonçant qu’une infirmière allait venir pour remettre sa perfusion. Jenny resta ainsi sur sa chaise roulante durant 1/2 h sans que personne ne vienne. Elle était devant la baie vitrée où le soleil était caché par les nuages. Le peu de clarté venait refléter la douleur présente dans son regard. Ses yeux regardaient par la fenêtre sans vraiment regarder. Jenny était là sans être là, comme se préparant psychologiquement au pire. Elle ne cessait de caresser son ventre finement rebondi, comme un vestige qui appartenait au passé, quelque chose de précieux. Son autre main était occupée à jouer avec l'aiguille de sa perfusion, la douleur qu'elle commençait à sentir sans ce poison lui faisait du bien. C'était comme s'auto-punir. Ses prunelles se remplissaient et se vidaient par moment. Elle pensait à 1001 choses, mais surtout au fait que si elle en était là, c’était uniquement de sa faute.. Après tout c’était elle qui avait joué avec le générateur à naquadah, elle n’arrivait pas à se dire qu’il s’agissait d’un accident, elle ne se le permettait pas et cela était en train de l’a dévoré de l’intérieur. Il y avait trop de souffrance.. il lui fallait une échappatoire, la réalité était trop dure à affronter… C’est ainsi que doucement, Jenny se convainquait que tout ceci n’était peut-être qu’un rêve. Une autre réalité...


..................................................

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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyVen 8 Fév - 12:54


Le retour à la réalité fût des plus dur. Il prenait plein conscience des derniers événements et surtout de tout le mal qu'il avait pu faire. Il allait devoir faire pas mal d'excuses quand la situation se sera apaisée. Pour le moment, il avait besoin de faire le point mais surtout, de se reposer. Mais comment se reposer dans des moments pareil. Il allait devoir se forcer à le faire mais l'instant, il préférait aller se rendre au chevet de sa femme. Même si elle allait dormir, il voulait être avec elle. D'un pas lent, il retourna donc vers l'infirmerie. Ses récents d'exploits n'avaient pas mis longtemps à faire le tour de la cité. Chaque personne qu'il croisait sur son chemin, préférait s'écarter en le voyant arriver. Au moins, personne n'allait lui chercher la petite bête. Lorsqu'il arriva à la chambre de la jeune femme, une infirmière était à ses côtés, pour vérifier ses constantes. Quand elle le vit arriver, elle termina rapidement ce qu'elle était en train de faire avant de quitter la pièce sans dire un mot envers le militaire. Comme quoi ses frasques étaient connues de tous.

Jenny était là, allongée, apaisée, loin de tout les tracas qui l'attendais a son reveil. Sous les draps, son ventre rebondi avait disparu tout comme leur fils. Le militaire n'avait aucune idée de comment il allait lui apprendre la nouvelle. Quel imbécile ! Il aurait dû laisser le medecin lui annoncer. Pour s'installer, il prit le premier fauteuil venu et le mit à côté du lit. Il déposa sa main sur la sienne sans la serrer, juste pour sentir sa peau. Son regard se posa sur elle. Il était heureux qu'elle soit toujours en vie mais sa joie était ternie par la mort de leur enfant.

D'une certaine manière, il en voulait a la jeune femme. Il lui en voulait d'avoir jouer avec Sylas, se moquant de lui. Il lui en voulait de ne pas avoir attendu un peu plus longtemps pour qu'une solution soit trouvée pour la sortir de ce labo. Mais d'un autre côté, il s'en voulait à lui même. Il s'en voulait de ne pas avoir agit plus rapidement. Il n'aurait pas dû laisser trainer les choses. Sur le moment, il n'avait pas envie que Jenny soit blessée mais quand on voit le résultat maintenant, il aurait dû foncer dans le tas comme un bourin, tirant sur tout ce qui bouge.

John resta là un long moment. A force d'attendre qu'elle daigne se réveiller, le pilote finit par sombrer dans les bras de Morphée. Le sommeil eut raison de lui. Ce fut un médecin qui vint le réveiller alors qu'il dormait, la tête posée sur le matelas du lit. A peine éveillé, il rentra déjà en conflit avec la personne en face de lui. A croire que c'était son nouveau passe temps. Le médecin voulait juste qu'il quitte les lieux pour qu'il aille se reposer. Il dût batailler pour que John s'en aille.

Le retour vers les quartiers furent long. Mégane allait lui demander des explications. En revenant vers ses quartiers, il aperçut le militaire qu'il avait missionner pour faire le guet devant les quartiers. Il l'avait oublié celui là. Il le congédia en le remerciant rapidement avant de s'engouffrer dans la pièce. La suite des évènements, on le taira pour le moment. Juste que le moment où John dût annoncer à Mégane la vérité, ne fût pas des plus joyeux. Elle allait rester fille unique jusqu'à la fin de sa vie.

Quelques heures de sommeil plus tard, enfin, quelques heures de comatage plus tard, il fallait se remettre au travail. Mégane voulait aller voir sa mère et comment lui refuser ça. De toute manière, leur entrevue ne dura pas très longtemps. Jenny dormait encore même si à quelques rares occasions, elle revenait à elle. John ne se sentait pas encore prêt à lui annoncer la mauvaise nouvelle. Il n'avait pas encore trouver les bons mots pour tenter de lui annoncer en douceur. Il allait profiter qu'elle dorme encore pour réfléchir à son problème.

Les heures passèrent encore et encore. Le médecin prévenait fréquemment le militaire de l'avancement sur l'état de santé de Jenny. Lorsqu'il lui annonça qu'elle était bel et bien réveillé, il fallait qu'il se lance une bonne fois pour toute; comme un bon gros pansement qu'il faut enlever en une fois bien net pour moins souffrir. Elle voulait des réponses à première vue et John allait lui en apporter. Après d'être pris une bonne douche pour se remettre les idées en place, il se dirigea vers l'infirmerie, d'un pas décidé. Alors qu'il s'approchait de la chambre de la jeune femme, il croisa le médecin qui errait dans les parages.


"Comment vas-t-elle ?"

"Sur le plan physique, ça peut aller mais elle est plus qu'instable sur le plan psychologique. Comme vous me l'avez dit, je ne lui ai rien dit par rapport à votre fils mais elle veut savoir. Il faut lui dire..."

Ce médecin le prenait pour un abruti ou quoi ? Bien sur qu'il allait lui dire mais il était marrant lui. Peut-être qu'à la fac de médecine on leur apprenait à dire les mauvaises nouvelles mais ce n'était pas la cas à l'école militaire.

"Merci pour votre précieux conseil Docteur,
lui lança t-il sur un ton sec alors qu'il s'avança vers la porte de la chambre. Du coin de l'oeil, il vit le médecin s'éloigner alors qu'il entra dans la pièce. Jenny était là, installé sur une chaise roulante près de la baie vitrée. D'un pas léger, il s'avança vers elle. A chacun de ses pas, il sentit le stress monter en lui. Le moment fatidique approchait à grand pas. Avant de se montrer face à elle, il essaya de faire meilleure mine pour ne pas l'effrayer au premier coup d'oeil.

"Jenny ?"

Aucune réaction de sa part, comme si elle était ailleurs. Il se décida à se mettre devant elle, s'agenouillant pour être à sa hauteur. Ses yeux rougient par les pleurs fensaient le coeur du militaire. Avec ce qu'il allait lui dire, elle allait ouvrir une nouvelle fois les vannes.

"Hey qu'est-ce que tu fais, arrêtes de jouer avec ça," dit-il alors qu'il vit qu'elle jouait avec son aiguille de perfusion. Elle s'était amusée à l'enlever ou quoi ? Il dût carrément lui enlever des mains pour qu'ele ne puisse plus jouer avec. Il allait devoir demander à une infirmière de lui remettre ça.

Posant ses mains sur les genoux de la jeune femme, il lui afficha un sourire forcée. Même avec la meilleure volonté du monde, il n'arriverait pas à avoir un visage posé et rassurant.


"Comment tu te sens aujourd'hui ?"

Commençons par des choses simples et banales. Même s'il connaissait déjà sa réponse, il voulait entamer la conversation la plus simplement possible, histoire de la mettre en condition. Il fallait juste espérer qu'elle ne demande par pour leur fils dès sa première phrase.

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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyDim 10 Fév - 21:51

[HJ: on traite quand même souvent les médecins dans nos postes mdr]

Jenny "contemplait" toujours la Cité des Anciens à travers la baie vitrée, se laissant border par les vagues venant lécher les flancs de la digue Ouest. Ses pensées noires étaient beaucoup trop nombreuses et s'entrechoquaient, car au fond d'elle même la Canadienne le savait. Si son fils était encore de ce monde, l'ensemble du personnel médical ne l'aurait pas esquivé et aurait été heureux de la rassurer, ce n'était pas le cas. Ou alors il était peut être entre la vie et la mort ? Non il y avait beaucoup trop de question sans réponse.. Lorsqu'elle entendit son prénom, la jeune femme se figea l'espace d'un instant en reconnaissant son mari, puis elle ferma ses yeux en déglutissant difficilement, comme souhaitant reprendre contenance. Lorsqu’il la contourna pour s'agenouiller, ses yeux tristes se brouillèrent à nouveau. Son rythme cardiaque s'accéléra. C'était comme si le couperet allait bientôt tomber et qu'elle était incapable de le retenir, incapable de retarder l'échéance de la triste vérité. Oui Jenny était apeurée, elle était assise sur cette chaise roulante, sans défense et elle ressemblait à un ourson en peluche, fragile.

Citation :
"Hey qu'est-ce que tu fais, arrêtes de jouer avec ça,"

Lorsqu'il voulu lui prendre son aiguille, l'astrophysicienne opposa une fine résistance, c'était comme une boule anti-stress qui lui permettait de ne pas sombrer. Mais son époux finit par avoir gain de cause et elle poussa un fin soupir tout en apposant sa main tantôt sur l'aiguille, sur son ventre, par dessus la couverture. Il y eut un blanc, plus que malaisant, la tension était palpable entre les deux amoureux et.. les traits de visage du militaire n'était en rien rassurant malgré son grand sourire. Cela sonné faux. Elle ne prit même pas la peine de prendre ses mains posées sur ses genoux, elle avait la boule au ventre.

Citation :
"Comment tu te sens aujourd'hui ?"

A sa question, elle eut un pseudo rire, plus nerveux qu’autre chose en dérivant le regard. Comme si il ne se doutait pas ?


*Jenny, tu es méchante, il t'a quand même sauvée ?
- sauvée ? non... il est arrivé après la guerre
- Jenny...
- Il ne fait que des promesses en l'air !
- ...*

Oui Jenny ressentait toujours cette colère ancrée au fond d'elle et elle n'était pas prête de partir. La gélule était beaucoup trop amer à avaler. Jenny savait que son mari n'y était pour rien et même si elle savait que tout ceci n'était qu'un concours de circonstance, causée en majeur partie par ses propres actes, la fuite était beaucoup plus tentante que de s'auto-blâmer. Après tout n'avait-il pas fait la promesse dans leur salle de bain qu'il la protégerait elle et son bébé contre ce fou furieux ? Lorsque Sylas l'avait menacé dans cette foutue cellule ? Que des mots comme toujours. Jenny était dur envers le militaire, qui pourtant était là, à genou et l’écoute de ses besoins. Mais quoiqu'il est pu se passer, jamais il ne pourrait ressentir ce qu'elle avait pu ressentir, ni déguster comme elle dégustait encore actuellement. Ce vide si profondément ancré dans sa chair. Elle avait porté cet enfant et on le lui avait arraché.. maintenant ce néant la hantée de l'intérieur. Comme réponse à ses pensées, elle se mit frénétiquement à caresser le peu de ventre rebondi qui lui resté, un pauvre baby bump d'à peine 3 mois.

"Mal.." dit-elle les dents serrées, continuant son geste. Elle inspira tentant de ne pas laisser échapper ses larmes.

"J'ai appris que je ne pourrais plus avoir d'enfant car un connard s'est amusé à me poignarder, mais je suppose que tu dois le savoir... Comment devrais-je me sentir à ton avis?"

Son visage était froid, sans émotion, puis Jenny finit par se radoucir un peu se rendant compte de comment elle lui avait répondu. Elle s'humecta sa lèvre et d'une voie serré lança:

"Je me sens vide... comme si un wraith m'avait ôté toute force vital… j’aurais préféré, souffla-t-elle. Et.. (déglutie) j'essaye de retrouver mes esprits.. la douleur.. elle me fait du bien.. ces médecins savent faire taire leur patient à coup de calmant lorsqu'on ne va pas dans leur sens.. je ne veux plus qu'on me shoot, je n'ai jamais supporté leur sédatif, ça me rend folle."

La jeune femme passa une main sous ses yeux comme pour essuyer le trop plein d'émotion avant la catastrophe. C'est là qu'elle repéra la bague de John. Cet anneau symbolisant leur amour et leurs promesses respectives. Doucement Jenny posa une main sur celle du militaire, touchant cet anneau.

"Est-ce que tu te souviens des vœux que nous avions prononcé, ce jour-là ? dit-elle d'un sourire nostalgique avant de poursuivre,on s'est promis de ne jamais nous mentir..et depuis mon réveil l'ensemble des personnes que j'ai vu n'ont fait que me mentir à une question pourtant simple. Elle inspira un grand coup, ses traits délicat de visage commençant à craquer à nouveau:

Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 2r53vh3

comment va notre bébé ? personne ne m'a répondu et j'ai juste envie d'hurler, alors s'il te plaît, dis moi la vérité... je suis prête.." dit-elle alors que ses yeux se brouillaient de larme, sa boule à la gorge se reformant. Jenny se sentait tellement stressée par la réponse à venir, qu'elle en avait envie de vomir. Doucement, comme cherchant à s'accrocher à quelque chose avant que la tempête n'approche, elle agrippa la main de John qui était si chaude et rassurante.

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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyDim 10 Mar - 15:35


La conscience de John était littéralement en train de se fracasser la tête contre un mur. Le militaire était le roi des cons pour poser une question aussi stupide que "ça va". Bien sur que non, ça ne pouvait pas aller. On va dire qu'il avait poser cette question juste par politesse même s'il connaissait déjà la réponse. Si on lui avait posé la même question, ça réponse n'aurait pas été mieux. John se rendit compte assez rapidement de la connerie qu'il venait de dire quand Jenny lui répondit sur un ton très sec et remplit d'animosité. Il l'avait bien chercher de toute manière. D'une certaine manière, John était un peu soulager qu'elle soit déjà au courant que malheureusement, elle ne pourrait plus jamais avoir d'enfant car sur ce sujet là, il n'avait aucune idée de comment il aurait pu lui annoncer la nouvelle. Il avait eu assez de mal pour trouver les mots pour annoncer la plus terrible nouvelle. Cela lui faisait un poids de moins sur les épaules. Puis, la jeune femme finit par se radoucir afin de lui répondre correctement.

"Je me sens vide... comme si un wraith m'avait ôté toute force vital… j’aurais préféré... Et... j'essaye de retrouver mes esprits.. la douleur.. elle me fait du bien.. ces médecins savent faire taire leur patient à coup de calmant lorsqu'on ne va pas dans leur sens.. je ne veux plus qu'on me shoot, je n'ai jamais supporté leur sédatif, ça me rend folle."

Les médecins devaient certainement lui administrer de quoi la calmer pour qu'elle se tienne tranquille et surtout qu'elle se tienne calme car la connaissant, elle devait certainement vouloir savoir tout ce qui s'était passé et d'un côté, cela pouvait se comprendre. On venait tout de même de lui arracher une partie d'elle alors qu'elle n'avait rien demandé.

"D'accord je leur dirais. Je verrais aussi avec ton médecin pour qu'il te donne juste ce qu'il te faut pour la douleur. Elle ne te fait pas du bien. Elle te fait juste penser à autre chose, comme une banale occupation."

John avait beaucoup de choses en tête en ce moment donc s'il devait rajouter une femme masochiste par dessus le marché, il ne s'en sortirait pas. Mais alors que ses pensées étaient tournées vers ce nouveau sujet de préoccupation, il sentit la main de Jenny se poser sur la sienne, jouant avec son alliance.

"Est-ce que tu te souviens des vœux que nous avions prononcé, ce jour-là ? On s'est promis de ne jamais nous mentir..et depuis mon réveil l'ensemble des personnes que j'ai vu n'ont fait que me mentir à une question pourtant simple... Comment va notre bébé ? personne ne m'a répondu et j'ai juste envie d'hurler, alors s'il te plaît, dis moi la vérité... je suis prête.."

La prochaine fois, il y réfléchirait à deux fois avant de dire ce genre de bêtise lors de ses vœux de mariage. Le moment le plus horrible de sa vie était arrivé. Il fallait lui dire même si un petit mensonge l'aurait beaucoup arrangé. Elle se disait prête mais John avait des grands doutes à ce sujet. Vu son état actuel, ça allait sûrement l'achever mais elle devait savoir la vérité. Il serra également la main de jeune femme et tenta de prendre une profonde respiration mais cette maudite boule qu'il avait dans la gorge l'empêchait d'y parvenir. Ses yeux plongés dans les siens, il finit par se lancer...

"Je suis désolé mais... il n'a pas survécu. Il était beaucoup trop prématuré pour vivre comme il faut. Les médecins n'ont rien pu faire pour le sauver."

Chaque mot qu'il prononçait lui déchirait le cœur. Il ne pouvait s'empêcher de se repasser cette scène dans sa tête, lui tenant son fils alors que son cœur venait de cesser de battre ainsi que sa déchirante séparation quand l'infirmière était venu le chercher. Ses yeux ne purent s'empêcher de devenir brillants. Un vent de tristesse envahit le militaire mais il se devait d'être fort pour sa femme qui elle, ne pouvait que très mal supporter. Il finit par resserrer son étreinte sur la main de la jeune femme avant d'ajouter quelques mots.

"Mais il faut que saches une chose : il n'a pas souffert. Il s'en ai aller dans son sommeil. Il n'a rien sentit. J'ai demandé aux médecins de ne rien te dire à ce sujet car je voulais que ça soit moi qui te l'apprenne."

La bombe était désormais lâchée. Désormais, leur vie ne serait plus du tout la même. Certes, il avait encore Mégane mais la perte d'un enfant n'était jamais une chose facilement supportable pour les parents. Le deuil viendrait certainement avec le temps, cela mettrait peut-être des jours, des mois ou encore des années. Personne ne pouvait le dire. Maintenant, il ne restait plus au militaire que d'aider sa femme à traverser cette épreuve, main dans la main.

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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyDim 17 Mar - 12:08

Citation :
"D'accord je leur dirais. Je verrais aussi avec ton médecin pour qu'il te donne juste ce qu'il te faut pour la douleur. Elle ne te fait pas du bien. Elle te fait juste penser à autre chose, comme une banale occupation."

Bien qu'il s'improvisait psychologue en mentionnant le fait que la douleur était une distraction, Jenny se sentit enfin écouté et comprise.. Cela avait toujours été, John avait toujours été sa bouée de sauvetage depuis qu'elle avait mis les pieds sur Atlantis. Parfois les choses se jouaient à peu de chose. Dès son arrivée sur la cité, Jenny avait été affecté à l'équipe de Sheppard, sans quoi, ces deux là ne serait peut-être même pas ensemble. Ils avaient fait leurs armes ensemble, vivant des épreuves les rapprochant, mais surtout le militaire avait toujours fais en sorte de la protéger, de prendre sur lui lorsque Jenny avait fait quelques conneries en mission, voir d'omettre des détails dans certains rapports de mission... Elle se souvenait encore des clins d'oeil et de son "merci Major", à l'époque, alors qu'elle quittait son bureau. La belle époque. Maintenant, tout avait tellement évolué. Après de nombreuses péripéties, ils s'étaient mis en couple, marié et avaient fondé une famille. Les missions a 2 étaient rares désormais, à la demande de John qui préférait qu'ils ne soient plus co-équipier, pour ne pas que Mégane se retrouve seule. Comme toujours, John la protégeait, il protégeait sa famille... Malheureusement les récents événements avait certainement du meurtrir l'égo de John, qui avait failli à sa mission de protection, alors qu'il lui avait promis. Garder un individu pareil sur la cité était une très mauvaise idée. S'il aurait voulu, il aurait pu faire quelque chose, aller au delà des directives de Weir, mais il ne l'avait pas fait..; et le résultat était là. Même si ce n'était pas sa faute, et que tout était un concours de cirsconstances, une part de Jenny ne pouvait s'empêcher de reporter la faute sur le militaire. C'était plus simple... et d'un autre côté.. elle ne pouvait le blâmer, car c'était peut être la seule personne sur cette Cité à être là pour elle, comme personne ne le ferait. La Canadienne finit par demander THE question qui lui brûlait les lèvres. THE question dont la réponse changerait à jamais sa vie de femme, sa vie de maman. Mais quelque soit l'issu, pour pouvoir avancer, elle avait besoin de connaître la réponse. Lorsque John serra sa main, comme répondant à son appel silencieux, Jenny cessa de respirer, se sentant.. tellement mal de l'intérieur.

Citation :
"Je suis désolé mais... il n'a pas survécu. Il était beaucoup trop prématuré pour vivre comme il faut. Les médecins n'ont rien pu faire pour le sauver. "
Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 Dyxic0

Voilà... Le cerveau de Jenny était comparable à l'explosion d'une bombe atomique. Le froid et le silence s'empara de son âme. Non.. non.. ce n'était pas... possible ! pourquoi n'avait-il pas survécu ? Il y avait pourtant des technologies ici, pourquoi ne s'en était-on pas servi ? Trop prématuré ? C'était ça leur excuse ! Doucement la respiration de Jenny se fit plus bruyante, elle inspirait de plus en plus fort, comme si son souffle manqué. Ses yeux rougis fixaient la main de John qui se serrait davantage sur la sienne, mais c'était comme si elle était en dehors de son corps, spectatrice. Elle ne ressentait plus rien à part la présence de la mort, dans une partie d'elle-même. Aujourd'hui, une partie de son âme venait d'être emporté en même temps que son bébé. Ses yeux brillants laissèrent échapper quelques larmes solitaires, alors qu'elle fixait John sans vraiment le regarder. Jenny ne réagissait plus, elle était comme en état de choc, paralysé. Elle qui avait voulu savoir la vérité, elle l'avait eu, mais à quel prix ?

Citation :
"Mais il faut que saches une chose : il n'a pas souffert. Il s'en ai aller dans son sommeil. Il n'a rien sentit. J'ai demandé aux médecins de ne rien te dire à ce sujet car je voulais que ça soit moi qui te l'apprenne."
Ces paroles lui semblèrent provenir d'un écho lointain, mais elle arriva à intégrer l'essentiel. C'était donc la raison qu'aucun fichu médecin ne lui avait dit quoique ce soit. Jenny était tellement abasourdis, qu'elle ne pleura même pas. John avait beau la stimuler, lui serrer davantage la main, lui lançer des petits "hey", lui caresser la joue, Jenny était inerte, tremblotante. Au final, elle inspira un grand coup, comme "reconnectant" enfin à la réalité. Elle avait beau voir le regard gorgeait de larmes de son mari, qui aurait du lui confirmer la véracité de ses propos, Jenny ne souhaitait pas le croire. Non. Juste non. Inconcevable.Jenny se mit à secouer la tête négativement.

"Non.."

Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 2evb8ls

"Non.. tu mens.. pourquoi tu me dis ça ? pourquoi tu me fais du mal à inventer cette histoire ? Regarde j'ai encore ce ventre.." dit-elle en prenant la main de John pour l’apposer au dessus de son t-shirt où un restant de ventre de femme enceinte était encore présent. Voilà, Jenny avait pété un boulon, se créant un échappatoire aux informations trop douloureuses à ingérer. Elle ne voudrait le croire et chercher des excuses ne voulant accepter l'inévitable. Après un moment de négociation [je te laisse décrire] où elle continuait de secouer négativement la tête et à ne pas réagir normalement: c'est à dire éclater en sanglot; John se leva. Que faisait-il ? Il la contourna et se mit à pousser son fauteuil roulant.

"Où est-ce que tu m'emmènes ?"

https://www.youtube.com/watch?v=F77v41jbOYs&index=19&list=RDR-Nl8NQqzVQ

Au final, elle arriva dans un lieu qu'elle n'aurait préféré ne jamais aller. La morgue. Encore heureux que sur Atlantis cela ne ressemblait en rien aux morgues des séries américaines. Sinon et même ne savant pas vraiment marché, elle aurait pris ses jambes à son coup. Un berceau trônait dans un coin de la pièce. Jenny glapit et posa une main devant sa bouche. C'était juste une vision d'horreur. Pourquoi la forçait-on ? Jenny devait se résoudre à l'impensable apparemment. La personne présente prit le "bambin", il avait été afféré en vu de l'enterrement dans un beau petit body et emmitouflé d'une couverture. Jenny était sur le point d'exploser en larme, mais on voyait qu'elle se contenait.. Lorsqu'elle eut enfin dans les bras, elle serra tout contre elle. Il était tellement minuscule.. tellement petit.. Son visage ne ressemblait à rien à celui de Mégane lorsqu'elle l'avait eu dans les bras. La personne se congédia de lui même laissant un peu de tranquilité au couple Sheppard.

"Hey.. dit-elle d'une voix serrée, mon petit coeur... (sanglot réprimé). Je te rencontre enfin... tu es.. tu es tellement magnifique mon ange..."

Elle le changea de position pour le coller tout contre elle, se mettant à se balancer d'avant en arrière légèrement. Jenny savait qu'il était mort.. mais une partie d'elle, profité... il n'y avait plus que ça a faire de toute manière. Juste profiter du moment. C'était comme si tenir son enfant, lui procurait de l'énergie. Malgré toutes les horreurs, ils étaient enfin réunis et ce lien mère/enfant était sacré. C'était un moment qu'on ne pouvait empêché à une jeune mère. La Canadienne l'embrassa sur son front avant de le poser sur sa poitrine à nouveau. Elle ferma les yeux inspira fébrilement plusieurs fois de suite, puis, la scientifique finit par écouter son coeur anéanti et se mit à sangloter. Laissant entrevoir enfin ses émotions, des émotions.. saines.. dirons nous. Elle resta ainsi quelques minutes. John était un peu loin dans la pièce et ne pipait mot pour le moment (faut que tu mettes ton gif de circonstance). Au final, elle rouvrit ses yeux inondés de pleurs avant d'avoir un sourire triste.

"Il faut lui donner un prénom... je sais qu'on en avait pas vraiment parler, mais.. j'avais ma petite idée.." dit-elle en sentant une boule dans sa gorge la nouer. Elle observa son bébé et caressa son petit minois.. si froid. Jenny lui déposa un baiser sur son front.

"J'avais pensé à un prénom qui reprenant nos deux initiales.. qui me représente moi mais aussi son papa qui aurait été... plus que génial.. comme il peut l'être déjà avec Mégane.. Que penses-tu de Jake ?.. Ca lui aurait été comme un gant non ?.." dit-elle avant d'éclater en sanglot, se sentant tellement faible.. tellement brisée en morceaux. Il n'y avait pas de mot pour exprimer toute la souffrance qu'elle pouvait éprouver en cet instant précis. Seul son fils dans ses bras lui permettait de ne pas s'effondrer sur place et sombrer dans le désespoir.

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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyJeu 21 Mar - 0:18


John le savait. Il savait qu’elle n’accepterait pas le sort de leur enfant. Après tout, c’était normal. Il était partit beaucoup trop vite et surtout, elle n’avait pas eu le temps de le voir avant qu’il ne quitte le monde des vivants. Ce qui lui faisait le plus mal, c’est qu’elle osait lui dire qu’il avait inventé cette histoire. D’un côté, il aurait bien voulu même s’il aurait s’agit d’une histoire très glauque. Devant le déni de la jeune femme, John sentit comme un vent de colère monter en lui. Elle venait littéralement de le traiter de menteur. Il retira sa main que la jeune femme avait posé sur son ventre encore rebondi une fraction de seconde avant de se lever, lui faisant toujours face.

« Tu crois franchement que ça m’amuse de dire de telles choses ? », lança-t-il sur un ton très sec avant de se raviser, réfléchissant à ce qu’il venait de dire. « Jenny… ça me fait tout autant de mal que toi mais… il faut que tu acceptes. La vérité fait mal, je sais. »

Il avait beau dire ce qu’il voulait, Jenny se refusait toujours à le croire. Avec un énorme regret, il allait devoir mettre la vitesse supérieure pour qu’elle finisse par le croire. Cela lui ferait très mal à lui aussi mais il le devait. Sans prévenir, il passa derrière le fauteuil roulant et commença à le pousser en dehors de la chambre d’infirmerie.

"Où est-ce que tu m'emmènes ?"


Le pilote ne prit même pas la peine de lui répondre. Il préféra foncer vers ce lieu tant redouté, qui ne lui plaisait pas non plus. Même si la morgue n’était pas très loin, le trajet lui parut très long. Il n'avait pas envie d'y aller, pas envie de revoir leur enfant surtout comme ça. Quand ils arrivèrent à la morgue de la cité, John eut comme un frisson. Ce lieu était loin d'être le plus agréable de la cité mais il fallait y passer. Il avança le fauteuil de Jenny vers le landau qui était un peu plus loin dans la pièce. Il était là, allongé, sans vie. Son regard ne put rester que quelques secondes sur lui. Cette vision l'ecoeurait. Il ne le pouvait pas. Le responsable de la morgue s'attela à sa tâche et vint donner le bébé à Jenny. Devant un tel spectacle, John préféra reculer de quelques pas, pour rester seule. Depuis que l'infirmière lui avait reprit alors qu'il venait de mourir, il ne l'avait pas revu et de toute façon, il ne l'aurait pas voulu. Il préférait garder la dernière image qu'il avait eu de lui quand il l'avait dans ses bras.

John apprécia grandement que le responsable de la morgue quitta la pièce pour les laisser en famille. Son regard ne put se détacher de la jeune femme qui berçait leur enfant comme si tout était normal. Dans un monde parfait, un tel moment serait attendrissant mais dans ce monde ci, ce moment était douloureux. John commençait tout juste à se faire à l'idée même si y croire était difficile. Maintenant le plus dur, il devait faire admettre à sa femme que leur enfant était mort d'où ce moment difficile à passer.

Après encore quelques instants, Jenny finit par se retourner vers John, les yeux remplit de larmes, tenant toujours leur enfant. Le militaire eut la gorge serré en la voyant avec leur fils dans ses bras. Il ne voulait plus le voir et malheureusement, il l'avait sous les yeux.


Spoiler:
 

"Il faut lui donner un prénom... je sais qu'on en avait pas vraiment parler, mais.. j'avais ma petite idée.."

Il est vrai qu'ils avaient tout deux juste évoqué ce sujet. Dommage qu'il n'y est pas plus pensé avant. Maintenant, il était trop tard pour y penser. C'était le moment où jamais. Par chance, Jenny avait déjà sa petite idée qu'elle devait avoir depuis un petit moment. John se décida à s'avancer vers Jenny et le bébé. Il vit son petit visage comme s'il était endormit, semblable à la dernière fois qu'il  l'avait vu. Son cœur manqua quelques battements à le voir ainsi. Ses petits yeux ne s'ouvriront jamais sur ce monde qui l'avait accueillit que quelques heures. D'un côté, heureusement pour lui. Il ne verra jamais les atrocités de ce monde ignoble. Se frottant le visage pour effacer ses pensées, il vint s'installer devant la jeune femme, s'agenouillant pour être à sa hauteur.

"Vas-y, je t'écoute."


"J'avais pensé à un prénom qui reprenant nos deux initiales.. qui me représente moi mais aussi son papa qui aurait été... plus que génial.. comme il peut l'être déjà avec Mégane.. Que penses-tu de Jake ?.. Ca lui aurait été comme un gant non ?.."

"Oui... C'est parfait. Ça lui aurait beaucoup plus, lui confirma t-il alors qu'elle éclata en sanglot. L'émotion était trop forte pour elle mais c'était le seul moyen pour qu'elle comprenne que leur fils était vraiment partit.

John avait eu la chance de pouvoir choisir le prénom de Mégane. Malheureusement, Jenny aura juste le droit de donner un prénom à leur fils décédé. La vie était injuste mais tout le monde devait faire avec. Devant la détresse de la jeune femme, les yeux du militaire ne purent que se remplir de larmes, sans qu'elles ne coulent pour le moment. Il fallait mettre un terme à tout ça. Il attendit encore quelques instants, le temps qu'elle puisse profiter un petit peu.


"Jenny ? Il faut qu'on lui dise au revoir et qu'on le laisse tranquille maintenant."

Mais à première vue, Jenny n'était pas décidé à le lâcher, ce qui peina encore plus le militaire. Même sous ses apparences d'homme fort, il souffrait et voir Jenny refusant de laisser le corps de leur enfant, lui faisait encore plus de mal. Il n'allait tout de même pas lui retirer des mains comme un vulgaire objet.

**- Sans déconner, elle ne va pas le lâcher.
- Il faut la comprendre aussi, c'est son fils.
- Parce que ce n'est pas le mien. Je souffre aussi et ce qu'elle fait, me fait encore plus souffrir. Ca elle peut quand même le comprendre.
- Si tu ne lui dis pas, elle ne va pas le savoir.
- C'est pas faux.**

S'en était de trop pour le militaire. Il fallait qu'il agisse. John finit par se relever et prit le visage de la jeune femme entre ses mains. Ses larmes commençaient à couler silencieusement sur ses joues. Essayant d'avaler la boule qu'il avait dans la gorge, il tenta de motiver Jenny et surtout lui faire admettre la vérité.


"S'il te plait, regarde moi. Par pitié, laisse le partir. Il ne reviendra pas. Je sais que je te fais mal en disant ça mais moi aussi ça me fait souffrir. Je lui ai déjà dit au revoir maintenant... c'est à toi de le faire. Mais sache une chose... même s'il n'est plus avec nous, il sera toujours dans notre cœur."

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MessageSujet: Re: Chambre de Jenny Sheppard Chambre de Jenny Sheppard - Page 5 EmptyLun 25 Mar - 21:48

John avait été dur avec la jeune femme en l’emmenant dans ce lieu. Mais face au déni de la scientifique, il avait peut être dû pensé que c’était la bonne chose à faire. Ce qui l’était. Mais la vérité était dure à avaler, Jenny ne savait pas si elle s’en remettrait un jour. Elle n’avait même pas pu le voir « vivant », car un abruti fini avait fait tellement de sequelles, qu’elle avait failli y passer pour de bon. Le temps que le médecin répare les dégâts et qu’elle se réveille de la dose d’anesthésie qu’on lui avait mise, son fils s’en était allé. Avait-il ouvert les yeux ? avait-il gazouillé ? si tentait qu’un enfant de cet âge puisse le faire, sentir sa peau douce et chaude. Ces moments là on lui en avait privé. Seul John avait peut être pu en profité.. Alors quand on lui avait présenter son fils, la Canadienne ne pouvait que « profiter » à sa façon, bien que ce petit bout était dans l’au-delà.

*Il est mort… mort Jenny… mort, ça veut dire qu’il ne reviendra pas
- Assez !! je le sais très bien.. juste.. shut up
- Bon très bien.. c’est ton droit après tout, mais il va falloir le laisser partir..*

Queneni, elle censura sa conscience, même si au fond d’elle, Jenny le savait. Bientôt la séparation allait être des plus dur, peut être plus que lorsqu’on lui avait retiré du ventre. Car pour ce coup-ci, cela serait définitif. Tout en berçant son si petit bébé, Jenny était en proie à un tourbillon d’émotion qu’elle n’arrivait plus à retenir. Après avoir évoqué le prénom qu’elle avait en tête et que John l’eut approuvé, la jeune mère éclata en sanglot. La présence de John à ses genoux était une maigre consolation. Tout en serrant son petit Jake, elle ne cessa de répéter des « pourquoi ? »… « c’est injuste »… Sa vision était brouillée par les vagues de larmes qui ravagées ses joues.. Son cœur était lourd comme la pierre.. elle était happée vers les ténèbres…Son bébé mort dans les bras ne l’aidait pas à tenir en réalité, il lui remémorait juste ce qu’elle avait perdu… Le bébé n’était pas son pilié. Son pilié était agenouillé à ses côtés, mais dans la douleur, elle ne le comprenait pas encore (comme elle ne le comprend toujours pas après 3 sem lol).

Citation :
"Jenny ? Il faut qu'on lui dise au revoir et qu'on le laisse tranquille maintenant."
Le cœur de Jenny manqua un battement en entendant cette simple phrase. La séparation était proche.. elle redoutait ce moment où elle le lâcherait, car elle savait que durant une fraction de seconde, elle voudrait que la morte l’emporte aussi. Oui. On était égoïste dans un moment comme ça, c’est ce qui arrive quand la peine est plus grande que la raison. Mais nous y reviendront plus tard. Secouant fermement la tête négativement, elle serra davantage Jake, comme quelque chose de précieux et posa sa joue sur son minois, froid.

*Jenny, laisse le s’en aller.. tu es ridicule..
- tu peux pas te la boucler satané conscience

C’est alors que John se redressa.. que faisait-il ? allait-il lui retirer de force ? Non, pas ça.. ça serait horrible.. non… Doucement son rythme cardiaque s’intensifia.. mais… Contre toute atente, il vint saisir de ses deux mains chaudes le visage humide de l’astrophysicienne. La forçant à redresser les yeux vers son mari, qu’elle n’avait pas vraiment regarder depuis le temps qu’ils étaient entré dans cette pièce maudite. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle aurait préféré ne pas se perdre dans son regard, qui ressemblait à une mer emeuraude. John était en train de pleurer.. Cela eut le don de la faire redescendre sur Terre. Ces moments étaient tellement rare.. Jenny ne l’avait vu que très rarement verser quelques larmes.. Il fallait dire qu’au vu des circonstances et vu comment elle se donnait en spectacle malgré elle, il y avait de quoi disjoncter.

Citation :
"S'il te plait, regarde moi. Par pitié, laisse le partir. Il ne reviendra pas. Je sais que je te fais mal en disant ça mais moi aussi ça me fait souffrir. Je lui ai déjà dit au revoir maintenant... c'est à toi de le faire. Mais sache une chose... même s'il n'est plus avec nous, il sera toujours dans notre cœur."
 
Le visage de Jenny se déforma à nouveau, réprimant un nouveau sanglot à ses paroles. Lui faire du mal en disant ceci ? Bien sûr que oui.. mais John avait raison.. Et apparement lui aussi souffrait de cet apparté morbide. Il fallait que cela cesse. La comparaison avec la sparadra à arracher d’un coup était une mauvaise comparaison, mais Jenny eut un éclair de lucidité en cet instant précis et décida d’accepter son sort. Délaissant d’une main son enfant, elle vint serrer le poignet de John en fermant les yeux, se ressourçant de ce contact qu’il entretenait avec son visage, s’impregnant de la chaleur de ses mains. Lui, faisait bel et bien parti du monde des vivants.. il fallait laisser ce qui était mort à sa place. Doucement Jenny inspira à grand coup, fébrile, comme pour se donner du courage et finit par acquièscer. Elle avança son fauteuil jusqu’au berceau et mit un temps d’arrêt, regardant silencieusement, sans pleurs son fils. La Canadienne, caressa encore quelques secondes son minois avant de finir par se lever. C’était là un exercice difficile au vu de l’opération qu’elle venait de subir, mais Jenny souhaité être sur ses deux jambes. Tenant son fils d’un bras, elle s’agripa tant bien que mal au berceau, serrant les dents pour éviter de gémir de douleur.

« Ok, Jake.. here we go… » dit-elle d’un large sourire, se retenant de pleurer.

Elle regarda tour à tour le berceau et son fils. Putain de merde.. c’était de trop pour la jeune femme… Allez… Avec une force surhumaine, elle finit par le câler dans son berceau. Lorsque ce fut fait, elle se pencha une nouvelle fois pour un baiser.

« Je te dis… au revoir mon petit cœur.. dit-elle comme si chacun de ses mots lui arraché une partie de son être.J’espère te retrouver plus tard.. quand le moment sera venu… en attendant soit bien sage.. Maman est tellement triste…mais.. (voix qui se brise).. je penserais à toi chaque jour.. je t’aime.. je t’aimerais toujours. » dit-elle en lâchant ses minuscules petits doigts. Alors qu’elle se redressait prenant appui sur le berceau, elle fut envahit de pensée. Comme si un film s’était mis en marche retraçant tout ce qu’elle aurait pu faire, du pouponnage à son adolescence. Brisée, voilà ce qu’elle était. Une partie de son cœur venait de s’envoler. Après l’avoir observé une dernière fois, elle « s’arracha » visuellement de lui et se recula d’un pas, se sentant au final mal à s’en approcher de trop près. Il fallait maintenant qu’elle intégre tout ça, mais pour l’instant présent, elle sentit une petite tourgnole et fit un pas sur le côté. Au final, elle attérit dans les bras de son mari, se réfugiant dans son cocon protecteur, profitant de sa chaleur, revenant parmis le « monde des vivants ».


« J’ai si mal… Serre moi fort.. serre moi fort » réclamma-t-elle comme un ordre. Lorsqu’il s’exécuta, elle ne put que pousser un petit gémissement, à mi-chemin entre la douleur et le réconfort qu’elle pouvait ressentir à ce moment précis. Voilà, John était redevenu le pilié sur lequel elle pouvait s’appuyer, sa bouée de sauvetage dans ce nauffrage.. Tout contre lui, pendant qu’ils se réconfortaient l’un l’autre, Jenny continua à sangloter à chaudes larmes durant quelques instants, quelques minutes, peut-être. Quand son quota de larmes fut versé, elle se sentit vide.. et.. fatigué. Trop d’émotion l’avait rincé. A tel point, qu’elle vit quelques étoiles devant ses yeux. Jenny se redressa et porta une main à sa tête la secouant.[/size]


« J’ai.. le tourni… je.. » dit-elle avant de tourner de l’œil. Sa dernière vision fut celle du regard embrumés de larmes de son mari.

..................................................

TIME OF DYING
On the ground I lay, motionless in pain I can see my life flashing before my eyes. Did I fall asleep ? Is this all a dream. Wake me up I'm living a nightmare
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