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Koh Lantia - Castiel

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Castiel
Castiel
♦ The loyalty is the most precious thing ♦

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MessageSujet: Re: Koh Lantia - Castiel Koh Lantia - Castiel - Page 2 EmptyVen 7 Aoû - 16:01

Castiel avait passé une nuit plus ou moins calme.. Il s’était réveillé le premier, accoutumé à ne pas beaucoup dormir. Il n’était pas insomniaque, mais les années d’errance avaient déréglé quelque peu son horloge interne. Et puis de vieux cauchemars étaient remontés à la surface, sans doute causé par l’évocation d’une partie de son passé la veille. Bien sûr, il ne lui avait pas tout dit, bien sûr cela n’avait pas été joyeux et il savait qu’il avait pété l’ambiance, mais ce qu’il avait dit était son histoire. Son fardeau également. Il avait eu assez confiance en Déa pour l’évoquer un tant soit peu. Lui qui était plutôt quelqu’un de mystérieux, il s’était révélé un peu pour qu’elle comprenne aussi ce qu’il l’avait forgé. Le pourquoi du comment, il était devenu la personne qu’il est aujourd’hui.

En se levant à l’aurore, il avait pu aller chasser pour le petit déjeuner. Les terres étaient pauvres en hauteur, mais il avait pu dégoter un serpent. Autant dire que le pauvre reptile n’avait pas fait long feu, vouée à une mort certaine sans échappatoire, du fait des dons de Castiel. Dépecé, il avait été placé au-dessus du feu pour cuire, au moins sa protégée d’un jour aurait de quoi se remplir le ventre. Il lui faudrait toute ses forces aujourd’hui. De son côté il avait été remplir les gourdes grâce au hamac qu’il avait conçu la vieille et qui avait retenu l’eau de pluie. Il s’était servi du restant pour faire un brin de toilette et désinfecter sa blessure. Le pourtour était assez sensible et rougeâtre, mais cela tiendrait bien encore une journée. Il savait qu’une équipe viendrait les chercher, il fallait juste leur facilité la tâche. De ce fait, Cas n’était pas particulièrement inquiet, voyant le positif comme toujours, buvant son verre à moitié plein. Il avait fini par s’asseoir sur la bordure de la pente pour contempler le paysage. Les couleurs chaudes du matin se mêlaient à la nuit, des nuages roses se formèrent, dévoilant une magnifique palette de couleur sur la vallée. C’était vraiment beau et le jeune homme se sentait en parfaite communion avec la nature. Cela avait toujours été. Restait enfermé comme une bête en cage entre les murs d’Atlantis le rendait fou. Il était comme un oiseau privé de liberté et d’aventure. Un temps de méditation était la bienvenu après l’ensemble des péripéties de la veille. Il avait besoin de calmer ses nerfs ; alors il ferma les yeux, écoutant le bruit des rapaces au-dessus de sa tête, le visualisant, le chant des oiseaux, les tribus de singe en contrebas de la montagne.


Ses longues années d’entraînement lui permettait de se couper assez rapidement du reste du monde tout en gardant un pied dans le présent ; c’était une règle d’or. Les dons aidant, il arrivait parfaitement à jongler entre réel et imagé. Il « sentit » donc Déa arriver par-derrière 10m à l’avance. Étant dans un état sensoriel intense, ses dons étaient plus développés et il arrivait instantanément et ressentir sans effort son état émotionnel. Après un rapide scanner, celle-ci avait l’air plus détendu, moins fatigué et plus en forme que la veille. Bien c’était une bonne chose. Lorsqu’elle vint s’asseoir à ses côtés, ce sentiment s’intensifia.. La sereinité intérieur, le bonheur.. Il eut un fin sourire sur ses lèvres.. D’aussi loin qu’il se souvienne, cela devait être la 1er fois où Déa était en parfaite union avec lui d’un point de vu « ressenti ».. Il en fut ravi..comme si le bien être intérieur de Déa lui importait.. Que lui arrivait-il ? Bien sûr qu’il était régulièrement en empathie avec les gens qui l’entourait ; mais s’inquiéter du bien être de l’autre, comme il pouvait le ressentir en ce moment.. Cela était réservé pour des personnes qu’il connaissait de longue date, comme le couple de médecin ou bien Jenny. Comme quoi les mésaventures pouvaient rapprocher plus qu’il ne l’aurait imaginé.

Castiel ouvrit les yeux tout en lançant un « Bonjour Déa ». Il resta silencieux par la suite durant plusieurs minutes, observant le panorama, profitant de ce calme entre eux.


« Nous avons une longue route aujourd’hui.. J’espère que tu es en forme.. et que tu as mangé un peu.. c’était du serpent. On est bien loin de ce que tu peux connaître en terme de petit déjeuner, mais c’est tout ce qu’il y a ici » dit-il hésitant, comme s’il voulait se justifier et priant pour ne pas qu’elle vomisse en apprenant cela. Il fallait dire qu’après tout ce qu’ils avaient traversé, Déa avait l’étiquette « d’enfant à protéger », mais cela n’était en rien péjoratif. Au contraire, lui qui avait toujours tendance à couvrir ceux qui le méritaient de son aile protectrice, il était servi avec elle. Déa pouvait être autant agaçante, qu’attachante. Il lui expliqua qu’ils devaient redescendre le flanc de montagne, allez au travers de la jungle pour rejoindre la plage. Ils seraient ainsi plus visibles pour les secours. Puis il annonça le temps approximatif, 8h. Ô les cœurs. Finalement, il se leva, s’épousseta son pantalon et sa chemise plus grise que blanche avant de tendre la main à la jeune femme pour l’aider à se relever.

Remballer les affaires prit environ 20 minutes, ceux qui laissa le loisir à Castiel de manger un peu. Il prit soin de bien éteindre le feu avant de quitter la grotte, direction la pente.


« Je suis sûr que tu préféreras la descendre plutôt que la monter. Donne-moi le sac » dit-il sans vraiment lui laisser le choix, au moins elle aurait la pleine maîtrise de ses faits et gestes. Effectivement la descente prit beaucoup moins de temps que la montée. 1H30 plus tard, ils étaient arrivés en contrebas, la forêt s’ouvrait à eux. Castiel s’approcha d’un tronc et posa sa main dessus. Il caressa la cime au niveau de la mousse, la mousse indiquait le nord, il fallait partir au sud pour la plage. Il lança un « C’est par là » avec une assurance pleine. Cette marche était beaucoup plus agréable qu’hier, sans pluie, sans vent, sans boue. La seule difficulté allait être la chaleur moite, pour l’instant ils étaient aux frais à l’ombre des arbres, mais dès qu’ils auraient atteint la jungle, cela ne serait plus pareil. Castiel prit donc son temps, sans traîner Déa derrière lui. Le trajet fut agrémenté de silence et de petites discussions banales à propos de la Cité, des personnes qui y vivaient, etc, etc.. Déa lui demandait régulièrement son avis sur des sujets, et Castiel répondait autant qu’il le pouvait, mais surtout avec des « oui », « non », « je ne sais pas » ; car il était concentré pour ne pas se perdre. Le feuillage devenait dense et il avait dû mal à se retrouver, car plusieurs fois, ils avaient été forcés. Il répondit même un « oui » à un moment donné, mais il n’avait pas forcément était attentif à sa question et lorsqu’il s’en rendit compte ; il eut une bitchface avec son regard qui se fronça.

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Bref il n’était pas très concentré. Il leva les yeux vers le sommet des arbres pour s’apercevoir que le soleil était quasi au zénith. La chaleur se faisait plus ressentir et le jeune homme avait finit par fourré son trenchcoat dans le sac à dos. Sa chemise commençait à être noyé et des gouttes de sueurs perlés sur ses tempes. Ce n’était pas sexy, mais c’était les aléas du climat lantien. Castiel n’osa montré ses craintes d’être perdu et eut finalement un sourire rassurant à l’égard de sa coéquipière.

« Je te propose une pause » dit-il en posant le sac avant d’en sortir une gourde d’eau et boire une longue gorgée. Il lui tendit la gourde. « Reste ici, je vais aller voir où ce chemin mène ».

Puis en moins de temps qu’il fallait pour le dire, l’oiseau s’envola et disparut. Durant sa retraite, il n’était pas passé par ce côté de l’île, c’était une 1er néanmoins il allait bien finir par retrouver le bon chemin. Il s’aida des bruits des courants d’eau qu’il entendait au loin. Les cascades terminaient dans des rivières et les rivières dans la mer. Il fallait juste prendre un peu de hauteur. Lorsqu’il eut rejoint le point de « pause », il eut la surprise de n’y découvrir personne.

« Déa ? »

Eeeet galère.. Où était-elle passée ? Il fallait dire qu’il était parti durant un petit quart d’heure, peut-être le cherchait-elle. Il se mit donc en quête de la retrouver et pista ses empreintes laissées par ses boots. Finalement le bruissement des feuilles se fit de mieux en mieux entendre. Cette dernière avait l’air perdu et ronchonnait de la végétation. Cela tira un sourire, amusé chez Castiel. Il leva les yeux au ciel, c’était en soit le chemin opposé qu’il avait trouvé.

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**Aaah Déa… tu n’es vraiment pas possible**

Le jeune homme prit un autre chemin et fit le tour, il se faufila tel un guépard vers sa proie et déboula de derrière un arbre. Ce genre de scène lui remémora la fois où elle était en chemin opposé pour retrouver ses quartiers. Là aussi, il avait fait cette « blague ».

« Mauvais chemin. Tu es à l’opposé de la piste que j’ai pu repérer »

Il eut un léger soupir, avant de lever une main vers la tête de la jeune femme. Il eut une seconde d’hésitation avant de la posée sur le haut de son crâne et de lui tourner la tête et donc son corps vers la bonne direction. Il en profita pour lui retirer son sac à dos et de le mettre par-dessus son épaule.

« Tout droit direction sud-est… Tu m’as avoué être bonne en escalade.. Tu vas pouvoir me montrer tes talents.. »

A peine 5 minutes plus tard, la paroi rocheuse s’offrait à eux. Quasi à la verticale sur environ une vingtaine de mètre. Néanmoins les appuis restaient assez simple. Il se tourna vers sa coéquipière avant de lui lancer:

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« Les dames d’abord » lança-t-il d’un trait d’humour, avant de la suivre. Woah.. Castiel se sentait de plus en plus à l'aise en sa présence. Et effectivement, si la veille cela avait été difficile, Déa se révélait être le parfait cabri aujourd’hui. Castiel eut plus de difficulté, le soleil brûlait au-dessus d’eux et l’effort physique avec un sac à dos doublé d’une blessure dont la douleur se réveillait, n’était pas pareil. Alors que Déa avait déjà crapahuté, Castiel arriva bien 2 minutes plus tard au « sommet ». Il reprit son souffle, en age, lorsqu’il se redressa, il eut une sorte de voile noir devant les yeux avant d’avoir des papillons. Prit d’un léger malaise, il resta néanmoins stoïque autant que possible. Il but à nouveau une gorgée d’eau, l’économisant, puis voulant détourner l’attention, il lança :

« Tu m’as impressionné.. tu es beaucoup plus à l’aise avec des conditions météorologiques favorables.. bien qu’il commence à faire vraiment chaud… Tu entends le bruit de l’eau au loin ? Il faut qu’on arrive là-bas. De souvenir, la jungle suit le cours d’eau, qui lui mènera directement vers la mer. Allez, on y va » dit-il de façon encourageante pour Déa, mais aussi pour lui ; car le malaise était toujours présent dans ses veines. Il tituba légèrement avant de se reprendre et d’emboîter le pas à la scientifique. Il ne savait pas si c’était la chaleur ou bien une fièvre naissante, mais Castiel avait vraiment chaud. Pourvu que sa plaie ne soit pas infectée.. c’est ce qu’il craignait le plus. Ils avaient encore 5 bonnes heures de marches, il ne pouvait pas flancher. Au final le « couple » arriva sur une zone déboisée, le bruit de l’eau était conséquent. En s’approchant, Castiel put découvrir qu’ils étaient au sommet d’une crevasse ou les rapides en contrebas se « claquaient » contre d’énorme rocher. Il devait bien y avoir une cinquantaine de mètre, mieux valait ne pas tomber. En relevant les yeux il put constater que de l’autre côté, l’orée de la jungle était là. C’était le bon chemin.

« Il faut qu’on arrive à traverser »

Le seul hic était qu’il devait y avoir 10mètres qui les séparait de leur objectif. On longeant le canyon, Castiel aperçut au loin un énorme tronc d’arbre qui était tombé, sûrement à cause de la foudre. Ce dernier faisait office de pont. Son regard lumineux croisa celui apeuré de la scientifique. Il prit un air désolé de chiot battu.

« C’est notre seule option… Tu as su escalader tout à l’heure comme une cheffe, ce n’est pas bien différent..

Castiel analysa le terrain et serra les sangles du sac à dos pour être plus libre de ses mouvements. Il tâta de son pied le tronc qui ne bougeait pas d’un poil. Par chance il était même assez large, la seule difficulté était qu’il était circulaire.

Soufflant un bon coup pour se donner du courage et se concentrer, Castiel commença à faire l’équilibriste. Le bruit de l’eau était assourdissant, mais il pouvait entendre les recommandations de Déa derrière lui.. Pour le moment il ne s’en sortait pas trop mal, mais il fut pris d’une vive douleur, comme si on venait de le taillader au cutter au niveau de sa plaie. Sa mâchoire se contracta et sa respiration se fit plus saccadée. Il eut la désagréable sensation d’avoir un frisson lui parcourant l’échine. Il n’avait pas vraiment le vertige, mais le fait de ne pas être à 100 % de ses capacités le stressait. Il ferma les yeux pour se reprendre:

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Finalement il se reprit et continua d’avancer jusqu’à sauter sur la terre ferme.

Ce fut au tour de Déa et finalement, être sur le tronc n’était pas le plus stressant, non. Ce qui l’était le plus était de voir sa coéquipière dessus. Castiel connaissait le côté « gaffeur » de la jeune femme et l’ensemble de ses sens étaient en alerte. Le gros avantage était qu’avec sa télékinésie il pouvait la rattraper si jamais un malheur venait à arriver. Mais ça Déa ne le savait pas et Castiel n’avait pas particulièrement envie de tester. Cette dernière semblait tétanisée, son visage était blême..


*Les gens normaux encourageraient dans un moment pareil *

« C’est très bien Déa, continue.. Doucement » cria-t-il afin de se faire entendre par-dessus le bruit de l’eau.

« Regarde devant toi et glisse tes pieds, mais ne regarde pas en bas !! »

Jusqu’à présent tout se passait bien, mais vers le milieu du chemin, cette dernière n’avançait plus.

« Déa ! Déa… look at me.. » dit-il en tendant sa main, en ce mettant à « l’arrivée ». « I promise you, you can do it.. Puise dans ta force intérieure, essaye de ressentir la paix que tu as ressentie ce matin lorsque tu m’as rejoins. Fixe-toi là-dessus.. essaye de ne pas écouter ta peur.. Elle ne doit pas te contrôler. »

Son regard était emprunt de bonnes intentions et lui insufflait tout le courage dont elle avait besoin. Il lança des « easy » alors qu’elle reprenait son numéro d’équilibriste. Il s’assura également de lui offrir un cadre protecteur via sa télékinésie, lui assurant une meilleure stabilité que précédemment, il lui était impossible de tomber. Finalement il attrapa sa main et la tira du bon côté. Tout deux purent reprendre leur souffle, puis il tendit sa main pour un « have five » maladroit. Il avait déjà vu Noah le faire et attendit la réponse de Déa à son geste. Sa façon de dire bien joué en essayant de ressembler le plus possible à un terrien.

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Castiel et Déa poursuivirent donc leur périple et entrèrent dans la jungle. C’était tout de même fou la diversité de paysage et de flore sur ce continent. La végétation était ombragée de fougères, de mangroves, de liane et d’arbres tropicaux. Conformément à son plan, ils suivirent le cours d’eau jusqu’à entendre un bruit caractéristique de chute. Le jeune homme put voir le haut de la cascade et l’espèce de lagon qui en découlait en contrebas.. il y avait bien 6/7 mètres de haut. Cela n’était pas bien méchant.. Alors que Déa se penchait pour voir ce que mère nature leur offrait, il eut un sourire. Ils auraient très bien pu longer et descendre via la terre ferme, mais un petit rafraîchissement ne ferait pas de mal avec cette chaleur. L’Enokien eut donc une idée, peut-être pas une idée lumineuse, mais une idée tout de même. Sans cri et gare, il poussa la jeune femme du rebord.

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Comme quoi, on pouvait s’amuser ? Non ? Bon ok, ce n’était pas vraiment dans ses habitudes d’être malicieux ainsi, mais il avait cru bon de le faire. Au vu de son cri et du plouf qui s’ensuivit, le jeune homme eut un léger rire.

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Il fit abstraction des injures de sa coéquipière et balança le sac pour qu'il attérisse dans l'eau près de la rive (on a des sac waterproof). Il n'y avait pas de courant, donc peu de chance de perdre ce sac. A son tour, il se recula et sauta. Le contact de l'eau était saisissant et contrastait avec la température ambiante, mais cela rafraichissait énormément. En remontant à la surface, ses cheveux de devant était retombé sur son front (mode Casifer). En faisant du sur place, il posa son regard sur Déa.

"Quoi ? J'ai pensé qu'après l'épisode du tronc d'arbre, tu avais le vertige"

Rooohh.. sassy Castiel....


[HJ: j'ai enfin pu caler un "sassy" mdr, si tu tapes sur google gif, tu devrais aimer. Ca veute dire "impertinent"]


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♪ ♪ I am a doubter who believes. 
And I try to hide the failures that
I don't want you to see. 
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MessageSujet: Re: Koh Lantia - Castiel Koh Lantia - Castiel - Page 2 EmptyVen 14 Aoû - 20:09

Pendant quelques instants, ils restèrent parfaitement silencieux, elle le pensait toujours plongé dans sa méditation, même si elle se doutait qu’il était conscient de sa présence à coté de lui. Elle ne voulait pas le déranger, elle aussi, même si elle ne méditait pas dans les règles de l’art voulait profiter de cet instant de sérénité et du sentiment de paix et de bien-être qu’elle ressentait, oubliant même un instant dans quelle galère ils se trouvaient.

Le moment était doux, paisible, comme peuvent parfois l’être certains moment qui semble suspendus dans l’éternité. Elle savait déjà que quoi qu’il arrive, ce moment précis resterait gravé dans sa mémoire, et qu’il ferait parti de ses souvenirs auxquels elle pourrait se raccrocher dans les moments difficile.

Aussi curieux que cela puisse paraître après les épreuves de la veille, et celle encore à venir, pour le moment, elle se sentait bien, sereine et apaisée, à sa place, assise sur ce plateau à coté de cet homme qu’elle connaissait depuis si peu de temps, qui l’avait parfois mise terriblement mal à l’aise. Elle lui jeta un coup d’œil discret, les yeux toujours fermés, son visage serein et paisible,  il était  très différente de l’homme dur  presque brutal  qu’elle avait découvert lors de s heures sombres de la  veille.

Elle  sentait  qu’il y avait plus à découvrir en lui que ce qu’il donnait à voir, elle devinait sans arriver à le définir vraiment que c’était l’ombre qui se dissimulait au fond de lui qui lui donnait cet éclat, cette bonté  qu’il semblait vouloir dissimuler derrière un masque de froideur.  

Au bout de quelques secondes, il ouvrit les yeux en la saluant, lui confirmant ce qu’elle avait pressentit, il avait été conscient de sa présence à ses coté bien avant d’ouvrir les yeux. Elle sourit et ramena son regard sur le panorama à couper le souffle qui s’étalait sous ses yeux.

« Bonjour Castiel. » répondit-elle simplement avant de savourer le silence qui s’étira entre eux.

Cette fois, ce n’était pas un silence pesant, ou gêné, c’était juste un silence confortable, le genre de silence qui peut parfois s’éterniser entre deux personnes qui se sentent bien ensembles, entre des amis de longues dates. Et même si ce n’était pas leur cas, même s’ils se connaissaient à peine, Déa compris que quoi qu’il arrive à présent, Castiel faisait désormais parti des personnes qui comptaient pour elle, des personnes qui avait laissé leur empreinte dans sa vie. Elle le regarda et sourit.

Mais, les choses ne pouvait pas s’éterniser. Ils n’avaient pas vraiment le loisir de perdre du temps. Le moment de grâce s’envola, balayé par des considérations plus terres à terres, par exemple, trouver un moyen de sauver leur peaux en retournant sur la cité, elle hocha la tête en écoutant les explications de son compagnon sur le programme de la journée. Elle s’était plus ou moins attendu à quelque chose du genre. Ils ne pouvaient pas attendre que les secours les retrouvent au milieu de la jungle. Elle sourit à nouveau quand il lui expliqua le menu du petit déjeuner qu’elle avait avalé quelques minutes plus tôt en lui lançant un regard embarrassé, comme s’il craignait que le serpent ne décide de reprendre sa liberté.


« Je me doutais bien que ce n’était pas du poulet, » répondit-elle en lui lançant un clin d’oeil « Même si le goût m’y a fait penser.  En même temps, j’avoue que j’étais affamée, donc, bon… A la guerre comme à la guerre. Finalement, il avait un petit goût de « reviens-y », alors oui, j’ai bien  mangé, je me suis resservie deux fois. » précisa-t-elle en riant pendant qu’il se relevait, époussetant son pantalon d’un air un peu précieux  et totalement décalé dans cet environnement .

Elle le remercia en acceptant la main qu’il lui tendit pour l’aider à se relever, la gardant peut être une ou deux seconde de trop dans la sienne pendant qu’elle jetais un dernier coup d’œil au paysage, figeant à tout jamais ce moment, la douceur de l’air matinal, l’odeur de l’humus mouillé, le champs des oiseaux, la caresse du vent sur son visage, et le souvenir de l’instant précis où il était devenu un ami à ses yeux. Elle douta qu’il fut conscient de ce qui s’était passé dans son cœur, et c’était très bien ainsi, ce sentiment-là n’appartenait qu’à elle, même si forcément il aurait des répercussion sur son comportement envers lui.

Remballer leurs affaires fut une tâche vite expédiée, Déa ne peut s’empêcher d’avoir un petit sourire en pliant son gilet pour le remettre dans son sac. Le moins qu’on puisse dire c’est que cette pauvre chose en laine en avait vu de belles la nuit précédente. A croire qu’il était toujours là pour emmagasiner des souvenirs hors du commun. S’il avait pu parler, il en aurait eu des choses à dire, et pas uniquement concernant la nuit précédente. C’est pour cette raison qu’elle traînait toujours ce truc informe avec elle, il était pour elle un peu comme un « doudou », rassurant et émouvant. S’essayant sur un rocher pour enfiler ses chaussettes et ses lourdes chaussures de marche, elle jeta un coup d’œil à son compagnon entrain de manger et fut rassuré de lui trouver meilleure mine, même si la trace brune sur sa chemise, au niveau de son flanc lui rappela cette blessure qu’il lui avait interdit d’examiner. Elle espérait qu’elle n’était pas trop grave et surtout qu’elle ne s’envenimerait pas dans cet atmosphère saturée d’humidité,

Son sac sur le dos, elle le suivit quand il se dirigea vers la pente qu’elle avait eu tant de mal à escalader la veille, sans qu’elle en soit consciente son regard dériva vers l’arbre que la foudre avait calciné et vers la branche brisée dont il l’avait sauvé, reprenant peu à peu conscience de l’environnement hostile dans lequel elle évoluait, même si les condition météo de cette matiné était bien plus favorable.

Arrivé en haut de la pente, Castiel  lui assura que la descente serait plus aisée que son ascension, tout en lui prenant d’office son sac à dos. Elle rit, sans  se  donner  la peine de lui expliquer  ce qui avait déclenché son hilarité. En bonne fille de la montagne, elle savait que parfois, la descente était plus éprouvante et plus dangereuse que la monté. Mais, dans ce cas précis, ce ne fut pas le cas.

Il faut dire que sa condition physique, sans être au top, était bien meilleure que la veille, et la visibilité aussi. Une fois arrivé en bas, leur progression fut un peu moins pénible, même si marcher à l’aveuglette dans une jungle aussi dense et inhabité n’avait pas grand-chose à voir avec une randonné sur des sentier balisée, à coté de ce qu’elle avait vécu la veille, c’était une promenade de santé. Elle l’observa tandis qu’il examinait les arbres, cherchant son chemin en lisant la mousse, mais en gardant un rythme bien plus facile à suivre que la veille, un rythme qui leur laissait même le loisir de papoter sans perdre leur souffle.

Il ne fallut toute fois pas longtemps à la jeune femme pour réaliser que si elle papotait allégrement, les réponses de son compagnon devenait de plus en plus laconiques, et qu’il n’écoutait plus vraiment ce qu’elle racontait, elle eut un peu l’impression de tenir lieu d’auto-radio pour un long trajet, un fond sonore réconfortant. Au lieu de s’en sentir vexée, après tout, ses babillages ne revêtait pas une importance capitale, et était pour elle aussi juste un moyen de meubler le silence et de faire passer le temps, elle y vit une occasion de s’amuser un peu.

Quand à la question « Tu as déjà rencontrée des licornes ? » il répondit un « oui » distrait, elle eut la confirmation qu’effectivement, il n’écoutait plus du tout ce qu’elle racontait. Muselant le début de fou rire qui commençait à la prendre, elle continua sur sa lancée, cherchant toujours plus gros comme question pour voir à quel moment il allait bien pouvoir commencer à réagir, luttant toujours plus pour ne pas rire. Finalement, ce fut le « Peut-être » qu’il lâcha quand elle lui demanda s’il avait été tenté de profiter de la situation la veille qui mit fin au jeu. Pas qu’il eu prit conscience de la question qu’elle venait de poser, mais parce que cette fois là, la jeune femme ne peut réprimer son éclat de rire, qui se transforma en véritable fou rire quand il la regarda en plissant les yeux et en fronçant les sourcils, cherchant visiblement à deviner ce qu’il avait bien pu dire de si drôle.

Il était clair que pour elle tout au moins, il n’était cet étranger qui la troublait, même si elle avait tendance à rechercher sa compagnie. Il était devenu quelqu’un avec qui elle se sentait suffisamment à l’aise pour s’autoriser à être elle-même, un ami qu’elle pouvait taquiner sans vergogne, quelqu’un face à qui elle n’éprouvait plus le besoin de faire bonne impression.


*En même temps, pour ce qui est de faire bonne impression, je crois que c’était mort d’entré* ricana la petite voix, ramenant à son souvenir les événements de leur première rencontre, la conclusion de leur  seule et unique  soirée, et, le pompon , son exploit de la veille où drogué e  et à moitié nue elle avait voulu lui sauter dessus.

Effectivement, vu l’historique, elle pouvait se permettre d’être elle même, ça  ne  serait jamais pire que ce qu’elle avait déjà fait en sa présence,  et finalement, c’était une sensation assez libératrice . Elle secoua la tête en riant, et lui lança un regard amusé.


«  Laisse tomber. Je te taquinais. »
répondit-elle

Elle s’efforça de reprendre son sérieux, après tout, leur situation n’était pas de celles où on peut se permettre de faire n’importe quoi. Même si la canopée les protégeais des ardeurs du soleil, la température n’en devenait pas moins un peu pénible dans cet environnement saturé d’eau. Castiel avait rangé son par-dessus dans son sac à dos, et Déa en était à se demander si elle ne pourrait pas enlever le polo de son uniforme qui était un peu trop épais pour ces conditions climatiques, mais elle n’était pas sure que Castiel apprécierait beaucoup un nouveau Strip-tease, alors, elle se contenta d’ouvrir le col autant que possible et d’en remonter les manches.

Quand il lui proposa une pause, elle ne put retenir un soupir de soulagement, et d’accepter avec reconnaissance la gourde qu’il lui tendit. Elle s’obligea à boire lentement avant de la lui rendre, avant de hocher la tête quand il lui demanda de rester là le temps qu’il vérifie leur direction.

Mais à peine eut-il disparut derrière les grands feuillages du sous bois, qu’elle en fit de même dans la direction opposée. Elle avait l’impression qu’il y avait des heures qu’elle se tortillait pour retenir une envie pressante. Et c’était quelque chose qu’une pudeur mal placée lui avait interdit de signaler à son compagnon.

Le principal problème dans une jungle telle que celle-ci, même en ayant l’impression de s’être éloignée que de quelques pas de son point d’origine, il était facile de se perdre. C’est ce que constata la jeune femme lorsque ça petite affaire réglée elle voulu regagner l’endroit où elle était sensé attendre Castiel. Au lieu de revenir sur ses pas comme elle le pensait, elle ne fit que s’enfoncer d’avantage dans la direction opposée. Le temps qu’elle s’en rende compte, elle avait du faire une petite dizaine de mètres, mais elle aurait tout aussi bien pu faire 30 bornes. Elle réalisa qu’elle était totalement perdu.

Elle s’était toujours targuée d’avoir un très bon sens de l’orientation, et il est vrai que sur terre, elle n’avait jamais eu de grosses difficulté à retrouver son chemin, mais ici, les choses étaient différentes. Même dans la cité elle avait du mal à s’orienter, elle avait l’impression que sa boussole internet était totalement déboussolée. Elle s’efforça de garder son calme. Ils ne s’était quittés que depuis quelques minutes, elle n’avait pas pu s’éloigner beaucoup, et elle savait que son compagnon, lui était parfaitement dans son élément dans cette nature hostile. Il allait forcément la retrouver.


* Oui, mais s’il lui était arrivé quelque chose ?* s’inquiéta la petite voix *S’il était blessé et qu’il attendait que tu le retrouve ?* *Arrête de me faire flipper,* s’énerva  Déa, tout en commençant à tourner en rond à la recherche d’un signe de son passage précédent.

Elle sursauta brutalement et se mordit la langue pour retenir le flot de noms d’oiseau qui se bousculaient sur ses lèvres quand un Castiel au regard espiègle surgit devant elle entre les arbres, se moquant de son sens de l’orientation.

La stupeur remplaça la colère quand il posa sa main sur ses cheveux pour la faire pivoter sur elle même, comme il l’aurait fait avec un automate à remettre dans le droit chemin, tout en lui piquant son sac à dos pour s’en charger lui même.


« Je n’étais pas perdu ! »
s’insurgea-t-elle mollement « J’avais juste besoin d’un peu d’intimité pour soulager un besoin naturel » expliqua-t-elle dans un murmure emplit de gène et à peine audible

Sa réplique suivante fit hausser un sourcil mi-surprit, mi-inquiet à la jeune scientifique. Effectivement, elle se rappelait avoir dit qu’elle n’était pas mauvaise en escalade, mais maintenant, avec le recul, elle n’était plus très sûre que ses compétences, bien plus élevé que la moyenne sur terre, soit à la hauteur des espérances de son guide, et effectivement, quand elle fut au pied du mur, au sens propre du terme, elle fut prise d’un affreux doute, au point qu’elle ne put se retenir de lui lancer un regard mauvais quand il lança un « les dames d’abord » moqueur.


*Et béh, il est en forme aujourd’hui le petit Castiel, je ne me rappelle pas qu’il t’ai jamais tant taquiner.* constata la petite voix.

FInalement, elle réalisa que ses réflexes revenaient facilement, et que la falaise, bien qu’abrupte offrait des prises régulières et faciles. Malgré la fatigue qui commençait à se faire ressentir après son accident de la veille, la nuit sur le sol caillouteux de la grotte et la chaleur moite qui commençait à devenir éprouvante, elle n’avait aucune difficulté à se frayer un chemin sur cette paroi, se déplaçant sur celle-ci avec autant d’aisance qu’un chamois.

Elle arriva au sommet bien avant lui, et fronça les sourcils en le regardant la rejoindre. Il était clair qu’il avait été éprouvée par cette ascension, alors qu’il était sensé être bien plus en forme qu’elle. Il était à bout de souffle, en nage, il lui sembla même le voir vaciller légèrement, avant qu’il ne se reprenne. Bien sûr, il était chargé du sac à dos, mais après tout, la veille aussi, et pourtant pour la courte monté qui donnait sur le plateau où se trouvait la grotte, malgré les conditions météo épouvantable et sa fatigue, il l’avait monté aussi facilement qu’il l’aurait fait d’un escalier alors qu’elle avait fini l’ascension avec autant d’aisance et de grâce qu’une limace desséchée. Il y avait clairement quelque chose qui n’allait pas. Tout naturellement, les yeux de la jeune femmes se reportèrent sur le flanc de Castiel, là où elle savait qu’il s’était blessé, cherchant à deviner si la tache sur la chemise s’était élargie, sans arriver à en être sure.

Il ne lui laissa pas le loisir de l’interroger, se lançant dans une série de compliment à son égard, des considérations d’ordre climatique, et attirant son attention sur le fait que le ruisseau qu’ils entendaient finirait bien par les conduire à la mer, avant de donner le coup d’envoi pour le départ, l’incitant à passer devant.


«  Les conditions climatiques son certes un facteur important pour  ce genre d’exercice, mais la condition physique aussi. »
 rétorqua-t-elle  « Je te rappelle que hier, outre l’orage, et la nuit, je me remettait à peine d’une hydrocution et d’un début de noyade. Je n’étais pas au mieux de ma forme... » Elle laissa sa phrase en suspend, mais le regard qu’elle lança à Castiel disait clairement « comme toi aujourd’hui. » et exprimait toute l’inquiétude que son état lui inspirait.

Quoi qu’il en soit, elle obtempéra, et pris la tête dans la direction qu’il lui avait indiquée. Il ne leur fallut pas bien longtemps avant d’arriver au ruisseau, pour constater qu’ils ne risquaient pas de l’atteindre. Plus qu’un ruisseau c’était un torrent de montagne qui courrait au fond d’une profonde gorge à pic. Ils n’avait aucun moyen de descendre cette falaise, il leur aurait fallu du matériel d’escalade pour espérer arriver au fond en rappel, et elle doutait que Castiel aurait pu supporter ce genre d’exercices avec un baudrier appuyant exactement à l’endroit où il s’était blessé lors de sa chute de la veille.

Son affirmation la tira de ses réflexions. Évidement il avait raison, même avec son sens de l’orientation défaillant, elle aussi elle avait bien conscience que la plage était relativement proche de l’autre coté, et que, rester sur ce coté là du ruisseau pour le suivre serait compliqué. Mais, elle s’inquiétait. Pas pour elle, malgré ce qu’elle avait subit la veille, malgré ce que son compagnon semblait penser d’elle, elle se savait capable de faire face, et elle était bien décidée à lui prouver qu’elle était plus que la petite terrienne fragile et délicate qu’il semblait voir quand il la regardait.

Elle le suivit quand il commença à longer la gorge et sentit son humeur s’assombrir un peu plus lorsqu’il se retourna vers elle, un éclat d’espoir dans les yeux, désignant un arbre immense tombé au travers de la gorge, mais ce qui la consterna le plus fut le ton qu’il prit pour lui énoncer son idée. Visiblement, pour lui, elle était un boulet, bon, d’accord, elle devait bien avouer qu’elle comprenait pourquoi il la pensait aussi fragile et délicate, mais là, c’est elle qui s’inquiétait pour lui. Elle ne voulait pas qu’il ait l’impression qu’elle le rabaissait, et c’était loin d’être ce qu’elle avait en tête, mais elle aurait voulu qu’il comprenne qu’il n’était pas responsable d’elle, qu’elle n’était pas si fragile qu’il semblait le penser, qu’elle aussi elle pouvait l’épauler… Qu’ils était égaux, et qu’il n’était pas obligé de prendre autant de risque pour elle. Mais elle savait aussi que s’était dans son caractère, qu’il était comme ça, et que le confronter serait une erreur qui ne ferait que le braquer. Tout ce qu’elle pouvait faire, s’était rester en alerte pour être là si jamais son métabolisme lui jouait des tours.


« ça va aller »
le rassura-t-elle laconiquement et d’un ton un peu plus rêche que ce qu’elle aurait voulu.

C’est à se moment là que la petite voix cru bon d’intervenir.


*Heu… T’es sure ? * *Ta gueule !* *Oui non mais je sais que t’as pas le vertige, mais bon, sérieux ?! Un tronc d’arbre à moitié vermoulu en guise de pont au dessus d’un trou de 30 mètres minimum ? Toi, qui a flippé sur un pont suspendu dans un accrobranche ?!*

Évidement , il fallait qu’elle se rappelle de ça. Oui, elle avait flippé, pas à cause du vertige mais à cause du mouvement… Elle espérait bien que le tronc serait plus stable, et elle ne voulait pas penser à ça.

Même s’il semblait sur de lui au moment de s’aventurer sur le pont de fortune, après l’avoir tester de quelques coup de pieds, Déa savait qu’il n’était pas aussi serein qu’il le paraissait, et elle, elle était juste terrifié. Pas à l’idée de devoir suivre le même chemin quand il aurait réussit la traversée, mais à l’idée de pouvoir être la témoin impuissante d’un accident qui serait forcément fatal.

Voir disparaître dans de telles circonstances un inconnu lui aurait été une expérience atroce, envisager de voir mourir quelqu’un quelle considérait déjà comme un ami lui était littéralement intolérable. Mais, que pouvait-elle faire ? Elle avait déjà compris que Castiel était un esprit libre, un oiseau qui ne tolérait aucune cage, surtout quand il était sur de faire ce qui devait être fait. Cet homme avait une volonté de fer, et elle savait qu’elle n’était pas de taille à lutter.

Elle le regarda resserrer les sangles du sac à dos,  s’efforçant de lutter contre l’angoisse qui lui broyait le cœur, respirant profondément comme elle l’avait apprit. La seule chose qu’elle se permit fut de lui crier
« Soit prudent ! » au moment où il s’engageait sur le tronc.

Son cœur se bloqua lorsqu’elle le vit vaciller légèrement et ralentir sa progression. Elle aurait voulu se précipiter vers lui, l’aider, mais elle savait que ce serait une mauvaise idée, probablement le plus sur moyen de les faire plonger tous les deux dans les eaux tumultueuses des mètres plus bas, et les conduire à une mort certaines.

Finalement il se reprit et continua d’avancer jusqu’à sauter sur la terre ferme.

Quand elle le vit se retourner vers elle, en sécurité sur la berge opposée, elle ressentit un soulagement qu’elle avait rarement éprouvée, même si elle savait que ça impliquait que c’était son tour.

Il lui sembla que des siècles s’étaient écoulés avant qu’il n’atteigne la rive opposée, et elle réalisa qu’elle avait cessé de respirer et dut lutter contre les larmes de soulagement qui ne demandait qu’à déborder de ses paupières. En d’autres circonstances, avec un autre que lui, elle les aurait probablement laissé s’écouler, ne serait-ce que pour se soulager avant d’entreprendre à son tour ce périple aventureux. Mais, pas avec lui. Elle ne s’était montré que trop fragile jusque là. Elle avait besoin qu’il comprenne qu’elle était moins délicate que ce qu’il pensait. Elle avait besoin de se prouver à elle même, à travers les yeux de cet homme qu’elle connaissait à peine, qu’elle était plus forte que ce qu’elle donnait à voir.

Son tour de se lancer sur ce pont de fortune circulaire, probablement moisi et couvert de mousse glissante. Déa avait toujours été fière d’avoir beaucoup d’équilibre, mais s’était une chose de faire des cabrioles sur une poutre dans un gymnase, s’en était une autre de traverser un ravin sur un tronc glissant au dessus d’un torrent impétueux.

 Surtout avec un état d’esprit aussi cahotique que pouvait être le sien. Mais elle n’avait pas le choix. Elle ne voulait surtout pas lui donner l’impression qu’il devait faire le chemin en sens inverse pour venir la rejoindre. Elle serra les dents, pour la première fois de sa vie forma l’ébauche d’une courte prière dans son esprit, avant de se lancer.

Elle savait qu’en cet instant elle devait correspondre en tout point à l’image que le jeune homme avait d’elle. Elle était blême, elle le sentait aux picotements qu’elle ressentait dans ses joues, et oui, elle était terrifiée. Un pas… deux pas… trois pas… un pied qui perdit son point d’appui sur la mousse humide du tronc acheva de retirer tout le sang de son visage, et d’affoler un peu plus son cœur. Elle ferma les yeux tandis que son corps retrouvait son équilibre.


*Allez ! Purée, t’as fait pire que ça ! Tu as couru sur les sentiers de chèvres au dessus des récifs, tu as même sauté parfois parce que les chemin s’étaient effondrées ! Ce tronc, il est assez large pour que vous puissiez vous y croiser à deux ! Reprends-toi ! Chez toi, tu aurais dansé dessus ! C’est pas parce que tu es dans une autre galaxie que les lois de la physiques sont différente ! * l’exhorta la petite voix sans vraiment réussir à dissiper la panique qui devenait dangereuse. *Merde ! Déa ! Tu vaux mieux que ça, il le sait, mais il faut que tu le lui prouve !*

Le tout n’avait durée que quelques secondes. Les secondes les plus longues de la vie de la jeune femme. Mais elle fini par arriver à se reprendre, à lutter contre son envie de s’allonger sur le tronc pour s’y agripper en y enroulant ses bras et ses jambes jusqu’à ce qu’on vienne l’en déloger.  Elle releva les yeux et vit le regard de Castiel. Et dans son regard elle lu toute sa terreur à la voir en équilibre précaire sur ce frêle passage, la même terreur qu’il aurait pu lire dans ses yeux s’il ne lui avait pas tourné le dos quand il l’avait traversé lui-même. La terreur que peut ressentir un ami.

Plus que les pouvoirs qu’il déploya autour d’elle pour la protégé et dont elle ne fut jamais consciente, c’est l’éclat de son regard qui lui rendit confiance. Il avait peur pour elle. Il avait confiance en elle. Il se préoccupait d’elle. Elle ne pouvait pas le décevoir, elle ne pouvait pas lui infliger le chagrin de la voir échouer et disparaître. Elle devait être forte, non seulement pour elle, pour sauver sa peau, mais pour lui. Pour lui qui s’était battu pour la garder saine et sauve jusque-là. Ça serait vraiment très impolis de mourir maintenant. Il s’était donné trop de mal, mais elle savait qu’elle perdait déjà la bataille, avant d’entendre ses cris, ses conseils.

Il avait dut comprendre qu’elle vacillait malgré ces encouragement, sa voix se fit plus pressente, ses mots plus intimes. Elle sut qu’ils avaient partagé bien plus qu’un moment d’aube ce matin là, elle comprit qu’il avait lu en elle comme dans un livre ouvert puisqu’il l’exhortais à retrouver cet état de  plénitude.    

Elle s’efforça de suivre son conseil, même si ce souvenir pourtant si proche lui sembla si  inaccessible , elle avait l’impression de le voir mais de ne pas pouvoir l’atteindre, s’affolant encore un peu plus.  Rouvrant les yeux, elle le vit, bras tendus, regard affolée, et  tout le reste  s’évanouit , l es hurlements avides du torrents au dessous d’elle, le sifflement du vent dans les gorges du ruisseau , les hurlements  terrifiés  de sa petite voix  et  même  la voix de Castiel lui conseillant de retrouver la paix qu’elle avait ressentie ce matin là, quand elle était assise à  ses  coté  pour  contempler ce paysage fabuleux. Ce qui lui sauva la vie à ce moment là, ce qui lui donna la force de sortir de la paralysie de la terreur de la chute fut la vision de son ami à quelque mètres d’elle.  Tout ce qu’elle  v it  fut le regard terrifiée de son ami lui  tendant les bras.  Ce qui la sauva de la chute fut l’impérieux besoin de soulager son inquiétude. Elle ne devait garder qu’un souvenir confus des deux derniers pas qu’elle fit sur le tronc avant de se jeter dans ses bras.  

Elle ne fut même pas consciente de la main qu’il avait levé, attendant qu’elle la frappe de la sienne en un signe de victoire quand elle avait atteint l’extrémité du tronc. Dés qu’elle  avait  sentit la main de Castiel se saisir de la sienne, elle s’ était effondrée contre lui,  enroulant  son bras libre autour de ses épaules, le serrant à le briser, comme une presque noyée l’aurait fait avec la  bouée  salvatrice , peinant à reprendre son souffle, mais déjà consciente que cette manifestation d’émotion  était perturbante pour lui.

Que ce fusse à cause de la surprise, ou par choix il lui laissa quelques secondes pour reprendre ses esprits, et elle fut la première à rompre cet étrange embrassade avec un sourire maladroit, et un
« désolée » murmuré pendant qu’elle se détournait, avant de devenir froide.

Déa se sentit très bête d’avoir ainsi paniqué sur ce pont de fortune, certes, mais relativement stable. Elle avait honte, et la honte la rendait dure, voire carrément cruelle (même si, elle en payait les conséquences une fois le choc dépassé). C’est donc d’une voix glaciale, qu’elle demanda à Castiel, juste après avoir quitté de façon brusque la chaleur et la douceur de ses bras, quelle direction ils devaient prendre maintenant qu’ils avait traversés le ravin.

Ils reprirent leur périple, mais après cet évènement, Déa n’était plus vraiment la même, même si, au fond de son esprit la petite voix s’efforçait de la ramener à la raison. Heureusement, le trajet ne leur laissa pas vraiment le temps de papoter, sinon Castiel aurait vraiment pu se dire qu’une entité étrangère avait pris le contrôle de l’esprit de la douce et fragile jeune femme qu’il connaissait. Même elle était consciente du changement, et elle le détestait. La petite voix n’en parlons pas, elle avait déjà eu a faire avec ce qu’elle appelait la « Déa surgelée ».

Les trois délibérait encore lorsque le chemin s’acheva au bord d’une falaise surplombant un joli petit lac, et malgré les dissensions internes qui agitaient son esprit, Déa ne pu qu’être subjuguée par la beauté de l’endroit. Le torrent qu’ils avaient suivit finissait en une élégante cascade mourant dans un petit lagon aux calmes eaux turquoise.

Déa se pencha pour admirer le paysage, et évaluer inconsciemment si ils pouvait sauter sans risque. La hauteur n’était pas exceptionnelle elle avait fait des parcours de rafting avec des chutes bien plus hautes. Elle savait que la hauteur du saut n’était pas vraiment un soucis, tant que la profondeur de l’eau était suffisante.

Son esprit délibérait encore sur le bénéfice/risque de cette solution lorsqu’une poussée dans son dos la fit basculer dans le vide. En une fraction de seconde, elle s’entendit hurler, tourna un regard incrédule vers la seule personne présente en ces lieux, et pris une position à même de lui éviter la douleur d’un « plat » sur l’eau, ou un traumatisme sur le fond s’il n’était pas suffisant. C’est donc sous la forme d’une boule qu’elle atterrit dans le lagon. Forme qui lui évita de plonger trop profondément et lui permis d’agrémenter de noms d’oiseaux tous plus imagés les uns que les autres le saut de Castiel.  

Quand il plongea à son tour dans les eaux turquoises du lagon, les pulsions meurtrières de la jeune femme ne s’étaient pas calmés,  pire que ça, la façon désinvolte dont il se jeta dans le vide la vexèrent. Et elles ne se calmèrent pas plus quand elle réalisa qu’il s’occupait plus de sauver le sac que de s’inquiéter de sa santé à elle. Elle était bien décidé à lui faire payer cet affront maintenant qu’ils étaient dans son élément à elle.


*Je rêve où il se fout de ta gueule ?* demanda la petite voix en voyant l’expression espiègle sur le visage de Castiel. *Non, tu ne rêves pas.* répondit Déa en le regardant un peu incrédule. Il ne l’avait pas habituée à tant d’espièglerie. Mais s’il voulait jouer, c’était parfais. Puisqu’il semblait être d’humeur joueuse, elle allait lui montrer ce que c’était que de jouer avec une sirène.

Déa, lui offrit un sourire digne d’une sirène. Enjoleur, caressant, emplis de reconnaissance et totalement innocent, en se rapprochant de lui, glissant un instant son bras sur son épaule avant de le contourner et de plonger dans son dos.

astiel manquait de pratique avec les femmes, surtout avec les femmes telle que Déa. Il manquait encore plus de pratique avec les Sirène, ce que Déa pouvait devenir quand elle était dans l’eau.Même si Déa n’était pas aussi perverses et mortelles que ces êtres, l’eau était son élément,dans l’eau, elle était sure d’elle, sa timidité s’évaporait, laissant place à une espièglerie déconcertante pour ceux qui ne l’avaient jamais vu dans son élément.  

Elle ne disparu que quelques fraction de secondes avant de saisir les chevilles de Castiel pour l’entraîner vers les profondeurs. Bien sur, elle n’avait aucune mauvaises intentions, juste l’envie de lui faire payer de l’avoir poussée de la falaise, juste quelques poires qui revenaient au sac. Une plaisanterie agréable entre deux être ayant développés une certaines connivence après les épreuves qu’ils venaient de subir. Une plaisanterie qui se retourna contre elle.

Elle n’avait aucun problème à garder les yeux ouverts sous l’eau, même salée, et elle fut donc au premières loges pour voir le léger filet pourpre qui s’échappait du flanc de son ami et se diluait en volute rosée dans l’eau du lagon. En soit, le mince filet de sang n’avait rien d’inquiétant. Ce n’était pas une hémorragie impressionnante. Et pourtant, Déa eut l’impression que son propre sang se figeait dans ses veines. Elle lâcha les chevilles de Castiel, remonta le long de sa poitrine pour l’attraper sous les bras et les ramener tout les deux à la surface. Elle ne lui laissa même pas le temps de souffler et de cracher l’eau qu’il avait dans la bouche, ni de s’essuyer les yeux. Toujours en le maintenant de ses bras passé sous ceux du jeune homme, comme si elle craignait qu’il ne coule, elle l’attaqua de front.


« Je sais que tu es un homme un vrai, que tu n’es pas du genre à t’écouter, mais là, c’est moi que tu vas écouter. Sinon je te promets que je t’assommes et que je te ramènes sur la rive pour te soigner de force. » Elle posa sa main sur le flanc blessé de son ami, y imprimant une légère pression qui le fit grimacer. « Ce n’est pas une égratignure, c’est plus que ça, et ça saigne, je l’ai vu dans l’eau, et c’est probablement en train de s’infecter, tu as probablement déjà de la fièvre. » déclara-t-elle «  Alors, tu me donnes ce sac, » dit-elle en joignant le geste à la parole et en lui prenant le sac des pour le passer sur son épaule « Et tu passes devant pour aller jusqu’à la petite plage là bas. Une fois qu’on y sera, tu enlève ta chemise et tu me laisses faire ce qui doit être fait. » ordonna-t-elle.
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MessageSujet: Re: Koh Lantia - Castiel Koh Lantia - Castiel - Page 2 EmptyDim 16 Aoû - 19:57

Autant dire qu'à la fin de cette expérience, la relation entre Castiel et Déa ne serait plus la même qu'avant. Les peuples de Pégase avaient une certaine empathie, solidarité et fraternité entre eux. Ils luttaient ensemble pour survivre face à un ennemis commun. L'esprit communautaire était beaucoup plus développé que pour le peuple Terrien. L'Enokien ne comprenait d'ailleurs toujours pas comment les membres d'une même planète pouvait créer autant de guerre entre eux pour des raisons égoïstes. Peut-être simplement parce qu'ils étaient centré sur leurs nombrils et que voir "grand", voir au delà de ses frontières Terrienne n'était tout bonnement pas possible. Tout ça pour dire que nos deux protagonistes étaient presque des inconnus avant Koh Lantia; et que vivre 48h en combattant Mère Nature et les dangers qu'elle représentait en milieu hostile, rapprochait beaucoup plus qu'un an à se parler de choses banales. Toutefois Castiel n'avait pu s'empêcher de se turlupiner l'esprit sur le fait de savoir pourquoi, il avait ce besoin de la protéger "autant". Ok, il était comme ça avec tout le monde et surtout avec Kylee. Elle était officiellement sa protégée et une de ses quêtes sur le long terme: à savoir l'aider à décrocher de ce poison qui envenimé ses veines. Toutefois, même s'il serait prêt à donner sa vie pour elle et à être là si un besoin se faisait ressentir; cela n'était pas pareil avec Déa. Son comportement envers elle était comme un aimant.. Tantôt proche, dévoilant son côté doux et prévenant qui restait assez rare chez cet être aux allures stoïques & froides; tantôt distant et sec quand le comportement de cette dernière l’agaçait.. Et pour autant pouvait aussi l'attendrir également. Cette ambivalence pouvait être perturbante chez lui qui n'avait clairement pas l'ensemble des codes sociaux et qui s'était mis depuis bien longtemps des barrières envers les personnes qu'il pouvait aimer. Tout ce qu'il avait récolté jusqu'à présent n'avait été que des pertes et des trahisons.. Son père adoptif, son peuple.. ses amis.. et la seule qu'il n'avait jamais aimé en secret. Déa avait cette fraîcheur et cette innocence qui lui rappelait beaucoup Ella-Rose, une gentillesse incarnée, prévenante envers les autres qui pouvait se révéler être un vrai roquet, voir une lionne autoritaire. Mais elle était plus que ça également.. Elle possédait une palette d'émotion, une harpe de sentiment intense qui pouvait changer du tout au tout.. Et parfois le jeune homme était perdu. Le comble pour quelqu'un avec des dons de cet acabi. Mais il ne voulait pas faire comme avec Kylee.. A l'époque ce dernier était entrer dans sa tête en brisant une à une ses barrières mentales pour lui sauver la vie en apaisant son esprit à la source. Ce voyage mental lui avait permit d'être aussi proche d'elle que s'il l'avait connu depuis sa naissance. Il avait sû la déchiffrer et la comprenait parfois même plus qu'elle-même. Cela n'avait pas été sans conséquence car il y a toujours un prix à payer lorsqu'on utilise ce genre de don sur l'esprit humain. La personne concernait pouvait rechercher ce genre d'apaisement procurer par ses dons, un peu comme une drogue et il s'était promis ce jour là de ne plus réitérer l'expérience. De plus cela fossé les relations, elles étaient biaisés et cela allait tout simplement à l'encontre de ses principes. Il ne voulait pas faire ça avec Déa, même si des fois l'envie lui démangeait pour ne pas se retrouver dans des situations inconfortables.

Ce rapprochement incongru, lui avait permit de se "laisser" aller à de petites blagues. Comme lorsqu'il l'avait poussé dans le lagon en contrebas.. Cela lui avait même décocher un petit rire, amusé. Finalement il balança le sac avec force sur la rive en contrebas ce qui lui décocha un gémissement dû à sa blessure, avant de se jeter à l'eau. En remontant à la surface, il ne put s'empêcher de vanner la brunette en face de lui. Toutefois au lieu de s'attendre à des noms d'oiseau, cette dernière nagea doucement en sa direction avec un sourire enjôleur. Castiel fronça les sourcils légèrement sur le qui-vive. Il était peut être naïf, mais pas forcément stupide et puis avec la blonde qu'il avait sous sa coupe, il était habitué au coup fourré. Mais cette dernière le contourna aussi habilement qu'un dauphin avant de disparaître sous l'eau. Le jeune homme tourna sa tête tout en faisant du sur place, se demandant ce qu'elle faisait. Qu'elle ne fut sa surprise lorsqu'il se sentit happait sous l'eau. Il eut un "glurps" peu sexy avant de tenter de se déloger de cette emprise à sa cheville. Mais contre tout attente, il sentit Déa se coller à lui pour l'aider à le remonter à la surface. Le temps que tout se connecte à son cerveau, il sentit un début de gêne face à cette approche.. Il papillonna des yeux en reprenant son souffle, alors que le visage de Déa en face de lui, s'entremêlé à la vision de son visage de séductrice lorsqu'elle s'était déshabillée la veille. Toutefois, il n'eut pas vraiment le loisir de laisser vagabonder son esprit que cette dernière se mit à l'houspiller.


Citation :
« Je sais que tu es un homme un vrai, que tu n’es pas du genre à t’écouter, mais là, c’est moi que tu vas écouter. Sinon je te promets que je t’assommes et que je te ramènes sur la rive pour te soigner de force. » Elle posa sa main sur le flanc blessé de son ami, y imprimant une légère pression qui le fit grimacer. « Ce n’est pas une égratignure, c’est plus que ça, et ça saigne, je l’ai vu dans l’eau, et c’est probablement en train de s’infecter, tu as probablement déjà de la fièvre. » déclara-t-elle «  Alors, tu me donnes ce sac, » dit-elle en joignant le geste à la parole et en lui prenant le sac des pour le passer sur son épaule « Et tu passes devant pour aller jusqu’à la petite plage là bas. Une fois qu’on y sera, tu enlèves ta chemise et tu me laisses faire ce qui doit être fait. » ordonna-t-elle.

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Castiel en resta bouche bée au fur et à mesure de ses directives. Il se serait néanmoins passé de cette souffrance inutile. C'est qu'elle se rebiffait la petite Déa ! Il n'était pas du genre à ne pas se laisser soigner.. quoique.. il avait déjà donné du fil à retordre à Noah en négligeant sa fatigue physique; mais là, la situation n'était pas la même. Quoiqu'ils fassent, il fallait rentrer sur Atlantis pour qu'on lui procurer des soins.

"Ce n'est qu'une égratignure.. un peu profonde.. certes.. mais quoique tu veuilles faire, il n'y a rien pour désinfecter dans ce sac, j'ai utilisé la seule compresse imbibée hier. Il faut rentrer sur Atlantis pour cela.., il faut marcher.. et ne pas s'arrêter pour un rien. Je tiendrais."

Face au regard assassin qu'elle lui lançait, il leva les yeux en l'air avant de se mettre à nager vers la rive, prenant soin de nager à grande amplitude, pour lui montrer qu'il savait encore bouger. D'apparence, car chaque mouvement lui arrachait une douleur vivace. Ce n'était pas ainsi ce matin encore, les efforts physiques avaient dû rouvrir la plaie. Arrivé sur la berge, il se redressa tant bien que mal, alors que sa chemise dégoulinait et collait à sa peau. Il redressa le pant sur son flanc et contracta sa mâchoire en voyant que sa blessure était ré ouverte.. sur une amplitude plus grande qu'hier. Durant une fraction de seconde, il se maudit intérieurement. Comment une simple éraflure pouvait le déposséder de sa force ainsi.. Bon la réponse, il la connaissait, mais il n'avait pas envie de l'accepter.. Il était un homme voilà tout.. finement blessait dans son orgueil, de ne peut être pas mener à bon port la scientifique. Il se retourna vers Déa qui farfouillait dans son sac.

"Déa.. Il n'y a rien là-dedans. Tu perds ton temps.. même si...
(il dériva le regard ayant un soupir avant de se concentrer à nouveau sur elle) même si j'apprécie ta sollicitude à mon égard. Mais je suis au regret de te dire que tu ne pourras rien faire, à moins que tu es sous la main des fleurs de lavande, du romarin et de la sève d'un Corylus cornuta pour faire une pâte désinfectante.."

Castiel toisa du regard la jeune femme, la mettant un peu au défi de répondre, même si ce regard n'était pas non plus à 100% méchant, car on pouvait y lire aussi le fait qu'il ne voulait pas s'engueuler avec elle. Ce n'était ni le lieu, ni le moment. Il y avait donc une lueur de supplication également, pour qu'elle laisse tomber.

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Néanmoins, il n'eut pas forcément la réaction escomptée, loin de là.. Castiel s'approcha donc avec un regard un peu plus froid vers elle pour s'arrêter à sa hauteur, la surplombant de son aura.

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"Tu me fais penser à Kylee..."

avant de lui lancer:

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"What part of "you lose your time" escapes your understanding ?... Whatever you could say.. We need to keep going.. So follow me.. before i turn wrong.."

Il la contourna comme un prince et saisit le sac avant de le refermer, insinuant silencieusement qu'elle n'avait rien à dire. Sans lui, elle était littéralement morte.. De plus la fièvre qui montait de plus en plus dans son organisme lui faisait perdre le peu de patience qu'il pouvait encore avoir.. Il resta stoïque pendant qu'il refermait le sac avec précaution, avec un visage aussi impassible que possible, alors qu'il avait l'impression qu'un chihuahua sautait autour de lui. Finalement il eut un las soupir, fermant les yeux hésitant; puis il tendit deux doigts vers elle avec un regard sans appel. Il bloqua quelques secondes, avant de poser le bout de son index et de son majeur sur le front de la jeune femme.

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Il lui lança une image mentale. Durant une fraction de seconde, d'extérieur, le regard de la jeune femme paru vide, comme si il n'y avait plus âme qui vive à l'intérieur. Castiel modifia alors pour quelques temps ses récents souvenirs.. Tant qu'il aurait le contrôle et qu'il serait assez proche de cette dernière, il pourrait exercer son influence. Il revint au moment où ils étaient tout deux dans ce lagon, à ce moment précis où elle avait vu sa blessure saigner. Il n'alla pas plus loin dans sa caboche, ne grattant pas son mur de protection personnel. Il n'en n'avait pas le droit et était trop respectueux pour ça. Il modifia uniquement ce souvenir et la suite des événements. Pour Déa, elle avait juste eu sa vengeance et était retourner sur la rive. Lorsqu'il retira sa pression, il lui fit un léger sourire, fatigué par son état physique ambiant.

"On peut continuer ?.. Je pense que nous avons encore un petit 2h de marche, nous y sommes bientôt."

Oui, c'était mal.. mais Castiel avait évalué que cela était une nécessité. Et lorsque c'était le cas, rien ne pouvait l'arrêter en général. Négocier pour quelque chose dont ils étaient impuissant l'un l'autre, ne mènerait à rien à part perdre du temps. La dernière fois qu'il avait modulé des souvenirs, cela avait été avec Noah.. Le médecin s'était battu seul, contre une image mentale créée de toute pièce par l'Enokien. Maintenant, mieux valait qu'il tienne jusqu'à la plage et l'arrivée des secours, car s'il venait à s'effondrer, tout son travail serait réduit à Néant et les souvenirs reviendraient.


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And I try to hide the failures that
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MessageSujet: Re: Koh Lantia - Castiel Koh Lantia - Castiel - Page 2 EmptyMar 18 Aoû - 15:07

Elle secoua la tête et leva les yeux au ciel. Les hommes, tous les même, plutôt crever que d’admettre qu’ils avaient mal ou besoin d’un coup de main. Mais cette fois, elle était bien décidée à ne pas se laisser mener par le bout du nez par cette tête de pioche. Elle était consciente que s’il venait à faire un malaise, elle aurait très peu de chances d’arriver à rejoindre la plage où les secours pourraient les localiser. Et elle savait très bien qu’elle ne pourrait pas se résoudre à l’abandonner, ne serait-ce que dans l’espoir de pouvoir aller chercher des secours. Alors, non, cette fois, il pourrait bien lui faire les gros yeux, tenter de l’impressionner, ça ne marcherait pas.  

Il dut en prendre conscience vu qu’avant même qu’elle ouvre la bouche, il leva à son tour les yeux au ciel avant d’obtempérer et de se mettre à nager vers la rives avec d’amples mouvements qui devaient lui faire un mal de chien. Quelque soit la galaxie d’où ils venaient, les hommes étaient vraiment tous les mêmes.  

Rajustant les bretelles du sac sur son dos, elle le suivit, nageant avec plus de mesure, économisant ses forces, et s’efforçant surtout de rester à distance de lui. Avec l’état d’esprit dans lequel il était pour le moment, il serait bien du genre à croire à une compétition et à forcer encore plus pour nager encore plus vite juste pour lui prouver qu’il était le plus rapide. Elle connaissait bien cette tendance masculine de vouloir toujours jouer à « celui qui a la plus grosse », son milieu professionnel était majoritairement masculin. En temps normal elle s’en amusait, parfois rentrait dans le jeu, la plupart du temps n’en tenait pas compte. Elle se rendit compte qu’elle était un peu déçue de retrouver ce petit travers chez son compagnon.  


*Quoi ? T’as déjà commencé à l’idéaliser ?* ricana la petite voix *C’est pas ça.* répondit-elle *Juste qu’il m’avait paru différent. Plus mature.*

Elle arriva sur la berge juste à temps pour voir que les dégâts était encore pire que ce qu’elle avait pu imaginer. Castiel avait relevé le pan de sa chemise dévoilant une plaie aux berges déchiquetées et déjà sérieusement enflammée et infectée si elle en croyait l’auréole rouge et gonflée qui l’entourait. Clairement ses soins basiques de la veille avait été loin d’être suffisant.  

Elle savait bien qu’il n’y avait plus grand-chose dans la trousse de premier secours, mais en fille prévoyante, elle savait qu’il y avait au fond du sac, dans une petite poche latérale quelques petites choses complémentaires, une boite de paracétamol, quelques pansements, un petit flacon d’un mélange d’huiles essentielles qu’elle avait toujours avec elle et qui avait la propriété d’être toute à la fois cicatrisante, apaisante et désinfectante.  

Accroupie devant le sac ouvert dans lequel elle farfouillait, elle ignora les récriminations de son compagnon, si ce n’est pour relever les yeux et croiser son regard plein de défis quand il lui donna une liste d’ingrédients qui aurait pu permettre de faire une pâte désinfectante.


« Non, je n’ai rien de tout ça. » répondit-elle calmement, en ouvrant la fermeture de la poche latérale pour prendre dans sa main le petit flacon en épais verre brun.  

Lorsqu’il l’interpella à nouveau en lui disant qu’elle lui faisait penser à Kylee, elle releva le nez avec défi, prête à lui dire qu’elle prenait ça pour un compliment, ce qui était clairement le cas, vu qu’elle admirait la force de caractère de la jeune chirurgienne, même si son comportement un peu fougueux, et parfois un peu erratique la perturbait parfois, mais sa réplique mourut sur ses lèvres quand elle croisa le regard dur du jeune homme.  

Il la dominait de toute sa hauteur, il était déjà grand par rapport à elle, et là, accroupie en face de lui, enveloppée de son ombre qui tout à coup lui semblait menaçante, elle avait l’impression d’être une petite souris à la merci d’un immense chat.  

Elle se releva d’un bond, essayant de sortir de cette impression de fragilité qu’il lui renvoyait, mais le reste de son discours ne fit que l’inquiéter un peu plus, ainsi que l’éclat fiévreux au fond de ses yeux.
 

*Je rêve où il te menace maintenant ?* s’insurgea la petite voix

« Sinon quoi ?! »
demanda-t-elle rageusement, « Si je ne te suis pas, tu vas devenir méchant ? Tu vas me frapper ?! » l’accusa-t-elle d’un ton qui laissait clairement entendre qu’elle ne se laissait pas impressionner.  

Depuis sa séance avec Kylee, elle avait prit conscience qu’elle était capable de se défendre, et elle était parfaitement consciente que dans son état, elle pourrait faire très mal à Castiel avant même qu’il ne comprenne ce qui lui arrivait, mais tout son être se rebiffait contre cette idée. Tout son être se rebiffait à l’idée qu’il puisse ne serait-ce que lever la main sur elle. Pas lui. Pas cet homme qui lors de leur première rencontre s’était insurgée de la violence d’un homme envers une jeune femme.  

Mais elle savait aussi que parfois, la douleur et la fièvre peuvent avoir des répercussion assez étrange sur le comportement des gens.

Il fit un pas vers elle, la contourna sans lui lancer un regard, comme si elle n’avait été qu’un insecte sur son chemin et commença à refermer le sac, lui laissant clairement entendre qu’elle n’avait pas son mot à dire. Elle sentit la moutarde lui monter au nez. Là, c’en était trop. Elle en avait marre de son attitude hautaine envers elle, elle avait marre d’être traitée comme une être inférieur. Elle en avant marre qu’il la dévalorise, qu’il la traite comme une fille sans cervelle. Elle était peut être petite et frêle, mais elle avait une tête bien faite et bien pleine, elle aussi elle avait des connaissances qui pouvaient être utile.  

Elle attrapa la lanière du sac à dos, tentant de le lui reprendre.
 

« ça suffit Castiel ! J’en ai marre ! Je ne suis pas une cruche ignorante ! J’en ai marre de ton attitude méprisante, tu es comme tous ses hommes qui pensent que ce qui pendouille au fond de leur pantalon les rends supérieurs aux femmes... » Elle réalisa la brutalité et la violence de ses propos, et quand il s’approcha d’elle en lui lançant un regard glacial, levant une main, elle eut un mouvement de recul instinctif. Elle ne s’était pas attendu à ce qu’il pose simplement deux doigts sur son front et loucha en levant les yeux pour essayer de voir ce qu’il lui faisait.  

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Déa regarda le visage trempé et souriant de son ami, son regard s’égara sur la chemise blanche rendu translucide par l’eau qui l’imbibait et qui plaquait à son torse, elle détourna les yeux, gênée quand il lui demanda si elle était prête à reprendre la route, qu’ils avaient fait le plus dur. Elle lui sourit et hocha la tête.  

Il passa devant, et c’est à ce moment là qu’elle réalisa qu’elle tenait encore dans sa main le petit flacon de verre brun. Elle fronça les sourcils, essayant de se rappeler à quel moment elle avait bien pu le sortir de son logement au fond du sac à dos, et surtout dans quel but. Mais déjà il se retournait vers elle, avec un un air impatient, alors, elle haussa les épaules, et rangea le flacon dans la poche poitrine de sa chemisette, avant de presser le pas pour le rattraper. Même si, on font d’elle même, elle avait l’impression qu’il venait de se passer quelque chose d’étrange, même si elle avait l’impression qu’elle aurait du se rappeler de quelque chose, quelque chose d’important.  

Quoi qu’il en soit, elle trottina pour le rattraper, s’efforçant de suivre le rythme rapide qu’il imposait à présent, dans une ambiance qui semblait s’être bien éloignée de celle bon enfant qui avait rythmé le début de leur périple, émaillée de plaisanteries parfois douteuses, et d’une certaine connivence. Elle ne savait pas pourquoi les choses avaient changé à ce point. Elle se rappelait juste sa petite vengeances dans le lagon, mais elle n’avait pas l’impression que ça lui avait tant déplut.  

Et puis, elle trouvait que le pas de Castiel était moins souple, ses mouvements plus raides, parfois presque maladroit. Encore une fois, au fond de son esprit il lui sembla qu’un souvenir luttait pour remonter. Elle secoua la tête. Ils étaient en route depuis des heures, et même si les conditions climatiques étaient bonne, la fatigue commençait à se faire sentir, ainsi que la chaleur. Et ils n’étaient pas encore sortis d’affaires. La fatigue, la chaleur, probablement aussi l’inquiétude sourde qu’elle ressentait malgré la présence de Castiel devait forcément impacter son humeur.  

Ils marchèrent encore l’équivalent d’une petite heure, dans une ambiance qui lui paraissait lourde, et qui la peinait. La jungle s’éclaircir un peu, le sous-bois devint moins touffu. Ils suivait un petit sentier à flanc d’une colline en pente douce recouverte d’un tapis de feuilles mortes et de mousses, lorsqu’elle vit Castiel trébucher. Elle voulu le retenir en attrapant la anse du sac à dos, ce qui s’avéra être une idée assez mauvaise.  

Castiel plongea dans la pente, l’entraînant avec lui. Après un roulé boulé sur quelques mètres, elle reprit ses esprits dans une position vraiment très embarrassante. Heureusement qu’il n’y avait pas de témoins dans le coin, ils aurait pu se méprendre sur la situation.  


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Mais elle n’eut pas le temps de s’attarder à cette gêne naissante. Le menton sur le bas ventre du jeune homme, elle avait les yeux au niveau de la blessure de Castiel qu’elle ne pouvait pas rater, vu que quelques boutons de sa chemise avait cédés et qu’elle s’était largement ouverte sur son ventre et sur son flanc déchirée.  

Au même instant, le souvenir de leur altercation au bord du lagon lui revint en mémoire, ainsi que la raison pour laquelle, elle avait estimé nécessaire d’attraper le flacon rangé au fond de son sac. Elle ne comprenait vraiment pas comment elle avait pu oublier cet évènement, mais en cet instant là, elle s’en foutait. Elle releva vers le visage son ami un regard furibard, ignorant son air un peu perdu.
 

« Castiel, tu es une foutu tête de pioche ! Pire que ça, tu est tellement sur d’avoir toujours raison que tu n’envisage même pas d’écouter ce que les autres ont à dire. Si tu m’avais écouté au bord du lagon pendant que je fouillais dans le sac, tu aurais su que non, je n’ai pas de lavande sur moi, ni de sève de je sais pas quoi, mais que j’avais avec moi quelque chose qui pouvait t’aider, qui pouvait ralentir l’infection de ta plaie, et même faire baisser ta fièvre ! »

Elle se sentait folle de rage en cet instant. Et dans un mouvement d’humeur, elle se releva d’un bon. La douleur lui coupa le souffle, lui arrachant un cri de douleur, alors que le monde vacillait autour d’elle, l’obligeant à se rasseoir.

La colère et l’inquiétude à la vue de la plaie sur le flanc de Castiel, lui avait fait oublier la chute qu’ils venait de faire, elle n’avait pas envisagé d’avoir pu se faire mal, mais son mouvement d’humeur s’était chargé de lui en faire prendre conscience, et vu la douleur qui lui avait vrillé les cotes, visiblement elle avait du y laisser deux ou trois cotes, sans compter sa cheville qui avait refusé de soutenir son poids, et sa main qui était profondément entaillée et très enflée. Elle ne s’était pas ratée.  

Elle s’efforça de respirer profondément, calmement pour contrôler les ondes de douleur qui parcourait son corps avant de porter sa main à sa poche poitrine, où elle se rappelait avoir rangé son flacon, elle espérait qu’il ne s’était pas brisé dans la chute, ou qu’elle ne l’avait pas perdu, cette fois, ils allaient en avoir besoin tout les deux. Mais pour une fois, la chance fut avec elle.  

Elle l’ouvrit et en versa quelques gouttes sur sa main ensanglantée avant de le tendre à Castiel.


« Quelques gouttes sur ta plaie. Antibiotique, anti-inflammatoire, anti-fongique et cicatrisant. Et au fond de mon sac, il y a une poche où tu trouveras une boite de paracétamol, prends en un, et tu m’en file deux. Tu m’excuseras de te laisser te débrouiller, je crains d’avoir un peu de mal à bouger pour le moment. » expliqua-t-elle en serrant les dents pour lutter contre le vertige qui l’envahissait à nouveau.  

*Je te jure, s’il me traite encore une fois comme un boulet, je le mors.* pensa-t-elle
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MessageSujet: Re: Koh Lantia - Castiel Koh Lantia - Castiel - Page 2 EmptyMar 1 Sep - 19:42

Castiel eut l’impression que la comparaison avec Kylee lui avait plût, au vu de son regard flamboyant et brillant et de son relevé aussi furibonde qu’une lionne bondissant sur sa proie. La tête de Castiel se redressa légèrement, suivant du regard, les yeux de son interlocutrice, qui restait malgré tout assez petite par rapport à lui (désolé). Néanmoins sa réplique le déstabilisa. Comment pouvait-elle imaginer ne serait-ce une seconde qu’il serait capable de lui faire du mal ? Lui ? Son code d’honneur envers les femmes le lui interdisait tout bonnement. Il secoua la tête négativement, agacé et arqua un sourcil lorsqu’elle empoigna le sac. Il fut étonné que cette dernière tire sur la lanière à la manière d’une enfant. Il l’en délogea non sans mal en marmonnant un « puéril » à moitié mâché.. et fut complètement désarçonné en entendant sa réplique cinglante.
 
 « ça suffit Castiel ! J’en ai marre ! Je ne suis pas une cruche ignorante ! J’en ai marre de ton attitude méprisante, tu es comme tous ses hommes qui pensent que ce qui pendouille au fond de leur pantalon les rends supérieurs aux femmes... »
 
« Qu.. Quoi ? » fut ses seuls mots durant un bref instant. La violence des mots étaient parfois pire que des coups de poing. Néanmoins à défaut d’être vexé, il fut blessé de les entendre. Comment pouvait-elle penser cela ? Son attitude était-elle si méprisante que cela ? Si c’était le cas, il devrait faire un travail en rentrant à la base.. Mais l’heure n’était pas à tergiverser, son début de fièvre commençait sérieusement à lui chauffer les neuronnes. Le regard vitreux et peiné dans son âme, il tenta de ne pas ne le montrer et l’observa d’un air impassible. Il secoua finalement négativement la tête à la manière d’un père déçu « Je ne te méprise pas. Tu es très loin de la vérité » dit-il d’un ton glacial avant de lever deux doigts vers sa rebelle de coéquipière. La suite s’enchaîna très vite et la jeune femme recouvra sa « joie de vivre ». Certes c’était biaisé, mais Castiel ne se voyait pas la tirer avec une corde pour qu’elle le suive.. Même si durant une fraction de seconde, il avait hésité à la laisser planter là, dans cette jungle hostile ; Castiel avait écouté sa raison.

La fin de leur périple était proche, il fallait juste rejoindre la plage. Il serait ainsi plus repérable sur les radars du Jumper. Castiel pressa donc le pas. Durant une heure, le jeune homme lutta contre les torgnoles qui s’emparait de lui, la vision qui se dédoublait, les frissons qui l’assaillaient. Sa douleur au flanc était lancinante et irradié. Seulement la volonté du jeune homme était la plus forte et son but tout autant. Mettre en sécurité sa compagne d’infortune était le plus important. Tel un chevalier servant, les besoins de Déa étaient plus importants que les siens. Grave erreur. Comment s’occuper des autres correctement, lorsque l’on ne s’écoutait pas ? Alors qu’il luttait pour maintenir son entrave mentale à flot, il passa une main sur son visage en sueur. Finalement il tituba et se sentit partir vers l’avant. La tentative de rattrapage de Déa n’eut pas l’effet escompté et tout deux roulèrent boulèrent le long de la colline. Castiel attérit sur le dos et grimaça de douleur. Ce n’était pas temps le sac écrasé sous son poids, mais plutôt le poids de la jeune femme écrasait sur lui, qui lui tira un grognement de douleur. Finalement il eut quelques instants d’absence le temps de se remettre de cette chute. L’entrave mentale s’envola et la jeune femme put récupérer l’ensemble de ses souvenirs. Alors qu’il redressa la tête avec difficulté, il réalisa que cette dernière était dans une position où le doute était permis. Néanmoins, il n’en tena pas rigueur, encore sonné.


« Castiel, tu es une foutu tête de pioche ! Pire que ça, tu es tellement sur d’avoir toujours raison que tu n’envisage même pas d’écouter ce que les autres ont à dire. Si tu m’avais écouté au bord du lagon pendant que je fouillais dans le sac, tu aurais su que non, je n’ai pas de lavande sur moi, ni de sève de je sais pas quoi, mais que j’avais avec moi quelque chose qui pouvait t’aider, qui pouvait ralentir l’infection de ta plaie, et même faire baisser ta fièvre ! »

Lorsque celle-ci se redressa, telle une dragonne, le jeune homme put s’asseoir tant bien que mal, légèrement essoufflé. Il glissa le sac à dos sur le côté et avec une respiration lancinante, il releva son visage vers la scientifique. Un air d’incompréhension sur le visage se peignit, lui faisant froncer les sourcils tout en hochant la tête.

« Tête de… quoi ? » lança-t-il, sans comprendre la référence. Néanmoins il fit très vite le rapprochement sur le fait qu’il avait été une tête de con. Il se faisait réprimandé comme un sale gosse, mais il l’avait bien cherché. Son être se crispa tout entier lorsqu’il entendit le cri de la jeune femme à en déchirer l’âme. Cela eut le don de le sortir de sa torpeur, les signaux en alerte, tandis que Déa se maintenait les côtes. Mince.. elle qui sortait tout juste de sa convalescence après son combat rythmé avec Kylee, la chute n’avait pas dû aidé et tout ceci était de sa faute. S’il l’avait écouté, s’il n’avait pas utilisé ses dons sur elle, rien de tout ceci ne se serait passé. Lui qui se vanté de réfléchir à 2 fois pour chaque situation, il avait juste agis bêtement sans prendre en considération sa partenaire qui avait des choses à lui apporter. Il avait juste été très loin d’imaginé que la scientifique était quelqu’un de prévoyante, qui possédait de la médecine douce sur elle.

*Félicitation tu sais vraiment y faire avec les filles *

« J’ignorais que tu avais ça sur toi… mais je suppose que l’ignorance n’est pas une excuse »


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Il saisit le flacon qu’elle lui tendit et se mit à humer l’arborescence de plante qui se faisait sentir. Cette odeur.. particulière, entre les autres huiles essentielles, il l’aurait reconnu entre mille, du : Tegarome. Il eut un léger sourire, les propriétés de ces plantes mélangés pouvaient faire extrêmement de bien, mais il n’était pas convaincu que cela fonctionne au stade où il était. Soit, il abdiqua et fit comme Déa le lui avait conseillé, serrant les dents en mettant sur sa plaie. Il lui rendit le flacon avant de chercher la boîte de paracétamol. Il en prit un avant d’en tendre 2 à sa coéquipière. Durant une fraction de seconde il observa ce cachet qu’il n’avait pas vraiment eu l’habitude de prendre jusqu’à présent. L’Enokien avait une santé de cheval et les seuls fois où il avait finit à l’infirmerie, Noah lui avait injecté par intraveineuse les anti-douleurs. Soupirant, il le mit dans sa bouche et le mit à le croquer comme un bonbon. Grave erreur, le goût était juste ignoblement amer. Alors que les traits de son visage allaient de paire avec ses pensées, il fut surpris de voir une gourde d’eau se pointer devant son visage. Relevant son regard, il eut un sourire forcé et se saisit de l’eau pour faire passer ce cachet. La suite fut plus silencieuse, tous deux récupéraient à leur façon. Castiel tentait de contenir la douleur qui irradiait ainsi que les vertiges qu’il pouvait ressentir, il espérait pouvoir tenir encore un peu avant de s’effondrer.

En relevant la tête de ses paumes de main, il eut l’idée de faire un bandage précaire. Il s’attaqua à ses manches de chemise, enfin « chemise » était un grand mot lorsqu’on voyait l’état de cette dernière. Il les arracha une à une, avant de les arracher à nouveau sur la longueur pour avoir des bandes plus longues. Puis il serra entre ses dents son pant de sa chemise, dévoilant un buste finement dessiné, pas trop musclé, juste ce qu’il fallait ^^  et des épaules qui avaient l’habitude du sport. Il s’attela à cette tache avant de faire un nœud serré qui lui arracha un fin gémissement de douleur.. Finalement il se releva et se dirigea non sans tituber légèrement vers Déa, assise sur une souche d’arbre. Le pauvre Castiel ressemblait à un Cromagnon entre sa dégaine négligée à l’hygiene douteuse, son visage éprouvé et transpirant et sa barbe. Néanmoins son regard d’un bleu profond n’avait d’égal que le soucis du bien être de la scientifique.


« Tu permets ? » dit-il en posant un genou à terre. Il prit sa cheville blessée entre ses mains, comme quelque chose de délicat et souleva la fermeture du bas de son pantalon pour avoir accès à sa peau. Il tâta de ses doigts la surface. « Mmh.. tu as une foulure, je vais te faire un bandage assez serré pour éviter que le muscle soit trop sollicité ». Il appliqua son geste à la parole en se servant de l’autre manche de sa chemise déchirée. Castiel ne pipa mot et n’osa relever les yeux. Il resta silencieux, concentré sur sa tâche les sourcils froncés. Lui qui avait toujours été sensible pour percevoir les énergies négatives, il avait l’impression d’être entrée dans l’oeil de la tempête. Et pas besoin de don pour percevoir que Déa avait une colère sourde en elle. Lorsqu’il eut terminé, il replaça son pantalon correctement sur sa cheville et s’éloigna de la jeune femme, lui laissant encore un peu de temps pour récupérer. 15 minutes plus tard, il prit le sac à dos et le mit sur son dos, intimant à Déa d’un regard désolé, qu’il fallait continuer. Castiel la laissa passer devant, ralentissant le rythme pour suivre son allure. Il laissa une certaine distance, comme s’il n’osait l’approcher. Au lieu de ça, il l’observait de dos et sa mine sombre en disait long sur ce qu’il pouvait penser. Il ruminait et se traitait d’idiot, d’égoïste, tellement aveuglé par son but, qu’il s’était négligé au point de vaciller et d’entraîner Déa dans sa chute. Le syndrome du héro ou de l’annihilation de soi pour le bien-être des autres, sans doute. Il observa les pas hésitant de Déa, il la regardait tituber, se reprendre, pour toujours continuer d’avancer avec ténacité ; malgré les douleurs qui devait la traverser.

Plusieurs fois il dériva le regard dans un soupir, se sentant responsable. Puis lorsqu’il crut entendre un gémissement, il reposa délicatement son regard azur sur la jeune femme. Il tenta alors de l’approcher à sa manière, non pas physiquement, mais psychiquement en se connectant à elle, doucement tel une plume d’oiseau. Comme une présence invisible, indétectable, mais qui permet de ne pas sombrer, il libéra des ondes psychiques positives qui se manifesterait par un sentiment de bien-être.. juste assez pour supporter la douleur..., la soulager légèrement, même si elle mettrait sans doute cela sur l’effet du paracétamol (mais un paracétamol costaud). Castiel n’était pas un guérisseur, mais pour avoir déjà testé à de nombreuse reprise ; apaiser l’esprit avait souvent des effets bénéfiques sur le corps. Il l’avait déjà fait sur Noah notamment lorsque Kylee avait été possédée par Shigella et l’avait torturé sans ménagement. Afin de la retrouvé, il avait dû être un soutien tant psychique que physique.

La souffrance d’autrui lui était parfois insupportable, surtout lorsqu’il s’agissait de ses proches ou qu’il se sentait fautif. Cela faisait remonter d’ancien démon, des vieilles craintes qu’il avait enterrées tout au fond de lui. Castiel se concentra donc sur la jeune femme en continuant d’avancer, jusqu’à ce qu’il soit déstabilisé dans sa connexion. Il crut entendre un bruit mais ses oreilles n’avaient pourtant rien entendu..Arquant un sourcil, il entrouvrit la bouche et ne tarda pas à comprendre.. Ce cri de détresse avait juste était poussé dans la petite tête de sa partenaire. Il hocha la tête sur le côté, avec un mélange de sentiment le traversant… de la peine, de la crainte pour son amie, mais aussi de l’énervement. Il coupa la connexion, en laissant pour autant ce « fluide psychique » agir, qu’elle continue à être enveloppée d’une force protectrice. Puis il s’avança vers elle en accélérant l’allure :

« Déa… ça suffit... » dit-il comme résigné. Il se posta à ses côtés alors que cette dernière continuait d’avancer, il la suivit de façon rapprochée.

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« Tu n’es pas obligé de faire ça… tu n’as pas… à me prouver quoique ce soit… à contenir.. ta douleur, à la masquer… (il  voulu l’arrêter en posant sa main sur son avant-bras) je peux le voir.. ton corps parle pour toi »

**Oh le menteur, t’as juste utilisé tes dons.. fais gaffe de pas te faire griller mon grand à la force..**

Il vit sur le bas côté du chemin une branche robuste qui pourrait faire office de canne, il la ramassa et lui mit dans ses mains.

« Écoute tes signaux d’alerte… Tu n’es pas une charge ou un fardeau à mes yeux.. Bon ok.. ta maladresse te met un peu en porte à faux, *castiel, non… tu t’enfonces, rectifie, tout de suite !* mais tu es intelligente, vive d’esprit et surtout plus prudente que je ne l’ai été aujourd’hui… Alors ne deviens pas la « tête de pioche » que j’ai été et demande mon aide si tu en as besoin... »

Wow… Castiel qui faisait des déclarations de ce type, ce n’était pas tous les jours. Il n’était vraiment pas doué pour ce genre de texte. Toutefois et parfois cela le nécessité pour recadrer certaines choses et refixer un contexte. L’Enokien lui fit un petit sourire en coin, malgré que son expression était assez dur. Ils reprirent leur route, continuant de jouer de ses dons. Alors qu’ils devaient descendre une pente, le jeune homme analysa assez rapidement la situation.. Entre ses côtes et sa cheville, cela allait être compliqué. Il ne lui demanda pas son avis et passa un bras sous ses aisselles pour la soutenir, se penchant, au vu de sa petitesse. Arrivé en bas, il la sentit glissé et la réceptionna pour lui éviter une nouvelle chute.

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Il se retrouva ses deux mains sur son buste, alors qu’elle grimaçait de douleur. Aussitôt il lui balança une onde plus puissante, pour stimuler son adrénaline et éviter que la douleur ne soit trop forte. Il se racla la gorge en prenant enfin consciente de comment il la touchait, de comment.. ils pouvaient être proches. Au moins cela lui aurait permis une chose, il se recula en déglutissant, s’attardant sur le sol.

« Je crois que tu n’a que 2 côtes de foulées, elles ne sont pas cassées, enfin.. je crois » dit-isl comme pour changer de sujet, en la laissant planté là. Il s’éloigna de quelques pas afin de s’extirper du malaise qui l’avait emparé. Des brides de flashbacks sur leur aventure vinrent à son esprit et il secoua sa tête. Ils avaient déjà été avec Kylee en mission qui tournait mal, mais il n’avait jamais rencontré autant de malaises sur lesquels il n’arrivait à décrire ce qu’il ressentait exactement. Qu’est-ce que Déa lui faisait.. Elle était à la fois douce et sauvage avec un sacré caractère, à la fois enfant et femme fatale – même si pour le dernier cas cela avait été dû à une drogue… Stop !  Ce n’était pas le moment de penser à cela. Tel une huître, il se referma sur lui-même et emprisonna ses pensées parasites. Le son des vagues se faisaient entendre, ils n’étaient plus loin. 5 minutes plus tard, les deux Atlantes arrivèrent à destination et lorsque les pas de l’Enokien foulèrent ce sable, il eut un visage des plus soulagé. Comme si toute cette pression qu’il s’était mis, qu’il avait mis à Déa s’estompait pour disparaître. Il savait qu’il n’avait pas été le plus sympa des compagnons de voyage, qu’il l’avait poussé dans ses retranchements, mais ; elle aussi avait exploité la patience de l’Enokien. Mais grossomerdo, ils ne s’étaient pas entre-tués et cela était déjà pas mal ! L’Enokien laissa la belle brune sur la plage et commença à s’atteler à préparer ce qu’il fallait pour un feu de camps, histoire que la fumée interpelle un jumper qui passait par là, en plus du detecteur présent sur ces engins. Des pierres en cercle, des feuilles spéciales fumés.. Afin d’entretenir ce petit brasier, il alla chercher de la réserve, intimant à Déa de ne pas bouger pour se préserver. Gentleman un jour, gentleman toujours. De toute manière, il doutait qu’elle bouge avec ses blessures et cela lui permettait de continuer à transmettre ses ondes psychiques.

Malheureusement les forces de l’Enokien commençaient sérieusement à descendre en flèche. Plus le temps passaient et plus cela était pire. L’infection gagnait du terrain et si l’huile essentielle avait aidé tout comme le doliprane, il avait l’impression que cela n’agissait plus vraiment. Quant au fait qu’il était en age, il avait dû mal à distinguer s’il avait chaud à cause du climat ou bien de la fièvre. Se mettre comme poids de tout gérer pour ménager Déa depuis hier, utiliser ses dons depuis plus de 2h de façon consécutive fragilisait son organisme. Alors qu’il avait un fagot de branchage dans ses bras, il arriva tant bien que mal à l’aurée de la plage, les palmiers protégeaient de leur ombre le début de la plage. Il tituba et dû se retenir l’espace d’un instant avant de finalement laisser tomber sa trouvaille au sol, pour s’appuyer du palmier. Il serra son poing pour se forcer à tenir, se maudissant, mais il devait se rendre compte de son état. Il n’était plus bon à rien pour le moment. Il était à plat et la fièvre rendait ses yeux plus que vitreux. Sa vision se troubla et il vit Déa tanguait au loin. Sa respiration fut lancinante et le malaise l’envahit de toute part. Il se concentra une dernière fois sur Déa pour lui donner une dernière « dose » de sa « drogue » psychique, puis après deux pas, il céda. Castiel tomba sur le sable.


Koh Lantia - Castiel - Page 2 Inke

La brise qui s’éleva à ce moment-là, lui permit de faire virevolter quelques une de ses mèches mouillés par la sueur. Il posa une main sur son flanc et poussa un gémissement. Il tenta de se redresser, mais juste relever la tête du sol lui donnait la nausée. Il n’avait peut-être pas assez bu, maintenant qu’il y réfléchissait, il ne s’était pas beaucoup hydraté, alors c’était combo avec sa blessure. Lorsque Déa apparut dans son champ de vision, il n’eut même pas la force de lui décocher ne serait-ce un faible sourire.

Finalement il sombra dans l’inconscience, bercé par le bruit des vagues.


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♪ ♪ I am a doubter who believes. 
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MessageSujet: Re: Koh Lantia - Castiel Koh Lantia - Castiel - Page 2 EmptyMer 2 Sep - 22:08

Après leur chute, Déa se sentit vraiment étrange, comme si ce nouveau choc avait ouvert une porte au fond de son esprit, elle se rappelait très clairement ce qui s’était passé près du lagon, elle se rappelait avoir engueulé Castiel, avoir cherché dans son sac son flacon d’huile essentielle, mais elle, elle avait du avoir une absence, parce que, si elle se rappelait la dernière heure de marche, elle ne se rappelait pas à quel moment ils avaient quitté le bord de la rivière. Elle ne comprenait pas pourquoi pendant la dernière heure, elle avait oublié ce souvenir pourtant si récent. Visiblement, elle était plus choquée et plus affaiblie par leurs mésaventures que ce qu’elle avait pu le penser, et ça avait clairement une influence sur sa mémoire à court  terme .

Mais, pour l’instant, elle s’en foutait, elle avait mal et elle lui en voulait. Elle se rappelait qu’il avait refusé de l’écouter au bord du lagon, alors qu’elle aurait pu le soulager un peu. Elle se rappelait qu’il lui avait pris le sac des mains pendant qu’elle cherchait dedans, lui intimant de reprendre leur chemin sans même daigner écouter ce qu’elle voulait lui dire. S’il avait ne serait-ce que daigner l’écouter, elle aurait pu le soulager un peu, tout au moins éviter que son état s’aggrave au point de le faire vaciller, il ne serait peut être pas tombé en l’entraînant dans sa chute.

Et comme souvent avec elle quand elle avait peur, qu’elle avait mal ou qu’elle était malheureuse, ses paroles pouvaient être particulièrement brutale et blessante. Il se trouve que là, en l’occurrence elle subissait un combo des trois, elle fut donc particulièrement virulente et probablement un peu injuste, mais elle était très en colère, autant contre lui que contre elle même, et il fallait qu’elle évacue cette pression, qu’elle mette des mots sur ce qu’elle ressentait.

Quand elle eut fini sa tirade, il releva le visage vers elle, sourcils froncés avant de demander « Tête de quoi ? ».  Déa leva les yeux au ciel, la petite voix l’imita  
*Sans déconner, de tout ce que tu lui a dis, c’est la seule chose qui  l’interpelle  ?!*

« J’ignorais que tu avais ça sur toi… mais je suppose que l’ignorance n’est pas une excuse. »

Elle préféra ne pas lui répondre, lui lançant un regard aussi noir et menaçant que les nuages de l’orage qui les avait frappé la veille, et fut satisfaite de le voir obtempérer, grimaçant même en même temps que lui quand il appliqua le Tégarome sur sa plaie. Le produit en lui même ne piquait pas, mais vu l’état de la plaie, le moindre contact devait être très douloureux.

Par contre, quand elle le vit commencer à croquer le comprimé de paracétamol elle faillit abattre sa main sur son front. *Ah ben là, effectivement… même moi j’ai pas les mots.* souffla la petite voix d’un air profondément perplexe pendant qu’elle le regardait mâchouiller le truc infâme en faisant la grimace. Heureusement que ce n’était pas un comprimé effervescent, il aurait risqué de s’étouffer avec la mousse, ou alors, il aurait ressemblé à un enragé, avec son expression chagrine et l’écume aux lèvres. Il était probablement très adapté à la vie en pleine nature, mais là, franchement, elle commençait à se demander comment il avait survécut à la vie sur la cité aussi longtemps. Secouant la tête, consternée, elle lui tendit la gourde.

Quand il eut bu une gorgée d’eau pour faire passer la pilule, au sens propre du terme, Déa récupéra la gourde pour y prélever un peu d’eau. Elle était consciente qu’il leur fallait l’économiser, mais si elle ne voulait pas que sa main s’infecte à la vitesse grand V, il fallait qu’elle puisse enlever le plus gros de la terre qui y était collée avant d’y appliquer quelques gouttes de Tégarome.

Le temps qu’elle finisse de se soigner et qu’elle relève les yeux, la chemise de Castiel avait connu un sort funeste dégageant une vision qui, malgré la situation, la laissa littéralement peu bouche bée. Elle savait déjà qu’il était bien foutu, mais c’était quelque chose de le voir avec son éternelle chemise blanche, c’était autre chose de le voir quasiment torse nu. Elle fut un instant fascinée par le mouvement de ses muscles fins et déliés jouant sous sa peau d’Albatre. Bien sûr, pour le moment, elle lui en voulait toujours de ne pas l’avoir écoutée quand elle avait voulu le soigner, elle n’était pas loin de le traiter mentalement d’abruti, mais, elle devait bien reconnaître, c’était un abruti diablement agréable à regarder.


* Soit gentille, ferme la bouche.*  lui suggéra la petite voix d’un ton moqueur, elle obtempéra sans moufter.

Lorsqu’il s’approcha d’elle, avec son look de Robinson Crusoé, elle le suivit des yeux. Certains hommes ressemblent à des clochards même vêtus de costumes sur mesure hors de prix, lui s’était l’inverse, même comme ça, avec sa chemise en charpie lui servant de bandage, son pantalon froissé, déchiré par endroit et taché, sa barbe de trois jours et ses cheveux en bataille, il avait une classe indéniable, et bien plus d’élégance que bien d’autres hommes ne pourront jamais espérer en avoir. Elle avait l’impression d’observer un animal sauvage fascinant. Un félin élégant en toute circonstances. Malgré sa blessure et la fièvre qu’elle devinait en lui, son regard restait fier et rassurant. Elle sentit son agacement à son égard s’étioler et disparaître totalement quand il posa un genou face à elle prenant sa cheville entre ses mains.

Sa cheville lui paru particulièrement fragile à cet instant là. Elle sentit son cœur battre un peu plus fort, un peu plus vite, elle cligna des yeux, troublée en sentant ses joues rosir, embarrassée de ce que la sensation de ses mains chaudes et douces sur sa peau provoquait en elle, il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas eu l’impression d’avoir une envolée de papillons dans le ventre, et les circonstances était assez peu propice au genre de divagation qui commençait à poindre leur nez dans son esprit.

Heureusement, d’une certaine façon, le trouble ne survécut pas à la douleurs qui irradia dans toute sa jambe quand il tenta de la manipuler. Elle entendit un sifflement de douleur s’échapper entre ses dents. Elle le laissa lui bander la cheville.  

Après cette nouvelle péripétie, il fallut bien reprendre la route, Déa grimaça en se relevant. Le bandage que lui avait fait Castiel était relativement efficace, mais la douleurs n’en était pas moins vive à chaque fois qu’elle posait le pied. Sans compter la douleur lancinante de ses cotes à chaque respiration. Décidément, elle allait devoir prendre un abonnement à l’infirmerie. Elle avait l’impression de se traîner comme un escargot asthmatique en boitillant sur le sentier. Elle devinait le pas lent, calqué sur le sien, de son compagnon derrière elle. Loin derrière. Visiblement, il avait peur d’avoir réveiller la furie qu’il avait rencontré dans son labo lors de leur première rencontre.

Si elle regrettait encore son explosion de colère immérité de leur première rencontre, elle ne regrettait pas celle d' aujourd’hui . Même si elle reconnaissait qu’elle avait été blessante envers lui, que ses mots avaient été bien injuste envers cet homme qu’elle savait respectueux des autres en général et des femmes en particulier,cette fois, elle était en accord avec sa colère. Oui, il avait fait tout ça pour elle, pour la protéger, pour l’aider, mais au détriment de sa propre santé. Elle lui en voulait de l’avoir faite passer avant lui, et s’il fallait le choquer pour l’obliger à faire attention à lui-même, elle n’hésiterait pas à le refaire.

Déa serrait les dents, maintenant qu’ils étaient tous les deux blessés, il ne pouvait pas se permettre de s’arrêter ici. Jamais le secours ne les retrouverait dans cette jungle épaisse, il fallait absolument qu’ils arrivent à rejoindre la plage. Finalement, elle se demandait s’il avait bien fait de quitter la grotte. Sur le plateau, ils auraient été visible de loin aussi. Mais il est vrai qu’ils étaient très loin de leur point de départ, et que ce ne serait pas l’endroit que les secours auraient explorés en première.

Toute à ses pensée, elle posa son pied sur un cailloux instable, son pied bascula légèrement sur le coté et la douleur qui irradia sa cheville lui arracha un nouveau sifflement entre douleur et colère. Elle s’en voulait. Elle lui en voulait. En ce moment elle a voulait au monde entier. Elle s’apaisa un peu quand la douleur commença à refluer, même si elle se dit que l’action du médicament qu’elle avait pris à peine quelques minutes plus tôt était bien rapide et bien brutale. Quoi qu’il en soit, elle n’allait pas se plaindre de gagner un peu de répit. Sa respiration se fit moins laborieuse, moins douloureuse pour ses côtes traumatisées, sa marche plus aisée.

Mais même avec l’anti-douleur, la promenade n’en restait pas moins une épreuve. Elle sentit qu’elle commençait à craquer. Entre douleur, peur et colère. Elle serrait les dents pour avancer malgré tout, imitant inconsciemment le comportement qu’elle avait reproché à Castiel quelques minutes plus tôt. Mais d’un autre coté, quoi ? Que pouvait-il faire pour elle en cet instant dans l’état où lui même était ? Elle ne doutait pas de sa force physique, elle avait eu un bel aperçu de la musculature de ses épaules et de ses bras, mais à quoi lui servirait-elle là, avec la douleur et la fièvre qui le rongeait.

Si elle s’effondrait, même si elle se savait guère plus lourde qu’une enfant, il ne risquait pas de la porter jusqu’à la plage. Tout ce qu’il pourrait faire serait soit de rester là avec elle en attendant des secours qui n’arriveraient peut être que bien trop tard, soit la laisser seule au milieu de cet environnement hostile pour aller les attendre sur la plage avant de les ramener jusqu’à elle. Mais, elle doutait qu’il accepterait cette solution, pourtant la plus raisonnable, de  gaieté  de  cœur . Alors, elle ignorait les récriminations de la petites voix et ses gémissements de douleurs, concentrant toute son attention à poser un pied devant l’autre. Un pas à la fois.

La petite voix hurla de douleur, l’exhortant à s’arrêter quelques instants, histoire de reprendre son souffle, de s’offrir un petit répit dans la douleur, mais elle refusait de l’écouter. L’intervention de Castiel à ce moment là fut d’une troublante synchronicité.

Se rapprochant d’elle, il clopina à ses coté. Son ton résigné quand il l’interpella lui donna un coup de fouet. Elle pouvait avoir un égo mal placé parfois, elle eut l’impression qu’il lui reprochait quelque chose, quelque chose qui ne pouvait être que sa trop grande fragilité pour ce monde trop dangereux. Elle serra encore plus les dents.

Il posa sa main sur son bras, l’incitant à s’arrêter, posant sur son visage son regard intense. Elle s’arrêta et le regarda, écoutant ce qu’il lui disait, avec un mélange d’émotions contradictoire. Elle avait du mal à comprendre s’il lui faisait des excuses ou s’il lui reprochait quelque chose. Son esprit enfiévré par tout ce qu’ils avaient traversé avait du mal à comprendre ce qu’il disait et surtout, pourquoi il le lui disait.


« Écoute tes signaux d’alerte… Tu n’es pas une charge ou un fardeau à mes yeux.."


Déa hocha un sourcil, touchée malgré elle par cette déclaration. La petite voix fut moins émotive
*  Trop aimable* ronchonna-t-elle d’un ton ironique.

"Bon ok.. ta maladresse te met un peu en porte à faux ."

*Ah, je me disais aussi*

Déa elle resta impassible. Elle avait déjà compris que Castiel ne maîtrisait  pas totalement les codes sociaux, et qu’il n’était pas du genre à retenir les réflexions que les autres lui inspirait, mais quand même. Là, du coup, elle avait l’impression de se faire engueuler et féliciter dans la même phrase, c’était un peu déroutant. Quoi qu’il en soit elle ne bougea pas, resta silencieuse pendant qu’il finissait sa phrase, et sentit le rose lui monter au joues.


"(...) mais tu es intelligente, vive d’esprit et surtout plus prudente que je ne l’ai été aujourd’hui… Alors ne deviens pas la « tête de pioche » que j’ai été et demande mon aide si tu en as besoin... »

Il avait raison. Elle baissa le nez,   comme une gamine prise en faute, pendant qu’il s’éloignait à quelque pas du chemin pour revenir avec une solide branche qui ferait une béquille tout à fait acceptable.  

Elle ferma un instant les yeux, secoua la tête,    tout à la fois un peu vexée d’avoir été prise en flag de « fait ce que je dis, pas ce que je fais » et profondément touchée par ses compliments. Il était déroutant, certes, mais elle savait que s’était surtout parce qu’il n’était pas enclin au mensonge, il n’était pas du genre à dire quelque chose qu’il ne pensait pas pour obtenir quelque chose. Tout ce qu’il disait était honnête.


« merci. »
murmura-t-elle en prenant le bâton, le testant en s’appuyant dessus.  

Quelques mètres plus loin, elle sursauta légèrement en sentant le bras du jeune homme s’enrouler autour de son buste, la soutenant fermement pour l’aider à descendre un petit raidillon. Elle se tourna et lui sourit pour le remercier, passant en retour son bras autour de sa taille tout en prenant garde à ne pas appuyer sur sa blessure, plantant son bâton devant elle pour se stabiliser le plus possible.

Ils étaient presque en bas de la pente quand elle sentit les cailloux se dérober sous ses pieds, elle se crispa, déclenchant une nouvelle slave de douleur dans ses cotes qui lui arracha un cri de douleur. Mais la chute attendue ne vint pas. Deux mains puissantes posées sur ses cotes, au niveau de son sternum l’avait stabilisée, lui évitant de tomber. En réflexe, et sans même en être consciente, ses mains à elle s’étaient posées sur les épaules de son sauveur, de sorte qu’ils étaient nez à nez, au sens premier du terme, et l’espace d’un instant, elle se noya littéralement dans ses yeux couleur d’océan.

Son trouble fut tel que pendant quelques secondes, elle ne sentit plus du tout la douleur, plus rien n’existait en dehors de ses pupilles éclatantes accrochées aux siennes. Une bulle d’éternité dans laquelle elle serait bien restée encore un peu. Ce fut lui qui la fit éclater avec un commentaire sur ses cotes « foulées ».
[/i]
« Fêlés » le reprit-elle machinalement, comme un robot, peinant un peu à reprendre ses esprits.

Avait-elle vu passer un trouble comparable au sien au fond des yeux du jeune homme ou l’avait-elle imaginée ?

Elle avait eu l’impression de voir une porte lui claquer au nez quand il s’était détourné, son visage se refermant comme s’il regrettait qu’elle ait pu entrevoir quelque chose qu’elle n’aurait pas du deviner. Comme s’il luttait contre quelque chose que lui même préférait ignorer. Elle cligna des yeux ayant l’impression de se réveiller d’un rêve, ses oreilles devinant le murmure des vagues toutes proches à présent.

Atteindre la plage fut un soulagement, même si la marche dans le sable fut une épreuve pour sa cheville abîmée. Castiel la laissa souffler le temps d’installer un foyer cerclé de pierres. Elle compris ce qu’il voulait faire. La fumée sur la plage serait forcément détectée facilement par un jumper.

Elle s’en voulait de ne pas se montrer plus utile, mais elle devait bien reconnaître que là, elle avait déjà du mal à ne pas fondre en larmes d’épuisement, alors, elle se contenta de le regarder s’agiter.

Déa s’était laissée aller à s’asseoir sur le sable, posant son front sur ses genoux, les yeux fermés, savourant un instant de repos lorsqu’elle entendit un bruit de bois tombant au sol, relevant les yeux, elle vit avec horreur son compagnon s’effondrer à l’orée de la forêt.

Elle se leva d’un bond, faillit retomber quand son corps lui fit savoir de façon cuisante qu’il réprouvait ce brutal regain d’activité.


« CASTIEL ! » cria-t-elle en clopinant vers lui.

Le temps qu’elle arrive à lui, il était étendu sur le sable, son regard se voila avant que ses paupières ne se ferment. Elle ne comprit pas vraiment pourquoi c’est à ce moment-là que la douleur explosa dans son corps, lui coupant littéralement le souffle, elle tomba à genou à coté de lui. Fermant les yeux, luttant contre la nausée qui l’envahit et les papillons noirs qui dansaient devant ses yeux.  Soudain, elle se sentait au bord de l’évanouissement.

Mais la vision de son ami inconscient, peut être pire, lui donna le coup de fouet nécessaire. Toujours à genoux à ses cotés, elle posa deux doigts tremblants sur sa carotide, à la recherche de pulsations rassurantes, et poussa un soupir de soulagement en les devinant sous la pulpe de ses doigts.  

Elle n’était pas médecin, mais il lui sembla qu’elles étaient, tout à la fois bien trop rapides et d’une inquiétante irrégularité. La peau de Castiel était brûlante et couverte de sueur. Bien sûr vu le climat ici, ce n’était pas vraiment étonnant, mais elle savait que ça n’avait rien à voir. Il était brûlant de fièvre. Il irradiait littéralement.  

Pendant quelques secondes, elle fut totalement désemparée, affolée, son cœur battait à tout rompre, elle avait du mal à reprendre son souffle, elle vit deux grosses larmes s’écraser sur ce qui restait de la chemise du jeune homme. Elle sentait son esprit vaciller, terrassée par l’horreur.

Elle s’effondra en larme sur le torse de Castiel.


« Non non non… t’as pas le droit de me faire ça ! »  dit-elle « Pas maintenant, pas alors qu’on est presque sortis d’affaire ! »

Elle se redressa, pris ses joues entre ses mains,   les tapotant légèrement, avant de le secouer un peu plus fort.

« Castiel, réveilles-toi ! Faut pas que tu t’endormes ! » l’exorta-t-elle avant de faire quelque chose de totalement inutile, mais qui n’était que le fruit d’un réflexe de douleur face à la peur de perdre quelqu’un à qui on tient. Elle se pencha en avant et appuya ses lèvres sur son front brûlant, avant d’y poser son front, son nez sur le sien, une de ses larmes glissant sur la joue du jeune homme

« Allez Castiel ! »  murmura-t-elle « Tiens bon ! T’as pas le droit de m’abandonner !Pas maintenant ! Pas comme ça ! »

Elle resta comme ça quelques secondes, le temps de se reprendre.

Comme à chaque fois qu’elle se trouvait en situation de crise, elle eut l’impression que quelqu’un d’autre prenait le contrôle de son corps. Quelqu’un de froid, de détaché. Ses idées s’éclaircirent, s’organisait. Il fallait qu’elle agisse et vite.

De ses expéditions dans des coins reculés sur terre, elle avait une petite expérience des premiers soins, même si ce n’était pas forcément très orthodoxe. Mais après tout, à la guerre, comme à la guerre.

Le plus important était de faire baisser la fièvre. Le mieux aurait été de pouvoir lui faire prendre un bain, mais elle ne risquait pas d’arriver à le traîner jusqu’aux vagues dans l’état où elle était. De toute façon, eut-elle était en pleine forme que le problème aurait été le même. Castiel devait faire environ deux fois son propre poids, et même si l’expression la révulsait, à cet instant, c’était un « poids mort ».Et en plus, le balancer dans la flotte,même relativement chaude de l’océan, avec la température qu’il avait,serait probablement le moyen le plus sûr de le tuer.Il lui fallait une autre solution.

Elle ne pouvait pas non plus lui enlever des vêtements, il n’avait quasiment plus rien sur le dos à par sa chemise en lambeau et son bandage sale. Ses yeux glissant sur le bandage, elle réalisa qu’il était non seulement sale de leur excursion dans la jungle et taché du sang perdu lorsque la plaie s’était réouverte, mais également d’une substance beaucoup plus inquiétante. Visiblement, l’infection avait beaucoup gagnée et à présent c’était du pus qui maculait le bandage.

C’était pas bon, pas bon du tout.Le bandage qui avait limité l’hémorragie ne faisait à présent que retenir un peu plus les miasmes à l’intérieur des chairs.Il risquait une septicémie. Si elle ne faisait rien et si les secours mettaient du temps à les retrouver, il serait probablement mort d’ici là, ou tout au moins dans un état critique,dans le meilleur des cas.

Elle lui enleva sa chemise, puis son bandage, dévoilant totalement son torse sur lequel elle posa un regard clinique,dénué de toutes émotions, de tout trouble. La plaie était sale, une croûte noirâtre s’y était formée, laissant suinter par endroit un liquide épais, verdâtre et nauséabond. Ce n’était vraiment pas bon.

Mais, une chose à la fois,pour commencer, il fallait qu’elle le rafraîchisse. Elle hésita à utiliser son trench, mais elle avait compris qu’il y tenait énormément. Ce n’était pas un simple par-dessus, sa valeur sentimentale était inestimable. Elle pensa à utiliser sa chemise, mais elle préféra la garder pour plus tard. Elle ôta son propre T-shirt. Castiel inconscient ne serait pas choqué de la voir à nouveau en sous vêtements,et puis bon, après tout, sur la plage, si elle avait été en maillot de bain, elle n’aurait pas été plus vêtue. Elle franchit cahin-caha les quelques pas qui la séparaient de l’océan avant de tremper le tissus dans les vagues fraîches, puis de revenir le poser, plié en trois sur le front de son ami.

Ensuite, elle récupéra le bois et les feuilles qu’il avait ramenées, et clopina jusqu’au petit feu. Plus vite il produirait de la fumée, plus vite ils pouvaient espérer voir arriver les secours. Elle s’en occupa le plus rapidement possible, mais soigneusement. Il ne s’agissait pas d’étouffer les faibles flammèches, quand une épaisse fumée bleutée commença à s’élever paresseusement, elle fut satisfaite, récupéra le sac et repartit vers son blessé, repérant au passage que la tempête avait laissé de grosses flaques d’eau au sol et dans les larges feuilles de certaines plantes, c’était une bonne chose. Il aurait de l’eau douce, même si il lui faudrait trouver une solution pour la faire bouillir avant de la consommer.

Le T-shirt enroulé autour de la tête de Castiel était déjà brûlant. Ce n’était pas suffisant.Elle regrettait qu’il soit si loin de l’eau, mais d’un autre coté, au moins, là, il était à l’ombre. Dans le sac elle récupéra son gilet, repris le t-shirt et repartit les tremper dans l’océan, avant de revenir prés de lui. Elle posa à nouveau son corsage sur la tête de Castiel et étendit le gilet dégoulinant sur ses jambes, l’étalant pour qu’il le couvre de la taille jusqu’au genoux pour rafraîchir un maximum ses cuisses et les artères qui passaient au niveau de l’aine.

Puis, elle respira profondément pour se donner le courage de s’attaquer à la partie qui serait probablement la plus désagréable,pour lui comme pour elle, jetant un coup d’œil à son visage inerte. Finalement, c’était probablement aussi bien qu’il soit inconscient, parce qu’elle savait que ce qu’elle était sur le point de faire allait être extrêmement douloureux.

Dans le sac, elle récupéra son couteau, la gourde et le flacon d’huiles essentielles,avant de lui enlever sa chemise, qu’elle déposa sur le sac et le bandage souillé qu’elle jeta plus loin.

Elle déchira la chemise en plusieurs morceaux, en imbiba un d’un mélange d’eau de la gourde et de quelques gouttes de tégarome avant de commencer à frotter délicatement la plaie sur le flanc de son ami. Elle espérait que l’humidité suffirait à ramollir l’épaisse croûte qui s’y était formée, mais elle en doutait. Il lui fallait pourtant à tout prix la retirer si elle voulait espérer libérer l’abcès qui semblait s’être formé en dessous.

Travaillant délicatement, elle jetait régulièrement des regards au visage de son ami, essayant d’y surprendre l’expression d’une douleur, mais il restait impassible. Pourtant, elle voyait son corps réagir a ses soins, la peau autour de la plaie tressaillait.

Une fois qu’elle eut enlevé le plus gros des salissures qui souillait la plaie, elle réalisa que la croûte s’était racornie sur les bords, libérant quelques gouttes de sang mêlées de pus, c’était encourageant, mais c’était loin d’être suffisant. Elle allait devoir passer à la vitesse supérieure, même si elle aurait de loin préféré pouvoir l’éviter.

Elle prit le couteau, le désinfecta à l’aide de quelques gouttes de Tégarome. pris deux ou trois grandes respirations, très lentes, essayant de calmer le tremblement de ses mains, jeta un coup d’œil désolé à Castiel.


« Je suis désolée. Je vais te faire mal. » s’excusa-t-elle, le cœur déjà douloureux de ce qu’elle s’apprêtait à faire. Puis, en serrant les dents à s’en faire mal aux mâchoires, elle approcha la lame du couteau d’un endroit où la croûte s’était relevée et la glissa, à plat, délicatement, entre la peau et la croûte, dans le but de la retirer entièrement.

C’était une tâche répugnante et très éprouvante pour elle qui détestai tvoir les autres souffris Mais dés que les premiers millimètres eurent cédée, elle sut qu’elle avait eu raison. Ce n’est pas du sang qui s’échappa, mais un pus épais, verdâtre, répandant une odeur abominable.

Elle sentit son cœur s’affoler à nouveau, son estomac eut un spasme douloureux, son front se couvrit d’une pellicule de sueur glacée, des papillons noirs dansèrent devant ses yeux. Le gémissement de douleur qui s’échappa des lèvres de Castiel n’aida pas beaucoup,même si d’une certaine façon, il était rassurant. Elle lui jeta un coup d’œil, il avait ouvert un œil vitreux, et son visage portait une expression de souffrance qui fit vaciller sa détermination. Elle détestait le voir souffrir, mais elle ne voulait pas le voir mourir. Elle savait qu’elle faisait ce qu’il fallait.

Elle eut envie de lui caresser le visage, d’embrasser à nouveau son front, comme elle aurait pu le faire d’un enfant malade, mais elle ne pouvait pas se permettre de s’interrompre.


«Je suis désolée. »  Murmura-t-elle, ignorant s’il l’entendait, s’il était même conscient de ce qui se passait, malgré ses yeux entre-ouverts avant de reprendre.

Allez, » s’exhorta-t-elle « Tu y es presque... »

La croûte finit par céder, libérant toute l’infection qu’elle retenait. Déa soupira de soulagement. Le plus dur était fait. Délicatement, du bout des doigts, elle massa le tour de la plaie, ramenant le pus vers l’ouverture pour en drainer le plus possible, lorsque l’écoulement cessa, et fut remplacé par quelques filet de sang, elle nettoya soigneusement la plaie avec un nouveau morceau de chemise imbibé d’eau et de Tégarome.

La plaie était à nouveau à vif, mais au moins, maintenant elle était saine,il fallait maintenant qu’elle le reste. Elle y appliqua plusieurs gouttes de Tégarome pur avant d’utiliser quelques morceaux de chemise pliés en deux en guise de gaze pour la recouvrir. Le problème étant maintenant de maintenir le pansement de fortune pour éviter que du sable vienne s’y infiltrer.Le reste de la chemise y passa.

Elle venait de finir tant bien que mal le bandage, ce qui n’avait pas été une mince affaire avec son ami inconscient qu’elle avait dû manipuler pour pouvoir passer la « bande » dans son dos, elle était presque sure d’avoir entendu ses propres cotes déjà traumatisées lui dire adieu, et de s’allonger à coté de lui, lorsqu’il donna quelques signes de conscience.

Elle tourna la tête vers lui.

« J’espère que le taxi ne va pas tarder. » dit-elle  en posant son front contre l’épaule dénudée du jeune homme soulagée de la sentir moins brûlante que quelques minutes plus tôt et glissa sa main dans la sienne, se disant, très égoïstement qu’elle lui offrait un peu de réconfort, alors que c’était elle qu’elle cherchait à réconforter, sans même en être consciente. Un ami, quelqu’un de confiance, un quasi inconnu qui en quelques heures avait fait plus pour elle que ses soi-disant amis, quelqu’un qui veillé sur elle comme personne avant lui, allant même jusqu’à risquer sa santé pour elle. Quelqu’un qui avait gagné sa confiance, quelqu’un devant qui elle n’éprouverait plus le besoin de jouer le rôle de la femme forte.

Une épaule sur laquelle délivrer quelques larmes.

Quelques larmes d’épuisement qu’elle sentit glisser sur l’arête de son nez et vit tomber sur la peau pâle de Castiel sans en ressentir aucune honte. Elle avait été troublé par le jeune homme, elle avait compris que c’était un « coup de foudre ». Ce qu’elle comprenait à présent, c’est qu’un coup de foudre n’était pas forcément amoureux. Il pouvait être aussi amical, et là, elle avait l’impression que s’était exactement ce qu’elle ressentait, même si elle n’était pas encore consciente que ça ne serait pas forcément plus facile à gérer qu’un coup de foudre amoureux, pour le moment, ça lui convenait très bien.

La tête posée contre son bras, sa main agrippé à la sienne, elle dérivait quelque part entre conscience et inconscience avec la délicieuse sensation d’avoir l’esprit totalement vide.
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MessageSujet: Re: Koh Lantia - Castiel Koh Lantia - Castiel - Page 2 EmptySam 5 Sep - 22:35

Les forces de Castiel s’étaient tout bonnement éteintes. En règle générale utilisé ses dons à forte dose pouvaient le fatiguer, mais rarement cela l’avait fait s’évanouir. Non, clairement l’infection avait juste eut raison de lui. Il avait beau être en bonne santé et récupérer facilement ; face à ce type de blessure, il était juste un homme des plus basiques.
 
Ses traits de visage étaient sereins, il dormait à point fermé, même si son sommeil était loin d’être réparateur. Ses yeux bougeaient sous ses paupières closes, la fièvre lui trempait son visage, perlée son torse de sueur. Il ne capta pas tout ce qu’il se passa autour de lui et surtout pas comment Déa pouvait réagir. Cet élan d’émotion l’aurait sans doute laissé pantois et il se serait sans doute figé sur place ; mais cela l’aurait également touché, bien que gêné, d’attirer autant de sollicitude...
 
Elle s’occupait de lui comme une mère pouvait le faire. Malgré son inconscience, sentir du frais autour de son visage et de l’eau fraîche lui fit du bien.

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Les secousses pour tenter de le stimuler n’eurent pas l’effet escompter, par contre lorsque la jeune scientifique s’attaqua à la plaie avec son couteau, cela raviva la douleur au point de le réveiller. Il ne comprenait pas vraiment où il était, ne s’en souvenant plus. Tout ce qu’il ressentait dans sa semi-conscience était d’être enveloppé dans du coton, d’avoir chaud et surtout d’avoir mal. Rouvrir les yeux lui demanda une sacré énergie. Sa tête se tourna nonchalamment vers l’ombre qu’il percevait. La voix fluette de sa coéquipière était des plus lointaines. Qu’est-ce qu’elle disait ? Il n’eut pas l’occasion de plus réfléchir, qu’il sentit la lame froide et acérée lui déchirer les chairs. Il poussa un gémissement qui s’amplifia, alors que dans sa faible force, il gesticula pour éviter ce point de douleur. Sa respiration haletante s’intensifia, soulevant son torse rapidement et frénétiquement, pour finalement retombée comme un soufflet lorsqu’il perdit à nouveau connaissance. Même si ce n’était en rien agréable, au moins Déa avait eu la bonne idée de retirer le mauvais pullulent. Il ne le savait pas encore, mais elle venait sans doute de lui sauver la vie et de lui éviter une septicémie. C’était le genre de geste qui valait tout l’or du monde aux yeux de Castiel. Il se sentait souvent redevable d’une dette lorsque c’était ainsi et généralement, la personne entrait de ce fait dans son cercle d’amitié privé. Autant dire qu’à ce niveau, cela relevé du carré VIP.
  
Quelque temps passa et Castiel reprit conscience dans un petit sursaut, contractant son corps et sa main par réflexe.

 
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Sa fièvre n’était plus et la douleur sur son flanc était enfin redevenu gérable, bien loin de ce qu’il avait pu ressentir avant de s’évanouir. Merde.. il s’était évanoui ? En rouvrant les yeux péniblement, il vit les feuilles du palmier dansait au-dessus de lui. Le bruit des vagues chuchotaient à ses oreilles, l’embrun marin caressé sa peau dénudée. Peau dénudée ? Quoi ? De sa main libre il vint au contact de sa peau sur son ventre, la faisant remonter sur ses pectoraux. Il constata qu’il n’avait plus sa chemise, sa main remonta jusqu’à son front pour toucher un tissu. En le soulevant, il fronça les sourcils, un t-shirt de couleur bleu, il n’y avait pas 36 possibilités. C’est ainsi qu’il prit pleinement conscience de son environnement. Bien qu’encore dans les vapes, il tourna doucement la tête de l’autre côté.

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Son regard azur fatigué, se fixa sur une Déa, collé quasi tout contre lui, dévêtue, sa main dans la sienne. 1er avantage ? c’est que Castiel était encore trop faible pour réagir comme il l’aurait fait habituellement. De plus, en analysant la situation, il se doutait de ce qu’il s’était passé et il n’allait pas commencer à faire le prude, alors qu’elle avait fait avec les moyens du bord pour lui faire baisser sa fièvre. Cela ne l’empêchait pas de se sentir quelque peu mal à l’aise de ce rapprochement. Décidément Déa lui faisait tomber toutes ses barrières, elle bousculait ses principes et arriver presque à chaque fois à le surprendre. De quelques manières que ce soit. Il resta ainsi quelques longs instants à la fixer, comme s’il était dans une bulle de contemplation.. Sans doute le temps qu’il lui fallait pour que son cerveau se remette en route quelque peu bugger au démarrage. Une fois remis de ses émotions, il déglutit et dériva les yeux vers le ciel.

« Merci.. » dit-il en reposant son regard sur elle, tout en lui serrant légèrement la main, hésitant. Comme un oiseau sauvage qui avance de quelque pas, suspicieux, pour venir manger dans le creux de la paume d’une main. « … pour ce que tu as fais pour moi.. »

Puis la petite bulle explosa, lorsque la gêne naissante fut trop intense. Il lâcha sa main et se racla la gorge. Même si la fièvre n’était plus là, il mourrait de soif, littéralement. Doucement il se redressa tout en grimaçant.

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Il observa le bandage de fortune fait soigneusement et attrapa à tâtons d’une main le sac à dos. Il en sortit la gourde et en but une bonne petite dose. Son regard se perdit dans le ciel d’un bleu éclatant, mais aucune ombre d’un jumper à l’horizon. Du coin de l’oeil il vit les bandages souillés et eut un rictus. Finalement, il inspira longuement et s’humecta les lèvres, il tendit la gourde à Déa. Il fallait qu’elle s’hydrate également. Par la suite, il tendit aussi par la suite son t shirt et son gilet, qu’il plia tant bien que mal. Il observa avec intérêt chacun de ses traits de visage. Le visage fatigué, elle semblait épuisée, à bout de nerfs, au vu de ses yeux brillants. Et bien que la situation était plus que particulière, il n’osa descendre les yeux plus bas que le regard de la scientifique.

« Les secours vont arriver.. est-ce que tu te.. sens bien ? » dit-il le plus naturellement du monde, car il avait cette fichue tendance à se mettre en arrière plan. Et puis Déa aussi en avait bavé..

**quel crétin tu fais, elle n’a plus ta drogue psychique ! ça doit pas être la forme !
- je suis trop faible pour le moment, il faut que je m’économise, alors je fais à l’ancienne**


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MessageSujet: Re: Koh Lantia - Castiel Koh Lantia - Castiel - Page 2 EmptyMer 9 Sep - 11:55


Ouvrant les yeux, elle croisa le regard de Castiel à quelques centimètre du sien, un pauvre sourire se forma sur son visage. Ses yeux était encore un peu brumeux, un peu perdu dans le vague, il était plus que visiblement qu’il ne tenait pas une forme olympique, mais son regard n’était plus aussi fiévreux et trouble que celui qu’elle avait surprit au moment où il s’était effondré. Visiblement, les soins, qu’elle lui avait prodigués commençaient à porter leurs fruits, même s’ils avaient été un peu expérimentaux et brutaux.

Pendant un instant d’éternité ils restèrent immobiles, les yeux dans les yeux. En temps normal Déa aurait probablement ressentit une certaine gène du regard intense et prolongé d’un homme tel que Castiel. Un homme qui la troublait bien plus qu’elle ne voulait l’admettre, un homme devant lequel elle s’était dévêtue pour lui faire une proposition plus qu’indécente. Mais, après tout ce qu’ils avaient traversés tout les deux en si peu de temps, les choses avaient évoluées. Frôler la mort, ça crée des liens particuliers. Elle le trouvait toujours aussi séduisant malgré son visage marqué par la fatigue et la maladie, ses cheveux emmêlés et sales, parsemés de sable, et sa barbe sombre qui durcissait encore un peu ses traits. A ses yeux, il était encore même plus séduisant comme ça. Mais curieusement, il n’éveillait plus les mêmes émotions chez elle. Peut-être était-ce juste parce qu’elle était épuisée, blessée et en état de choc, mais à présent, un sentiment différent avait pris le dessus. Un sentiment sur lequel elle pouvait mettre un nom sans se sentir ridicule.  

Après tout ce qu’ils avaient vécus tout les deux, après ce qu’elle avait osé sous l’emprise de la fumée, elle n’avait plus grand-chose à lui cacher. Finalement, c’était un sentiment plutôt libérateur que celui d’être en face de quelqu’un qui connaissait déjà tellement le pire d’elle, qu’elle n’avait même plus besoin de faire des efforts. Il la connaissait probablement mieux que la plupart des amis qu’elle avait laissé sur terre. Probablement presque même mieux que ses propres parents.

Lorsque les doigts de Castiel se refermèrent un instant sur les siens, accompagnant des remerciement qui la touchèrent au-delà du raisonnable, elle sourit et serra les siens en réponse. Ce contact léger lui fit du bien, la réconforta. Même là, dans l’état où ils étaient tout les deux, avec lui, elle se sentait en sécurité et totalement en confiance. Ils n’étaient pas si nombreux les hommes avec qui elle aurait pu passer une nuit dans un lieu isolé sans ressentir au moins une pointe d’inquiétude à l’idée qu’il puisse tenter de profiter de la situation, surtout avec ce qui s’était passé quand elle s’était fait son bad-trip. Et c’est pour ça qu’elle l’aimait.


« Ne me remercie pas. C’était normal. »
répondit-elle simplement.

Ce fut lui qui brisa cet instant, se dégageant doucement pour se relever. Elle fronça les sourcils en le voyant grimacer et se prendre la tête entre les mains. Elle devinait qu’il souffrait énormément. Elle aurait voulu pouvoir l’aider, mais elle ne pouvait pas faire grand-chose, à part prier pour que les secours ne tardent pas trop. Même si elle avait paré au plus pressé en limitant un peu l’infection, il allait lui falloir des soins plus sérieux, et au moins un traitement antibiotique.

Toujours allongée, en chien de fusil sur le sable, elle le regarda boire puis lui tendre la gourde. Avec une grimace d’anticipation, elle commença à bouger pour tenter de se relever. Instantanément une intense douleur lui vrilla les cotes, la faisant siffler de douleur entre ses dents serrées. Mais elle ne pouvait pas rester allonger comme ça. Alors, autant y aller franco, comme pour arracher un pansement. Elle prit une grande inspiration, pour se donner du courage, serra un de ses bras sur ses cotes malmenées pour les maintenir un peu, puis, poussant sur son bras libre, roula sur elle même pour se trouver à genoux.

Evidement, toute cette procédure n’avait pas pu se faire sans qu’une bordé de jurons ne lui échappe. Devant un autre elle aurait pu être gênée de dévoiler un langage aussi fleurit, digne d’un charretier, mais lui il n’était plus à ça prêt. Après tout, avec lui elle s’était mise à nue, au propre comme au figuré. Une fois qu’elle eu trouvé une position plus ou moins confortable, ou tout au moins qui ne soit pas douloureuse pour ses cotes et sa cheville, elle prit la gourde qu’il lui tendait, remarquant au passage que même si elle n’était pas spécialement douloureuse (peut être parce que le reste de son corps l’était bien plus), sa main était très abîmée, la base de ses doigts était très gonflé, d’un violet tellement foncé qu’il paraissait noir sur lequel les abrasions de ses phalanges faisait des taches écarlates.

Déa pris la gourde qu’il lui tendait, elle savait qu’il fallait qu’elle boive un peu. Avec cette chaleur et son état physique diminué, la déshydratation pouvait arriver bien plus rapidement qu’en temps normal, mais curieusement, elle ne ressentait aucune soif. Pire que ça, rien qu’à l’idée d’avaler quelque chose, ne fusse qu’une gorgée d’eau, lui retournait l’estomac. Quoi qu’il en soit, elle se rangea à la voix de la raison et prenant sur elle, elle en prit une première petite gorgée, qu’elle avala précautionneusement, prenant le temps de voir comment son estomac allait réagir.

Curieusement, vu la révulsion que l’idée de boire lui avait provoquée, la sensation fut des plus agréable. Elle réalisa qu’elle était morte de soif elle aussi, et finalement, imita son compagnon en prenant plusieurs longues gorgées, fermant les yeux pour les savourer.

Malgré son épuisement, lorsque Castiel lui affirma que les secours ne tarderaient pas à arriver avant de s’inquiéter de son état d’un ton professoral et neutre, elle ne put s’empêcher de sourire, rassurée de retrouver l’homme distant qu’elle connaissait, c’était la preuve qu’il allait mieux.

C’est donc avec un pauvre sourire moqueur tentant tant bien que mal d’illuminer son visage blême qu’elle répondit :


« Probablement un peu mieux que toi. » le taquina-t-elle en prenant le t-shirt qu’il lui tendait. «  Je mentirai en disant que ça va. Clairement, j’ai connu des jours meilleurs. Mais, pour le moment, ça va. C’est supportable. » expliqua-t-elle tout en observant son T-shirt, se demandant comment elle allait bien pouvoir faire pour le renfiler.

Elle fit une tentative, qui lui arracha une nouvelle bordée d’injure, puis une deuxième, plus prudente, mais tout aussi infructueuse, avant de renoncer. Elle ne pourrait jamais lever suffisamment les bras pour l’enfiler. Sachant combien son compagnon était prude, elle envisagea d’enfiler le gilet, mais avec la chaleur qu’il faisait c’était le meilleur moyen de prendre un coup de chaud, et elle n’avait pas vraiment besoin de ça en plus du reste. Et puis, après tout, son soutien-gorge de coton noir était bien plus couvrant et bien plus sage que bien des maillot de bain. Elle le rangea donc dans le sac avec le gilet avant de se retourner vers son compagnon puis de lever les yeux vers le ciel à la recherche d’une trace des secours, mais pour l’instant tout ce qu’elle voyait était les sombres volutes de fumée qui était sensé les guider jusqu’à eux.

Grimaçant un peu, elle bougea pour tenter de trouver une position plus confortable, avant de jeter un nouveau coup d’oeil à son ami avant de rire, ce qui déclencha une nouvelle vague de sifflement de douleur et de juron quand ses cotes s’insurgèrent contre cette hilarité mal venue. Elle serra ses bras autour de son torse, souffla un bon coup. Ils étaient tout les deux dans un état lamentable, tout les deux à moitiés nus. Elle imaginait déjà la stupeur des secours quand il les retrouveraient dans cet état là après à peine quelques heures sur le continent. Ils seraient probablement interdit d’expédition à vie s’ils étaient capable de se mettre dans un tel état à à peine quelques centaines de kilomètres de la cité, sur une terre bien plus accueillante que la plupart des planètes qu’ils avaient découverts depuis.

Un bourdonnement mâtiné de sifflements lui fit lever les yeux. Elle ne tarderait plus à avoir la réponse à ses questions. Elle reconnu la silhouette d’un Jumper se dirigeant vers eux. Elle soupira de soulagement, fermant un instant les yeux, réalisant qu’elle allait bientôt retrouver le confort et la sécurité de la cité.


« On dirait que le taxi arrive. » dit-elle en tournant vers Castiel un visage souriant, attrapant à nouveau sa main pour la serrer dans la sienne.
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Jenny Sheppard
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MessageSujet: Re: Koh Lantia - Castiel Koh Lantia - Castiel - Page 2 EmptyJeu 10 Sep - 16:28

Autant dire qu’être responsable avait beaucoup de désavantage parfois, comme la gestion humaine de son équipe. Elle avait l’impression de jouer le rôle de mère autant dans le privé que dans sa vie professionnelle. Lorsque son équipe était revenue avec 2 passagers prévus en moins, elle les avait convoqués de suite dans son laboratoire pour qu’ils puissent s’expliquer. Et étant donné qu’en ce moment ce n’était pas la joie dans le privé, autant dire qu’elle avait la niak.. manque de pot.. ça tombé sur ses deux subalternes !


**Flashback**

- On est désolé Madame Sheppard...

- Dr Sheppard ! Sur Atlantis chaque membre à son importance. Nous sommes soudés et unis, c’est ainsi que nous arrivons à survivre dans cette galaxie depuis plus d’une décennie, et ce, malgré les différentes menaces. Vous n’étiez même pas sur une planète off world ! Non mais c’est un comble ! Je n’aurais pas aimé vous avoir comme voisin en tant de guerre.

- Je n’étais pas pour les laisser là-bas personnellement

regard de tueur de la part de Jenny.

- Vous savez.. ma fille de 11 ans a plus le sens des responsabilités que vous 2 réunis et sait assumer les conséquences de ses actes. Ce n’est pas en vous défilant ou en faisant de la délation que cela ira mieux !! Je vous colle un blâme dans votre dossier et estimez-vous heureux que je ne vous mette pas une mise à pied ! Par contre vous devriez vous inquiéter de la personne qui accompagne le Dr Sweet. Castiel est réputé pour être quelqu’un d’extrêmement loyal, contrairement à vous. Je serais vous j’esquiverais son chemin la prochaine fois que je le croise.. Surtout si le Dr Sweet est blessée par votre incompétence et manque de courage face à un orage. Dégagez de ma vue..

**Fin du flashback**

Autant dire que cette histoire l’avait contrarié au plus haut point et qu’elle n’avait pas beaucoup dormi de la nuit. Néanmoins, elle savait qu’elle pouvait compter sur l’Enokien. Sa réputation n’était plus à faire et elle confierait la vie de sa fille les yeux fermés à cette personne. Il était très bon dans la débrouille, la nature était son milieu et il possédait des pouvoirs. Le seul risque qu’il pouvait y avoir était que Déa ne le mette mal à l’aise par son enthousiasme contagieux et sa langue qui n’était pas dans sa poche. Cela faisait 2 mois qu’elle était arrivée et la biologiste avait su globalement bien s’intégrer. Jenny appréciait sa fraîcheur, sa spontanéité et ses idées novatrices. C’était un bon élément et elle n’avait pas hésité à mettre le Dr Zalenka en « parrain » pour l’aider à ses débuts. Elle lui avait également mis Castiel dans les jambes. Bon, là-dessus, elle n’aurait peut-être pas dû, étant donné comment il était revenu en courant de son laboratoire après leur 1er rencontre. Ce dernier lui en avait même voulu légèrement, mais la jeune femme avait été plus qu’agréablement surprise qu’elle lui ait proposé un verre pour apprendre à mieux se connaître. Si un jour ces deux-là formait un couple, elle pourrait se vanter d’avoir été une intermédiaire de l’ombre. Car plusieurs fois, elle avait envoyé Castiel dans les « laboratoires » des nouvelles. Mais seule Déa n’avait pas prit peur de ses réactions un peu décalés et romanesque.


Le lendemain, l’équipe de secours s’était vite constitué. Elle avait rejoint le cockpit pour se mettre à la place du chauffeur. Accompagné d’un médecin et d’un militaire, ils avaient mis 2h a attendre le continent. Survolant la zone où le Dr Sweet aurait dû être. Mais la cénote était vide. Elle avait dû scanner les environs, mais la faune était telle, que ce n’était pas possible de repérer deux être humains au milieu des autres mammifères présent. Elle avait donc tourné 2 heures en se servant de ses yeux, avant de réfléchir. Connaissant Castiel, il avait dû se mettre à un endroit voyant. Elle fit donc demi-tour et longea la plage. A l’altitude où elle était, elle avait une vision globale et ne put louper les signaux de fumée qui s’échappait. Elle descendit et entama l’atterrissage dans un bruit caractéristique de jumper. Du hublot, elle put voir ses deux rescapés, digne du film « Robinson Crusoé ». Merde, mais il n’avait passé que 24h à peine ici ! Bon, là-dessus elle ne ferait pas de remarque, car elle s’était déjà retrouvé à de nombreuses reprises dans le pétrin, sans bouger de la cité et quasi toute ses sorties off-world s’étaient terminés en enlèvement, attaque genii ou wraith.. Doonnc, par moment il fallait balayer devant sa porte. Et puis pour l’heure, Jenny était juste inquiète pour son ami. Elle distingua distinctement qu’il était blessé au niveau du flanc à voir la petite tâche rouge sur le bandage. Elle demanda au militaire de terminer la manipulation et se dirigea à l’arrière du jumper pour commencer à ouvrir la porte arrière. Elle se rua à l’extérieure et se mit à trottiner vers les deux jeunes gens. Elle fronça légèrement ses sourcils en visualisant Déa prendre la main de Castiel dans la sienne. Hochant la tête une fraction de seconde, elle eut un micro sourire. D’habitude, ce dernier était très peu enclin aux contacts physiques rapprochés, surtout avec des personnes qu’il ne connaissait pas. Mais là encore.. Et par expérience, Jenny savait que les expériences qui se terminaient mal, rapprochés énormément les personnes. Alors que Castiel aidait Déa à se relever, la jeune femme se posta devant eux.

« Vous avez décidé de nous faire un remix de « Lost les Disparus » ? Est-ce que vous allez bien ? Castiel ? »

« Disons qu’un peu de repos ne me fera pas de mal »

Jenny leva les yeux au ciel. Castiel et son extrême nonchalance sur des problèmes parfois grave. Elle se pencha pour voir son bandage et telle une grande sœur, elle le sermona.

« Tu es le 1er à me dire de prendre soin de moi, mais quand il s’agit de toi, la donne n’est pas la même. Tu me feras le plaisir de te faire soigner en rentrant ! »

Alors que le médecin se diriger vers Castiel, Jenny s’attarda sur le Dr sweet.

« Et vous Déa ? Comment s’est passé votre première nuit hors cité ? » dit-elle en la détaillant du regard, à moitié dénudée.Il a fait chaud apparemment[b] Puis elle constata qu’elle n’était pas en forme non plus. Elle lui prit sa main à moitié violette et l’observa en grimaçant. [b]« On va vite rentrer et vous serez pris en charge.. Je dois vous dire Félicitation. Vous avez fait votre baptême pégasien. On est pas vraiment un membre de la Cité tant qu'on ne revient pas d'une excursion en sale état » dit-elle en souriant comme pour lui remonter le moral.

Toutefois, alors que la biologiste fit un pas, cette dernière siffla de douleur.


"Oh, oh.. Laissez-moi vous aider… C’est les côtes n’est-ce pas ? Je sais ce que c’est… vous avez de la chance, vous allez avoir des anti-douleurs tel que vous allez vous sentir planer. Je suis assez passée par là, pour en avoir une petite expérience. Vous verrez c'est pas mal" dit-elle en passant un bras par dessus la scientifique pour l'aider à avancer au jumper, et en insinuant qu'elle aussi en avait vu des vertes et des pas mûres. Sur ce dernier point, elle était persuadé que ses collègues avaient dû compter ses péripéties. Après tout les Sheppard avait une certaine réputation à tenir, aussi peu digne soit-elle. En rentrant au jumper, le médecin était en train de terminer la désinfection de la blessure de Castiel. Ce dernier grogna et attrapa par le col le médecin, le regard glacial.

Koh Lantia - Castiel - Page 2 Hokh

"Je vous ai dis que je pouvais attendre le retour, occupez vous du Dr Sweet.. Elle s'est blessée à la main, à la cheville, 2 côtes "fêlés" et elle a été victime d'une hydrocution hier soir" dit-il comme un assistant médical. Jenny pinça ses lèvres. Castiel pouvait être des plus rustre parfois. Elle délaissa Déa sur la banquette du Jumper et s'approcha pour poser une main sur celle de Castiel. Contraitement aux autres, Jenny savait qu'elle avait acquit certains droits avec l'Enokien. Dont celui de le toucher et de se montrer un peu autoritaire lorsque l'occasion se présentait.

"Castiel.. s'il te plaît.. lâche le..."

Son regard était entendu, il valait mieux qu'il procure les premiers soins à Déa. Une fois les affaires rapatrié, le militaire s'occupa du pilotage du jumper pour le retour à la base. Jenny quant à elle, s'occupa de lui refaire un bandage de fortune avec une gaze stérile.

"Tu as vraiment une sale tête Cas.."

"La faute à ton équipe..."

"Je suis désolée de cette mésaventure. Tu peux me croire que les deux scientifiques qui vous ont laissé ici en ont prit pour leur grade.. et je te laisserais t'occuper d'eux personnellement lorsque tu seras remis" dit-elle en se levant dans un sourire, avant de passer une main dans ses cheveux crasseux pour les chiffonner légèrement. Certes, peut être un geste peu conventionnel, au vu de la situation, mais Jenny avait ce côté maternant avec tous le monde. Une main de fer dans un gant de velour. Malgré le regard désapprobateur de son compagnon, elle s'en alla vers le cockpit pour savoir dans combien de temps le retour aurait lieu.


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MessageSujet: Re: Koh Lantia - Castiel Koh Lantia - Castiel - Page 2 EmptyJeu 10 Sep - 18:44

Déa n’avait jamais ressentit un tel soulagement en voyant arriver un supérieur… Surtout après avoir fait une telle bourde. Encore que, comme le lui rappela la petite voix, cette fois, ce n’était pas sa faute, elle n’était pas responsable si les autres étaient partis sans eux. Même si elle savait que Jenny était très différente de tous les supérieurs qu’elle avait eus dans sa vie, beaucoup plus bienveillante et à l’écoute, elle s’était toujours sentit coupable d’une chose ou l’autre face à sa hiérarchie, cette fois ne faisait pas exception.

Jenny désamorça ses craintes d’un petit trait d’humour avant de s’enquérir de leur état. Déa fut soulagée, elle s’était attendu à une engueulade, mais tout ce qu’elle voyait dans l’expression qui s’affichait sur le visage de sa boss et dans le ton de sa voix était de l’inquiétude.

Castiel répondit le premier et Déa leva les yeux au ciel.


« Et surtout un bon traitement antibiotique et quelques points de sutures. »
Ajouta-t-elle en lançant à Castiel un regard le défiant de la contredire.

Elle dut se retenir de pouffer devant la tirade que Jenny asséna à Castiel, elle trouvait que sa ressemblait furieusement à ce qu’elle lui avait dit quelques heures plus tôt, après leur chute.
*Et à ce qu’il t’a dit quelques minutes plus tard...* |i]lui rappela la petite voix, douchant son amusement.

Après son petit laïus à Castiel, Jenny ramena son attention sur sa collègue, lui demandant comment était sa première nuit à l’extérieur de la citée, la taquinant un peu sur sa tenue.  

Déa sentit ses joues la brûler de honte lorsqu’elle supposa qu’il avait du faire très chaud[/i] *si tu savais* ricanna la petite voix, tandis que Déa aurait voulu trouver un trou de souris ou s’enterrer. Mais Jenny cessa de la taquiner en réalisant qu’elle aussi était mal en point. Déa serra les dents quand elle lui prit la main, même si la jeune femme y avait mis beaucoup de précaution, elle avait réveillé la douleur. Douleur qui fut rejointe par une seconde bien plus puissante sur le coté et la fit siffler entre ses dents.

Elle laissa Jenny la soutenir pour l’aider à rejoindre le Jumper, s’accrochant même un peu lourdement à son épaule, hochant la tête quand elle devina qu’il s’agissait de ses côtes
« Je crois qu’il vaudrait mieux que j’évite de planer… La dernière fois, il paraît que c’était pas beau à voir. » grommela-t-elle en jetant un coup d’œil au dos de Castiel qui entrait dans l’appareil devant elles.

La conversation entre Jenny et Déa fut interrompue par quelques éclats de voix. Castiel refusait les soins du médecin, exigeant qu’il s’occupe d’elle, en lui narrant par le détail l’étendu de ses blessures. Déa leva les yeux aux ciels tandis que la petite voix au fond de sa tête s’exclamait
*Il a oublié la noyade et l’overdose.* La jeune femme sentit la moutarde lui monter à nouveau au nez. Elle était une grande fille, et ils n’étaient plus seuls au monde ! De quel droit exigeait-il qu’elle passe encore en premier ? Surtout que de eux deux, elle était probablement encore celle qui s’en tirait le mieux. Au moins elle, elle n’était pas victime d’une grosse infection.

Le Dr Sheppard avait été gentille avec Castiel, lui demandant poliment de lâcher le col du pauvre médecin qui avait tenté de prendre soin de lui. La réaction simultanée de Déa fut un peu moins douce.


« Castiel ! Lâche-le, arrête de faire ta tête de mule, on a vu où ça nous a menés ! » gronda-t-elle en claudiquant jusqu’à lui pour lui attraper fermement le bras, plantant dans ses yeux un regard où passait des éclairs de colère. « Il va s’occuper de moi… Dés qu’il t’aura injecté assez d’antibiotique pour tuer une bactérie de la taille d’un cheval pour t’éviter une septicémie ! Moi, il peut pas faire grand-chose de plus ici, même pas me donner un anti-douleur vu que j’en ai pris un il n’y a même pas une heure ! »

Quand enfin l’Enokien se rangea aux arguments des deux femmes et lâcha le col du médecin, Déa retourna s’asseoir dans son coin en bougonnant, les termes « tête de pioche » et autre qualificatifs peu flatteurs murmurés firent naître un léger sourire sur le visage du militaire qu’elle croisa alors qu’il prenait place dans le cockpit pour les ramener au bercail.

L’arrière du Jumper n’était pas très vaste, elle entendit donc Jenny s’inquiéter pour Castiel, c’est vrai qu’il avait une sale gueule, mais pour sa part, elle ne pouvait pas se permettre de lui en faire la remarque, elle ne devait pas être beaucoup plus belle à voir si elle en croyait la sollicitude avec laquelle Jenny s’était porté à son secours pour l’aider à franchir les quelques mètres qui les séparaient du Jumper.

Même si elle en voulait a ses collègues qui les avait abandonnés, elle se sentit pâlir un peu en entendant Jenny proposer à Castiel de s’occuper d’eux personnellement. Ce n’était peut être pas l’idée du siècle, Déa n’avait aucune envie de devoir apporter des oranges à son ami s’il était emprisonné pour coups et blessures volontaires. Mais, elle espérait que si Jenny disait ça, c’est qu’elle savait que le jeune homme saurait contenir sa colère, et si elle en croyait le geste affectueux que la scientifique en chef se permis avec Castiel, elle devait le connaître bien mieux que ce que Déa ne le connaîtrai probablement jamais.

Elle détourna le regard au moment où le Jumper décollait, regardant la plage et les arbres s’éloigner à travers le pare-brise, s’autorisant un profond soupir de soulagement. Elle n’avait aucune idée de combien de temps il leur faudrait pour rejoindre la cité, mais ce n’était pas un problème. Ils étaient bien plus proche maintenant de regagner leurs pénates que ce qu’ils l’étaient quelques minutes plus tôt.

Levant les yeux, elle croisa le regard de Castiel et cilla un peu. Au cours des dernières 24 heures, ils avaient été plus proches qu’ils ne l’aurait probablement jamais été sans cette mésaventure. Ils avaient pris soin l’un de l’autre, et clairement, sans lui, elle n’aurait jamais été retrouvée vivante, même si elle n’était pas tombé à l’eau quand elle l’avait vu dans le cénote, elle n’aurait probablement pas survécu à une nuit d’orage dans la jungle sans abris.

Pour elle, ses heures avaient fait évoluer ses sentiments envers le jeune homme, et elle savait qu’il devait en être de même pour lui. Ce qu’elle ne savait pas, c’était dans quelle direction. Bien sûr, il s’était montré attentionné, parfois même tendre et très protecteur envers elle, souvent au point d’en être agaçant, souvent au point de se mettre en danger pour elle. Mais pour ce qu’elle en savait, pour ce qu’elle en avait ressentit, même s’il l’avait nié, elle avait plutôt été un boulet pour lui. Il se pourrait fort qu’une fois rentrée sur la cité, il décide qu’il était plus prudent pour son espérance de vie de ne plus croiser la route de la jeune femme. A cette pensée, elle sentit son coeur se serrer.


« Dr Sweet ? » l’interpella le médecin en s’agenouillant devant elle « Vous permettez que je jette un œil à vos blessures ? »

Elle hocha la tête, en souriant légèrement. Ce gentil jeune homme qui préférait visiblement éviter de se retrouver à nouveau avec un patient irascible qui l’attraperai par le colbac, ne saurait jamais à quel point Déa lui était reconnaissante d’avoir offert une diversion bienvenue aux pensées grises qui l’envahissaient.  

« Oui »
répondit-elle simplement avant de se laisser soigner docilement, grimaçant parfois de certains contacts sur des points douloureux.

Elle savait que le repos ne serait pas pour tout de suite. Elle devinait déjà qu’en rentrant sur la cité, elle allait devoir subir pas mal d’examens et de radios, et que lorsque enfin, elle pourrait se reposer, probablement assommée par les anti-douleurs évoqué par Jenny, ce ne serait pas dans le cadre réconfortant de ses quartiers, mais plus sûrement dans un des lits de l’infirmerie. Mais, au moins, maintenant, elle était en sécurité. Elle jeta un œil à Castiel.
* Tu crois que Noah accepterai de l’hospitaliser dans la même chambre que toi ?* elle leva encore une fois les yeux au ciel, blasée par ses propres pensées.
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MessageSujet: Re: Koh Lantia - Castiel Koh Lantia - Castiel - Page 2 EmptyMer 23 Sep - 19:28

Castiel n’était pas qu’un bougre, il avait juste le sens des priorités. Et oui… très certainement une notion chevaleresque un peu trop prononcé pour toujours vouloir que les dames passent d’abord. Ce n’était en rien contre Déa, car il agissait pareil avec les autres personnes. Il était ainsi voilà tout.. et même s’il n’était pas un surhomme, il avait la chance d’avoir un organisme qui récupérait assez vite. Les soins précaires prodigués avaient stoppé la fièvre et il se sentait tout de même mieux. Castiel n’était pas télépathe « émotionnelle » pour rien, avec ses forces qui revenait, il arrivait à nouveau à puiser en lui pour utiliser ses dons en basse fréquence – pour ne pas trop l’épuiser – et le moins que l’on pouvait dire, c’était que sous ses airs de « gaillarde » ; la scientifique douillait, il pouvait le ressentir. Alors son speech et le fait qu’il se fasse rabrouer et renvoyer « coucouche panier » à la manière de Kylee, lui fit avoir un regard glacial qui se posa sur la main de Déa.

Ses nerfs avaient été mis à rude épreuve durant ce séjour de 24h où il avait eu l’impression d’y avoir passé une semaine. Beaucoup de choses, trop de choses s’y étaient déroulées. Des choses déroutantes, éprouvantes, émotionnellement intenses, comme le fait qu’il avait eu peur que Déa meurt au moins 3 fois de manière différente; le fait qu’elle s’était littéralement quasi mis à nu avec une envie certaine pour lui.. pour ne citer que celles-là. Déa l’avait approché plus que quiconque en 24h chrono, laissant une marque indélébile dans sa mémoire. Si leur première rencontre avait été remarquable, ce petit bout de femme avait su se démarquer assez vite par sa bienveillance et cette façon qu’elle avait de comprendre les personnes qui l’entourait. Cela avait indéniablement resserrer les sentiments que Castiel éprouvait à son égard. Ce n’était pas tous les jour que l’on trouvait une personne qui savait respecter l’intimité d’une autre, et à la fois être présente lorsqu’il le fallait.. S’il n’y vait que ça.. Car au cours de ces dernières 24h, Cas avait pu remarquer que les apparences pouvaient aussi être trompeuse. Sa fragilité apparente, n’avait d’égal que sa force de conviction. C’était un beau mélange, mais il savait aussi et dorénavant ; que Déa était quelqu’un qui pouvait vite vaciller psychologiquement parlant, pour l’avoir vu et vécu. Elle avait souvent besoin d’un sas de décompression au risque d’exploser.. ou imploser. C’était surtout cette dernière partie d’elle qui poussé Castiel à la protéger. C’était là son talon d’achille, surtout envers les personnes qui lui était proche.

L’empathie et le don de soi faisait partie intégrante de sa personnalité. Alors, il ne comprit pas vraiment la réaction de Déa lorsqu’elle lui agrippa le bras. Les mots qui fusèrent le calmèrent instantanément.. « on sait où cela nous a mené ».. il eut l’espace d’un instant un flashback dans cette jungle où il n’avait osé approcher le nuage noir présent autour de la scientifique.. Finalement, il relâcha le pauvre médecin. Ce dernier s’échappa rapidement et Castiel toisa d’un air assez dur la scientifique, comme s’il était vexé où avait une rancune latente.

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Son regard se porta par la suite bien rapidement sur Jenny qui s’occupa de lui. D’un côté cela lui fit du bien que ce soit la scientifique en chef, il avait l’impression de retrouver un peu de stabilité en la présence de sa proche amie. Il ne manqua pas de la clasher sur ses deux subalternes qui n’avait pas hésité à mettre leur vie en danger. Lorsqu’elle se leva en chiffonnant ses cheveux, le jeune homme tiqua d’agacement, pour finalement pousser un soupir résigné. Jenny avait toujours agit comme une grande sœur et l’avait pris sous son aile pour l’intégrer sur la Cité. C’était d’ailleurs l’une des rares personnes, avec Noah ; qui l’avait poussé au-delà de ses retranchements pour s’améliorer avec les relations humaines. Donc oui, elle pouvait bien s’autoriser ce genre de chose avec lui.

Lorsque le Jumper décolla, Castiel tenta de trouver une position pour soulager ses tiraillements. Il n’avait plus de torgnole, mais il se sentait encore faible. Finalement il redressa son visage et durant une fraction de seconde, son regard croisa celui de Déa.

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Elle put lire dans ses prunelles azur, une certaine amertume, une remontrance mise en sourdine, comme si il ne voulait pas envenimer les choses. Ses traits de visage étaient serrés, ce qui accentua l’éclat dans son regard. Pour autant même si son comportement l’avait agacé, Castiel pestait surtout contre lui-même. Il s’en voulait.. d’avoir été un idiot de première et de ne pas s’être écouté lorsqu’il l’aurait fallu. Il avait été tellement focus sur son objectif, qu’il avait entraîné Déa dans sa chute.. Dans un sens, c’était de sa propre faute s’ils en étaient arrivé là. La pilule avait du mal à être avaler. Ce fut elle qui dériva en 1er les yeux, distrait par le médecin qui s’occupa de sa main bleutée, de ses contusions. Le regard intransigeant de l’Enokien, fondit comme neige au soleil, lorsque cette dernière eut un gémissement de douleur lors de la manipulation. Son expression se fit plus empathique, partageant avec elle sa douleur sans la ressentir. Finalement il détourna la tête et se leva pour s’éloigner de la jeune femme, ne pouvant rester physiquement à ses côtés. En cet instant le poids de la culpabilité était trop lourde. Si Castiel était doué pour quelque chose, c’était pour se blâmer. Cela avait toujours été, mais comment lui en vouloir lorsqu’on connaissait son passé et toutes les horreurs qui s’étaient produites aux personnes à qui il avait pu s’attacher ? Il put sentir son regard posé sur lui, mais il ne daigna pas la regarder et s’avança vers le cockpit en s’aidant du fil grillagé sur le haut du jumper. Il alla s’accouder sur le siège de Jenny. Cette dernière releva son minois vers lui et lui offrit un sourire réconfortant.


« Tu pourras bientôt te reposer et ne t’inquiète pas pour ta coéquipière, elle sera bien pris en charge également. »

Castiel ne répondit pas, mais grinça des dents. Néanmoins il fut surpris lorsque Jenny claqua sa paume de main sur son front pour voir s’il avait de la température.

« Je vérifie, et même si je n’ai pas ce que tu sais. Dit-elle tout bas, avant de reprendre normalement. Tu me l’as déjà assez fait lorsque j’étais enceinte, alors j’ai le droit de me venger et de prendre soin de toi. Tes yeux sont aussi brillants qu’un soleil.. »

Il y eut un blanc, avant que l’Enokien ne daigne avoir un imperceptible sourire. Il avait tendance à mener sa barque seul, mais il était heureux d’avoir enfin trouvé des gens sur qui compter en retour, lorsque tout n’allait pas bien. C’était ça aussi une famille de coeur.

« Ta spécialité déteint dans tes paroles… mais tu as raison, Noah saura très vite me remettre sur pied et je serais ravi de redonner des cours de self défense à Mégane »

« J’espère bien que tu seras vite remis sur pied, j’ai dû mal à la canaliser en ce moment et tu as une bonne influence sur elle... D’ailleurs en parlant d’influence… (jette un regard vers Déa avant de se concentrer sur Castiel, parlant plus bas) .. Je te sens différent avec elle.. protecteur et à la fois… mh, je ne sais pas, c’est difficile à cerner..»

« Je ne vois pas de quoi tu parles.. tu sais très bien comment je suis.. avec tous le monde » répondit-il plus bas également, jetant un rapide coup d’œil vers sa partenaire. « Si on pouvait éviter d’en parler ici.. » [/b]dit-il en se penchant un peu plus vers Jenny avec un air suppliant.

« Je dis juste ça comme ça.. aucune critique, mais j’ai appris à te connaître avec le temps.. Tu as beau vouloir régulièrement sauver la veuve et l’orphelin… Ce n’est clairement pas dans tes habitudes de te laisser approcher de la sorte, surtout par une nouvelle recrue.. Tu ne dérives pas le regard, tu le soutiens même.. Tu n’es pas fuyant de ce que j’ai pu voir sur la plage à mon arrivée.. Elle te tenait la main Castiel.. Tu as aussi eu un rendez-vous galant avec elle.. Est-ce que tu aurais quelque chose à me dire ? Non parce que...»

Castiel ferma les yeux au fur et à mesure de son monologue, il la sentait venir et ce n’était clairement pas ça. Enfin.. Oui, non, ce n’était pas ça. Les sensations qu’il avait pu ressentir dans cette grotte.. N’était que purement physique.. et le fait de l’avoir pris sous son aile, totalement habituel chez lui…

**Alors pourquoi tu as été plus cool et espiègle toute la matinée avec elle, arrête de le nier, elle te déroute, mais t’apporte une certaine fraîcheur** railla sa conscience.

L’Enokien avait l’esprit embrumé et ne savait encore quoi penser de tout cela, mis à part cette sensation qui prenait racine en lui, comme quoi, il arrivait à chaque fois à faire souffrir ceux qu’il appréciait d’une manière ou d’une autre sans savoir les soulager de leur maux…. et Déa n’était pas une exception. Le mental épuisé, il fut pris de petits flashback où il se remémora Ella-Rose.. Pourquoi en venait-il à penser à elle.. Il se souvint de sa fraîcheur, de son espièglerie, de sa bonne humeur.. Du fait qu’il avait voulu l’aider, du mieux qu’il le pouvait lorsqu’il l’avait vu sombrer, impuissant du côté obscur. Il avait tout fait ce qui avait été en son pouvoir, mais on ne force pas les gens à être aidé et il l’avait appris de la plus douloureuse façon. Le flash-back de ses funérailles et du cercueil traversant la « Stargate » vint l’envahir et il dût s’agripper au cuir du dossier pour ne pas vaciller.

Un sentiment extrême de tristesse vint le percuter. Bon sang, cela faisait plusieurs années que ce souvenir n’était pas revenu à la surface. Pourquoi maintenant ? Pourquoi en cet instant précis. Il rouvrit des yeux embrumés, mais que l’on pourrait mettre sur la cause de la fatigue ou de la douleur ; pour autant c’était tout autre chose. Son regard d’un bleu éclatant s’était ternis au point d’en devenir anthracite. Une tempête de douleur s’abattait silencieusement dans son être et lorsqu’il détourna les yeux vers Déa, il put sentir une décharge électrique le paralyser. Il ne savait pas pourquoi il était si émotif et à fleur de peau. La fatigue sans doute, mais la pensée qu’il venait d’avoir lui était insupportable. Jamais il ne se pardonnerait de perdre Déa. Sa conscience tenta tant bien que mal de restructurer ses pensées, car là, le pauvre faisait un beau mélange et les amalgames n’étaient pas permis. Elles étaient deux personnes distinctes et à la fois si proche. Sa petite voix interne lui souffla la possibilité également que s’il s’inquiétait autant pour elle, c’était parce qu’il l’appréciait peut-être davantage comparé aux autres. Mais cela fit l’effet d’un pétard mouillé dans l’esprit de l’Enokien. Émettre cette possibilité était juste impossible et cette possibilité s’écrasa tel un moustique contre un pare-brise à 130km/h. Pour autant, Castiel devait admettre que même si les conventions sociales n’avaient pas été respectées entre lui et Déa ; il l’appréciait pour ce qu’elle était, à sa juste valeur et il la considérait comme une amie.. Une amie qu’il devait encore apprendre à connaître davantage. Les choses se déroulaient à l’envers. D’habitude on apprenait à connaître une personne et on devenait amie ou non. Là, la situation avait fait que les deux jeunes gens s’étaient rapprochés par instinct, sans avoir eu le temps de creuser suffisamment.

Cessant d’observer Déa, il se concentra à nouveau sur Jenny qui ne cessait de fabuler et énumérant son analyse à voix basse. Castiel fronça ses sourcils et utilisa brièvement son don pour lui fermer son clapet. Littéralement. Jenny poussa un gémissement de frustration. L’Enokien haussa un sourcil et se pencha vers son amie dans un clin d’oeil.

« Tu vois j’ai encore assez de force pour ça »

Il coupa son étreinte mental et le gémissement de la scientifique se termina dans un « Oh Toi ! », avant qu’elle ne se taise en remarquant qu’elle était à nouveau libre de ses mouvements.

« Déa est une bonne amie en devenir. Juste que ces dernières 24h ont été éprouvantes et assez dangereuses. Je crois qu’on a tous les deux besoins de se remettre de nos émotions.. Quant à ce que tu as vu ou crut penser.. (blanc avant de lancer son fameux « aheum » tout en hochant la tête, l’air pensif sur comment formuler la chose) Disons que Déa est une personne assez tactile.. et j’ai du mal à savoir comment.. réagir parfois. Il n’y a rien d’autre à imaginer » dit-il en s’installant en face de Jenny, coupant Déa de son champ de vision. Jenny pinça ses lèvres et acquiesçât d’un signe de tête. Ce n’était pas le moment d’insister, mais elle ne pouvait s’empêcher de ressentir quelques signaux… provenant peut-être plus de la jeune femme, il était vrai. Le regard de la doctoresse se pencha sur celui de Déa qui détourna la tête lorsque leurs yeux se croisèrent.

Le trajet en jumper prit un bon deux heures. L’Enokien avait pu s’endormir durant quelque temps et le médecin avait pu injecter une première dose d’antibiotique. Il faudrait des analyse plus poussée et un antibiogramme complet pour mieux doser une fois à l’infirmerie. Lorsque Castiel reprit conscience, Jenny l’informa que d’ici 5minutes il atterrirait. Son attention se porta sur la vitre et il put voir la cité arriver de plus en plus proche. Il eut un sourire de contentement mais son sourire se crispa légèrement. Ce petit somme l’avait rebooster et ses dons en veille jusqu’à présent étaient plus alerte. Il pouvait sentir au plus profond de lui que quelque chose n’allait pas. Il se tourna instinctivement vers l’arrière du jumper et vit Déa allonger sur la banquette avec une couverture de survie. Le médecin repéra ce léger coup d’oeil et rassura l’énokien sur l’état de santé de sa patiente. Castiel lui continua de froncer les sourcils.

« Je ne suis pas si sûr »

« Elle ne fait que dormir... »

Mais les signaux d’alerte du jeune homme commençait à sonner de toute part. Il fut interpeller par son diminutif via Jenny. D’un simple regard, son amie comprit les choses.

« S’il vous plaît, vous pouvez vérifier juste pour être sûr ? »

Ce dernier s’avança vers la patiente et posa une main devant son nez, il y avait bien un souffle, même si ce dernier était lent. Il lui prit sa tension et ses sourcils se froncèrent. Elle était basse.

« Dr Sweet ? »

Aucune réponse.

« Déa ? » demanda Jenny en se levant pour s’accroupir à ses côtés, quand elle la poussa sur le côté, elle put voir un filet de sang s’échapper de sa bouche.

« Oh, bon sang ! Déa !? Hey, hey, hey » dit-elle en prenant son visage de part en part, pour la secouer.

Le médecin quant à lui, la positionna sur le dos pour commencer à l’ausculter..

« Elle fait peut-être un pneumothorax.. »

« Peut-être ? » lança Castiel qui n’avait pas bronché jusqu’à lors, mais il n’en menait pas large au vu de la situation.

« Vous avez eu votre diplôme où, pour un peut-être ? » cracha-t-il en sa direction. Apparement la prestance qui se dégageait de l’Enokien était suffisante, pour qu’il baisse les yeux et commence à farfouiller dans son sac. Déa entrouvit les yeux, un regard dans le vague qui avait du mal à s’accrocher à Jenny. Cette dernière se mit à toussoter avant qu’un filet plus épais ne s’échappe de sa bouche faisant grimacer la scientifique en cheffe. Ecoutant son instinct, elle passa une main sur son front et caressa la naissance de ses cheveux.

« Accroche-toi.. on arrive. »

Mais alors que la jeune femme sombrait, Jenny attrapa la manche du médecin.

« Elle est plutôt en train de faire une hémorragie interne à vue d’oeil. »

Le dit médecin blêmit, lui aussi était fraichement arrivé sur la Cité et il n’était pas habitué encore au mission de secours. Ce fut Jenny qui déclencha son oreillette pour demander une équipe médicale en salle de débarquement.

« Ils arriveront peut-être trop tard. », s’enquit l’Enokien dont le visage doux, n’avait d’égal que le stress qu’il arrive quelque chose de grave à son amie. A peine eut-il dit cela, que le Jumper était enfin à quai. La porte arrière s’ouvrit et l’Enokien poussa le médecin avec un air implacable. Mieux valait, qu’il s’écarte. Il souleva Déa par les avant-bras pour la mettre assise, aider par Jenny.

« Qu’est-ce que tu comptes faire ? »

Une fois sa prise bien en main, le jeune homme porta le poids plume de la jeune femme.

« L’emmener moi-même à l’infirmerie, ça ira plus vite. Je ne tolérerais pas qu’elle puisse mourir de ma faute… c’est ma faute ce qui lui arrive » bredouilla-t-il sur la fin. Le regard de son amie se fit délicat et brillant. Castiel savait que Jenny avait déjà vécu ce genre de chose, à mainte reprise. C’est alors que cette dernière se leva et ordonna au médecin de prévenir et de préparer un bloc. Puis, elle passa devant, ouvrant la marche, Castiel suivant ses pas. Autant dire que le court trajet jusqu’à l’infirmerie ne passa pas inaperçu entre une Sheppard qui poussait des « Dégagez le passage » à tout-va et l’Enokien pudique, torse nu portant une nouvelle recrue dans ses bras. Cette dernière n’avait pas ouvert les yeux du trajet ce qui inquiéta le jeune homme.

« Tes conseils sur la « tête de mûle » tu peux te les garder » mâchouilla l’Enokien entre ses dents. Plus il avançait à travers le dédale de couloir et plus il sentait à nouveau ses forces s’envolaient, mais la peur pour son amie et l’adrénaline présente dans son corps lui permirent d’arriver à l’infirmerie sans mal. Il posa le corps inanimé de Déa sur une civière et se permit de replacer une mèche de cheveux derrière son oreille. Puis il fut éloigné de là par un attroupement de médecin. Il se recula auprès de Jenny qui le rassura tant bien que mal.. En baissant le regard il constata que son bandage de fortune était à nouveau imbibé de sang. La charge et le poids bien que léger de la jeune femme, n’avait pas dû faire bon ménage. Il se sentit à nouveau vaciller comme sur cette plage.

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Il s’accrocha au premier lit à sa portée et fut vite soutenu par Jenny. Son cri d’alerte pour qu’un médecin vienne le prendre en charge se fit entendre de très loin. Finalement il fut pris en charge par deux gorilles vêtus de blanc et allonger sur un lit. Son vague champ de vision se porta sur une tête blonde qu’il aurait reconnût entre 1000 : Kylee. Quelques tapes sur ses joues et il eut un faible regain d’énergie. La délicatesse de Kylee dans toute sa splendeur. Cette pensée le fit sourire très finement. Finalement, il tourna de l’oeil assez rapidement à son tour.


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MessageSujet: Re: Koh Lantia - Castiel Koh Lantia - Castiel - Page 2 EmptyHier à 13:59

Le regard glacial que Castiel posa sur la main de la jeune femme fermement accrochée à son poignet lui fit mal au cœur. Elle cru y détecter de la rancœur, de la déception, peut-être beaucoup d’autres choses, mais dans son état elle ne s’y attarda pas. Tout ce qu’elle voyait c’était que son ami faisait peur au pauvre médecin qui le regardait comme s’il pensait qu’outre ses blessures physiques l’Enockien avait également laissé sa santé mentale dans la jungle Lantienne. Peut être que sa réaction avait été un peu trop vive, mais elle était fatiguée, elle avait mal, elle en avait marre de l’angoisse et du stress, tout ce qu’elle voulait maintenant qu’ils étaient en sécurité, c’était qu’il se calme, qu’il prenne soin de lui. Mais elle se refusa à l’expliquer, il y avait aussi de la fureur dans ce regard, de la colère, même si, pour l’avoir côtoyé pendant les heures sombres qu’ils avaient passé lors de leur aventure à la « Robinson Crusoé », elle savait que cette colère ne lui était pas entièrement destinée. C’était en grande parti contre lui qu’il était en colère, elle devinait qu’il se reprochait de ne pas avoir réussit à la protéger, à lui éviter ses blessures. Elle trouvait son comportement chevaleresque bien désuet. Elle n’avait jamais côtoyé d’autres hommes aussi attentionnés que lui, et même si elle trouvait son attitude envers elle flatteuse, n’ayant pas été éduquée de cette façon, elle l’a trouvait aussi un peu vexante. Et elle ne savait pas très bien comment composer avec ce qu’elle ressentait. Le comportement de Castiel heurtait l’image qu’elle avait d’elle même. Elle était petite et frêle, elle ne le savait que trop, mais elle avait toujours refusé d’être vue comme une petite chose à protéger, et lui, c’est exactement comme ça qu’il la traitait.

* Oui bon, d’accord, mais reconnais que là, il a pas forcément tord. Tu lui reproche d’être trop attentionné, de faire passer les autres avant lui… Et si tu commençais par mettre ta fierté dans ta poche avec ton mouchoir dessus et d’accepter l’idée que là, tout de suite, il a pas forcément tord ? Tu tiens à peine debout, et tu ne tiens debout que sur les nerfs.*

Elle soupira, ferma un instant les paupières, en proie à une soudaine fatigue, et relâcha son étreinte sur le poignet de Castiel, répondant à son regard blessé par un regard résigné, triste et doux avant d’aller s’asseoir tant bien que mal, serrant les dents contre la douleur, maintenant ses côtes blessées d’un bras enroulé autour de sa poitrine, attendant que le docteur en ait fini avec Castiel. Lorsqu’elle releva les yeux, elle croisa le regard peu amène qu’il posait sur elle. Même si elle savait que la colère qui avait assombrit le bleu de ses yeux était en parti tournée contre lui-même, ce regard d’acier, aussi acéré qu’un poignard lui lacéra le cœur et lui coupa le souffle. Elle se mâchouilla l’intérieur des joues pour s’éviter de pleurer et détourna les yeux, se passionnant soudain pour un point entre ses chaussures et ne les relever que lorsque le médecin commença à s’occuper de sa main, lui arrachant un gémissement de douleur.

Elle sentait encore son regard brûlant posé sur elle, et c’était presque plus douloureux que les manipulations du médecin s’occupant de sa main blessée. Elle le sentit se lever, elle ne put se retenir de tourner les yeux vers lui, mais il ne le lui rendit pas, s’éloignant vers l’avant de l’appareil en s’aidant des filets tendus au plafond du Jumper. Elle réalisa qu’elle tremblait, mais elle ne savait pas si s’était de fatigue, de douleur ou d’un trop plein d’émotions qu’elle n’arrivait pas à gérer.


« Ne vous inquiétez pas Dr Sweet » la rassura le jeune médecin en posant sur elle un regard bienveillant alors qu’il achevait de bander sa main. « Il faudra que vous passiez une radio pour confirmer, mais je ne pense pas que votre main soit cassée. » Elle lui sourit en retour. Il était gentil, il avait l’air un peu dépassé par la situation, encore choqué par la réaction de Castiel, et pas forcément très à l’aise dans cette boite de conserve volante, il ne devait pas être là depuis bien longtemps, mais il faisait de gros effort pour ne pas laisser ses émotions personnelles impacter sa conscience professionnelle.

Après sa main, le jeune médecin s’occupa des autres blessures de la jeune femme, commençant par sa cheville, s’agenouillant devant elle, il la prit délicatement entre ses mains, la tâta délicatement, avant de faire jouer l’articulation, arrachant à peine une grimace sur le visage blême de la jeune femme. A cet instant, elle n’était plus dans le jumper, ce n’était plus le médecin qui était accroupi fasse à elle pour vérifier l’état de sa cheville. L’espace d’une fraction de seconde, un décors de jungle s’était superposé à la carlingue grise de l’appareil, et le souvenir de Castiel, dans la même position, effectuant les mêmes gestes, avait remplacé le médecin. Elle sentit une larme hésiter sur ses cils. Elle se rappelait son extrême douceur, sa main brûlante dans laquelle sa cheville paraissait si petite, si fragile. Elle battit plusieurs fois des paupières pour chasser se souvenir, et tourna les yeux vers l’avant du Jumper.

Castiel était appuyé au siège de Jenny, leur conversation semblait animée, et elle eut l’impression, aux regards furtifs que Jenny et Castiel lui lançait, qu’il était question d’elle, mais elle ne pouvait pas les entendre, et elle réalisa que là, tout de suite, elle était trop faible pour être curieuse.

Après avoir bandé sa cheville, le médecin, la fin allonger sur la banquette arrière du Jumper pour examiner ses côtes, elle frissonna lorsque ses doigts effleurèrent sa cage thoracique, dieu que cet homme avait les mains froides… Pourquoi tout les toubibs avaient toujours les mains aussi froides ?! Encore une fois, il la rassura, de ce qu’il pouvait en voir, elle n’avait rien de cassé. Il lui conseilla de profiter du voyage de retour pour essayer de dormir un peu, étendant sur elle une couverture de survit. Elle sourit un peu. Comment voulait-il qu’elle puisse arriver à trouver le sommeil alors qu’elle avait l’impression d’être prête à être mise au four enroulé comme elle l’était dans ce truc en alu qui lui donnait l’impression d’être un morceau de poisson en papillote ?

Mais, elle n’avait pas pris en compte son épuisement tant physique qu’émotionnel, ni l’anti-douleurs de cheval qu’il lui avait fait prendre, en quelques secondes les formes se brouillèrent, les couleurs s’affadirent et elle plongea dans un sommeil sans rêve, proche de l’inconscience.

Elle avait du finir par s’endormir parce que quand elle émergea, ce fut pour être témoin de l’agitation qui régnait autour d’elle. Elle ne comprit pas ce que Castiel disait mais malgré sa conscience vacillante, elle détecta l’inquiétude et l’urgence dans son ton. Jenny la regardait, Déa essaya de lui rendre son regard, mais ses yeux refusaient de faire la mise au point nécessaire, elle n’arrivait pas à voir l’expression de son visage, elle avait même du mal à garder les yeux ouverts… Et puis, c’était quoi ce goût étrangement métallique dans sa bouche ? Elle ne se rappelait pas avoir été blessé à cet endroit là, peut être s’était-elle mordu la langue ou la joue pendant son sommeil ?

Sa respiration aussi était laborieuse, elle avait l’impression d’avoir du liquide dans les poumons, son corps eut le réflexe de tousser pour évacuer ce corps étranger qui gênait l’action de ses poumons, et le goût de sang s’accentua dans sa bouche, elle sentit quelque chose de chaud et de visqueux glisser à la commissure de ses lèvres. Ce n’était pas normal. Mais, elle ne s’en inquiétait même pas. Elle ne faisait que constater les faits, sans émotions ni panique. Même si la main maternelle que Jenny posa sur son front fit remuer l’ombre d’un inquiétude au fond de son esprit. Mais ça ne pouvait pas être si grave que ça, après tout, elle ne souffrait pas. Elle trouvait même que cet état était assez confortable, elle ne ressentait rien, elle avait l’impression d’être à peine spectatrice de la panique qui semblait enfler autour d’elle. Elle referma les yeux.

C’est à peine si elle entrouvrit les paupières lorsque des mains puissantes serrèrent ses bras pour l’obliger à retrouver un semblant de position verticale. C’est alors que quelque chose d’étrange se produisit. Elle se retrouva vraiment spectatrice des évènements. Elle voyait son petit corps inerte dans les bras de Castiel. Elle remarqua le sang qui avait tâché ses lèvres et coulé sur son menton. Son visage blême posé contre le torse nue de l’Enockien, ses cheveux emmenés et sales qui ballottaient sur le bras de son chevalier blanc. Elle remarqua aussi la douceur avec laquelle Castiel la serrait contre lui, la peur qu’il ressentait, la peur pour elle.


*Là, je crois que t’es vraiment mal.* dit une vois à coté d’elle. Elle sursauta et tourna vivement  "T’es qui toi ?! » demanda-t-elle de façon vraiment totalement inutile vu qu’elle était nez à nez avec son double, mais un double un peu différent. Un visage plus mutins, un regard plus espiègle, une expression moqueuse, presque délurée. D’ailleurs, elle ne s’abaissa pas à répondre. *Quoi, tu t’attendais à ce que je ressemble à qui ?* lui demanda son autre elle.

Pendant ce temps, Castiel fonçait dans les couloirs, suivant Jenny qui lui ouvrait la voie. Les deux Déa s’élancèrent à leur poursuite à travers les couloirs. Déa remarqua les regards interloqué des gens qui croisait leur étrange équipage. Il fallait bien reconnaître que c’était une vision étrange, et émouvante que cette petite chose inconsciente dans les bras de l’alien, guère plus en forme qu’elle si elle en croyait la pâleur de ses joues, et le sang qui s’étalait sur le bandage de fortune qui barrait son flanc.

Elle s’attarda une fraction de seconde en remarquant Zelenka parmi les badauds, en remarquant ses yeux écarquillés par l’inquiétude et l’incrédulité. Elle surprit même un léger mouvement, comme s’il luttait contre l’envie de se précipiter vers elle. Mais elle fut distraite par les mots que Castiel lui murmura. Elle sentit son esprit sourire. Visiblement, ce faire traiter de "tête de mule" l'avait vexé, et elle devait bien reconnaitre que là, elle n'avait pas volé sa remontrance... Qui d'ailleurs n'en était pas vraiment une, plus une marque d'inquiétude qui la toucha.


*Tu sais ce qui se passe n’est-ce pas ? * demanda son double, avec un air triste. Déa la regarda. C’était vraiment une situation hors du commun, et pourtant, elle se sentait étrangement sereine. Elle ramena son attention sur son corps entre les bras de Castiel, sur le visage faussement serein du jeune homme, mais là, elle voyait au-delà des apparences, elle voyait son inquiétude, elle voyait sa culpabilité.

« Oui. C’est une Expérience de Mort Imminente il me semble. »
répondit-elle d’un ton clinique. « J’en avais entendu parler, mais j’aurais jamais pensé que je l’expérimenterai un jour. » Elle fronça les lèvres. « J’avoue que c’est… Intéressant… Quoi ?! » demanda-t-elle en surprenant le regard choqué de son double. *Heu… t’es consciente que si tu es dans cette situation c’est que t’es vraiment très très très mal en point ? Et que tu pourrais très bien y rester pour de bon ?*

Déa la regarda avec un sourire énigmatique. « Si je me roule par terre en pleurant, en hurlant que c’est pas juste, en suppliant un éventuel être supérieur de me sauver, de me laisser vivre encore un peu, tu crois que ça peut aider ? »

La petite voix eut le bon goût de faire la gueule, mais de la fermer.

Arrivé à l’infirmerie, elle contourna la civière pour regarder Castiel l’y déposer avec une délicatesse qui la toucha, comme si elle avait été une fragile œuvre d’art, puis elle fronça les sourcils en le voyant vaciller. Deux infirmiers le rattrapèrent pour l’installer à son tour sur une civière.

Elle voulut se précipiter vers lui, mais… Elle eut l’impression qu’un l’élastique se tendait violemment dans son dos et elle se retrouva à nouveau plaquée dans son corps au moment où quelqu’un en blouse blanche lui collait un masque sur le visage et qu’une autre plantait une aiguille dans son bras.

Elle sombra avant même d’avoir eu le temps de réaliser ce qu’elle venait de vivre, ou même ce qui lui arrivait.
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