AccueilAccueil  WelcomeWelcome  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
♣ Bienvenue sur Stargate Atlantis - Le Jeu, Invité ♣
♣ De nombreux PV et Prédéfinis sont disponibles. N'hésitez pas à les prendre ♣
Ronon Dex, Olivia Anderson, Aldwin Skaros, etc...
♣ Rejoignez nous sur les réseaux sociaux ♣

Partagez|

Quartiers de la Famille Sheppard

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6
AuteurMessage
Jenny Sheppard
Jenny Sheppard
Co-admin / 2nd Section Scientifique Unchained as a Volcano, Soft as a Dove

Co-admin / 2nd Section Scientifique Unchained as a Volcano, Soft as a Dove

Date d'inscription : 03/09/2007
Messages : 6795
Localisation : Atlantis

ME & I
Who Am I
:
Affinités
:
RP ?: Open

MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard Ven 9 Nov - 9:53

Jenny se prélassait telle une reine dans ce bain aux huiles essentielles avec son mari. C’était si bon, ce moment était juste parfait, comme suspendu dans le temps. Elle baissa ses yeux sur son bedon rebondi et se mit à le caresser tendrement, bientôt la stabilité familiale des Sheppard allait être perturbé, avant de pouvoir reprendre ses marques en incluant ce nouveau petit être. Jenny avait vraiment hâte. Durant un laps de temps, elle s’imagina sur Terre, dans une belle et grande maison entourée de sa petite famille le temps d’un déjeuner. John qui descendait de la chambre pour les rejoindre en enfilant sa chemise. Jenny le relookant du regard et bénissant les dieux de lui avoir donner un homme avec une tel plastique. Bon ok le côté militaire et entraînement sportif devait y être pour beaucoup.. mais quand même. Elle se voyait croquer dans son pancake tandis qu’elle préparait les cartables pour l’école. Bref durant ce moment, elle se crut normale, dans un monde normal, sans alien, sans Stargate, ni danger provenant d’autres galaxies.
 
Après un petit moment à rêvasser, elle s’attarda sur son militaire de mari et le questionna sur les prénoms qu’ils pourraient donner à leur bambin en évoquant ce à quoi elle avait pensé. Elle crût s’étrangler en entendant sa proposition :
 
« What ?! Hors de question que nous ayons un enfant qui s’appelle Junior. C’est peut être une mode à l’Américaine, mais n’oublie pas que tu as épousé une Canadienne. »

Elle fut plus rassurer par la suite lorsqu’il évoqua ses préférences et son petit coup de coeur : Liam.

« Ce n’est pas mal non plus, mais je ne sais pas trop encore… Je crois que cela va être aussi compliqué que pour Mégane. Au pire on attend la naissance, et on choisi quand on verra sa petite bouille. »

Jenny eut un petit gloussement à son idée et se renfonça davantage dans l’eau chaude qui commençait à tiédir. Le couple continua de discuter de ci et là, faisant le tour des derniers ragots d’Atlantis et de leur semaine de travail. Au final John sortit le premier pour s’envelopper de son peignoir avant d’apporter le sien. La jeune femme attendit le dernier moment pour sortir du bain pour éviter d’avoir froid et se hâta d’enfiler les manches tandis que John nouer la ceinture. Elle avait l’impression d’être une petite princesse. Elle aimait vraiment qu’on prenne soin d’elle de cette façon, cela la faisait se sentir exceptionnelle. Lorsque John l’enlaça, elle répondit à son étreinte, se sentant apaiser dans ses bras. Elle soupira de contentement et redressa son minois vers lui.
 
« Vivement que tu perdes ce ventre pour que je puisse te serrer fort contre moi. Même pas encore né qu’il prend déjà beaucoup de place ».
 
« Rooh.. dis-toi que tu as plus de bout de moi à aimer et à caresser. Quoiqu’il en soit tu peux continuer j’aime vraiment que tu prennes soin de moi »
 
Elle le serra un peu plus fort avant de déposer quelques baisers mouillés dans son cou avant de venir sceller ses lèvres contre les siennes. Un baiser enivré par les douces odeurs de la salle de bain.

« Merci pour ce moment mon amour ».
 
Jenny se recula et finit de sécher, le couple se mit en pyjama avant de sortir de la salle de bain.

Arrow

..................................................

TIME OF DYING
On the ground I lay, motionless in pain I can see my life flashing before my eyes. Did I fall asleep ? Is this all a dream. Wake me up I'm living a nightmare
Revenir en haut Aller en bas
Noah Masen
Noah Masen
Co-Admin / Funny & Sweet

Co-Admin / Funny & Sweet

Date d'inscription : 29/08/2009
Messages : 3568
Localisation : Atlantis

ME & I
Who Am I
:
Affinités
:
RP ?: Close

MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard Ven 22 Fév - 16:40

Arrow Salle du fauteuil des Anciens

Citation :
« Mais Tonton, il aurait dû mourir déjà ! Il est comme les mauvaises herbes.. il s’accroche.. » dit-elle en reprenant les mots de sa mère, pour les avoir déjà entendu. »

Noah n’hésita pas une seule seconde à s’approcher de Megane et à se mettre à sa hauteur pour lui parler, légèrement en colère car il ne pouvait pas supporter qu’une petite fille, aussi mature qu’elle puisse penser à devenir une meurtrière, à tuer quelqu’un même si cette personne le méritait grandement. Merde ! Que faisaient ses parents ? Ne voyaient-ils pas à quel point leur fille portait un énorme fardeau pour eux, alors qu’elle ne devrait pas avoir à le faire ? Les yeux du médecin brillaient d’un éclat froid lorsque Megane pinça ses lèvres, prête à répliquer.

Citation :
« Pourquoi ? Pourquoi papa a tenté de finir ce qu’il avait commencé alors ?… Tu sais les gens parlent sur Atlantis.. Certains pensent comme toi.. d’autres sont d’accord avec ce qu’il a fait.. Et puis mes amis athosiens me soutienne. Ici sur Pégase, il y a de nombreux ennemis et il n’y a pas que les wraiths… Ils m’ont appris que parfois c’est tué ou être tué.. Il a tenté plein de fois de tuer maman et qu’est-ce que j’aurais fait sans elle ? Hein ? »

« Parce que faire justice soi-même n’est jamais une bonne chose ! En particulier venant d’une enfant de 9 ans et demi. Tu as beau être mature, tu n’es pas une adulte. Tu n’as pas à gérer ces problèmes de grandes personnes tu m’entends ? Ne t’avise plus jamais de parler comme ça devant moi ! »

Et il en connaissait un rayon sur la justice à faire soi-même… il l’avait fait en tuant Alexis et ça, jamais il ne pourrait se le pardonner malgré que cette femme ait été à l’origine de plusieurs drames. La colère de Noah se ressentait. Jamais il n’avait grondé Megane ou élevé la voix contre elle. Mais les derniers événements tragiques avaient été la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Bien sûr, il serait toujours là pour sa nièce, que ce soit pour la rassurer ou, au contraire, l’enguirlander comme il venait de le faire. Évidemment, tout ça n’était pas de la faute de la fillette ; il devrait donc avoir une conversation avec les parents… si tout s’arrangeait, il ne ferait rien de plus mais, dans le cas contraire, il les emmènerait illico voir un psychologue.

Lorsque l’oreillette grésilla à l’oreille de Megane, Noah attendit tout en prenant quelques discrètes inspirations, afin de se calmer. C’était probablement John ou Jenny à l’autre bout « du fil ». Lorsqu’elle termina, tout deux se regardèrent comme si cette « dispute » était trop grave pour qu’ils se pardonnent un jour.


Citation :
« Mais je suppose que ce sont les grandes personnes qui doivent décider.. »

Le médecin acquiesça d’un hochement de tête sec puis se releva, tout en écoutant Megane lui dire que sa mère voulait qu’elle rentre à la maison. En se tournant vers la porte qui s’ouvrit grâce au talent de la petite, il ne montra aucune émotion alors qu’intérieurement, il était émerveillé. Castiel aurait de la concurrence plus tard !

Citation :
« Tu vois, cette cité m’obéis.. merci de m’avoir écouter… ça m’a fait du bien… A plus tard Tonton..»

L’air ronchon de Megane n’avait pas plus à Noah qui la rattrapa en quelques enjambées à peine. Malgré sa colère, il se calma un peu mais ne laissa pas la petite avoir le dernier mot, sachant qu’elle avait tort sur leur dernière conversation.

« Je sais que tu n’es plus un bébé, mais il va falloir que tu te calmes Megane. Je ne dirai rien à tes parents de notre conversation, excepté la dernière partie qui est bien trop grave et ça, ton côté mature le comprend parfaitement. »

Arrivés devant les portes des quartiers Sheppard, Noah actionna l’interface et le tout s’ouvrit, à l’ancienne oui. Le médecin passa une main dans le dos de Megane afin qu’elle avance avec lui, mais celle-ci, en colère contre son oncle, préféra partir s’enfermer dans sa chambre. Il poussa un long soupir avant de poser les yeux sur Jenny, et fut stupéfait de ce qu’il voyait : la jeune femme autrefois resplendissante n’était plus que l’ombre d’elle-même. Le teint terne, les yeux vides, sans vie… aucun sourire sur son visage.

« Bonjour Jenny… je sais que depuis la dernière fois tu ne voulais pas me voir, mais j’étais avec Megane quand tu l’as appelée. » S’humecte les lèvres avant de détourner son regard qui criait « mais bordel reprends-toi ! »… « Je me suis permis de la ramener. »

Bien sûr, le médecin n’avoua pas tout de suite à la scientifique qu’il venait aussi lui parler du problème de « Megane la meurtrière » et du fait qu’il allait réprimander les parents, mais son attitude resta distante et tendue. Noah se mit à regarder autour de lui pour y constater un bazar monstre ! Il désigna du pouce une pile de linge, tout en regardant à nouveau Jenny dans les yeux.

« Besoin d’un coup de main ? »

..................................................


When life beats you down, never give up
Revenir en haut Aller en bas
Jenny Sheppard
Jenny Sheppard
Co-admin / 2nd Section Scientifique Unchained as a Volcano, Soft as a Dove

Co-admin / 2nd Section Scientifique Unchained as a Volcano, Soft as a Dove

Date d'inscription : 03/09/2007
Messages : 6795
Localisation : Atlantis

ME & I
Who Am I
:
Affinités
:
RP ?: Open

MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard Dim 10 Mar - 14:59

Quasi 3 semaines à quelques jours près, s'étaient passées depuis l'annonce que John avait fait dans sa chambre d’hôpital. A ce moment précis, l'instant s'était comme figé dans le temps, une partie de son âme s'était éteinte pour de bon. Comme si un morceau d'elle-même s'était décrochée et qu'elle n'arriverait plus jamais à combler ce vide. Les plus téméraires lui avaient dit que c'était malheureusement quelque chose avec lequel elle devrait apprendre à vivre. Comment réapprendre à vivre quand, injustement, un être innocent a été tué, avant même qu'il ne découvre la vie ? La vie de son fils lui avait été ôté in utéro et de surcroît, la personne qu'elle haïssait le plus au monde l'avait privé de ce qui faisait d'elle une femme. Ne plus pouvoir procréer, en être dépourvu pour toujours était une atteinte à la féminité et c'était une double peine, en plus du décès de son fils. Et ça personne ne pouvait le comprendre, pas même John. Il y avait un double deuil qu'elle devait intégrer.

La 1er semaine de convalescence avait donc été horrible à supporter, la seconde n'avait pas été des moindres avec l'enterrement de son bébé. Les athosiens avaient été "adorables" en offrant à la famille Sheppard un enterrement dans les traditions pégasiennes, mais elle ne s'était pas senti la force d'y aller. Elle avait préféré passer sa journée à fixer un point imaginaire, ne bougeant pas de son lit ou de devant la baie vitrée. La vue de l'océan était devenu une source d'apaisement, même si le silence qu'elle imposait rendait plus que lourde l'atmosphère des quartiers. John était un bon mari, il essayait de gérer "la périphérie", les quartiers, le traitement que Jenny ne respectait pas forcément pour aider à guérir, leur fille. Jenny voyait leur peine et la ressentait, mais c'était comme si elle était spectatrice de tout ce carnage. Comme si elle regardait la scène d'au loin, incapable d'agir, n'étant plus que l'ombre d'elle même. John était patient, mais pouvait montrer par moment des signes d'agacement.. Ce qui, au fond de la Canadienne, nourrissait encore plus sa colère. Colère de quoi ? Colère qu'il gère peut être mieux qu'elle la perte de leur fils ? Colère du fait qu'il n'avait pas tenu sa promesse de la protéger ? Colère que cet... homme soit encore en vie ? Toute cette colère, cette rage qui la consumait de l'intérieur, elle préférait l’enterrer au plus profond d'elle-même plutôt que de l'affronter. Ce n'était pas encore le moment, c'était encore trop tôt et trop douloureux.. Car au final, l'unique responsable de tout ce cirque était bel et bien , elle-même, Si jamais elle avait vérifier par 3 ses calculs.. jamais il n'y aurait eu de baisse de tension, jamais Sylas ne serait sortit et elle sentirait son bébé encore bougeait dans son ventre. D'ailleurs en parlant de son ventre.. Celui-ci était en train de disparaître. La nature reprenait ses droits sur son corps et les seuls vestiges de femme enceinte s'envolait un peu plus, chaque jour qui passait. Cette image de soi-même était assez dur à accepter, Jenny se le refuser. Elle était en soit dans le déni total. On dit bien souvent qu'il y a différente phase dans le processus de deuil, Jenny venait tout juste de passer l'état de choc. Le chemin serait encore long à parcourir. Et mieux valait ne pas la brusquer, car la douce Jenny que tout le monde connaissait pouvait se révéler être une panthère carnassière si on titiller le point sensible. Plusieurs personnes en avait fait les frais..

En ce début de soirée, John était parti "s'aérer" l'esprit.. Excuse qu'il prononçait souvent d'ailleurs et sa fille avait préféré s'éloigner un peu pour jouer. Jenny avait eu le courage de se retirer du canapé dans lequel, elle squattait mainte heure dans la journée, pour aller au coin kitchnette. Pour une fois, elle s'était étonné à avoir la volonté de faire quelque chose. Exploit. Des crèpes... Elle savait que cela ferait plaisir à Mégane et sans doute à John. Il fallait dire qu'elle avait été assez distante avec sa fille pour de multiple raison.. et pour autant, Jenny avait besoin de sa présence et plus d'une fois en pleine nuit, elle l'avait rejointe pour lui faire un câlin. Bien sûr sa fille ne le savait pas car elle dormait, mais sa présence lui faisait du bien. C'était un peu comme lorsqu'elle s'était séparée de John. Jenny avait un peu délaissé sa fille, mais une âme charitable dont on taira le prénom avait sû la remettre dans le droit chemin. Et pour autant malgré les négligences, elle avait toujours été là pour elle. Aujourd'hui c'tait un peu pareil, sauf qu'elle avait acquis plus de sagesse avec l'âge et petit à petit, la scientifique se bottait le cul pour reprendre sa vie en main.

Alors qu'elle faisait cuire ses crêpes, la jeune femme appela Mégane par radio pour la faire rentrer. John avait eu une bonne idée de lui en donner une en guise de cadeau.. C'était plutôt un moyen de la surveiller en réalité et savoir à n'importe quel moment via sa fréquence où elle se situait dans la Cité. Mais le pauvre couple Sheppard était devenu quelque peu parano et ça pouvait se comprendre... Alors qu'elle retournait sa dernière crêpe, la porte des quartiers s'ouvrit. Etant de dos, elle ne vit pas que Mégane était accompagnée.


"Tu tombes bien Mégane, je viens de terminer 1kg de pâte à crêpe." dit-elle en éteignant la plaque chauffante. Mais en guise de réponse, elle entendit la porte de sa chambre claquer. Fronçant les sourcils, elle finit par se retourner et vit une ombre imposante dans le coin du salon. Jenny dû s'accrocher au plan de travail en reconnaissant qui était là. Son air était plus étonné qu'autre chose. Que faisait-il ici ? et pourquoi Mégane avait l'air de mauvais poil pour s'être enfermé directement dans sa chambre ? Elle ne l'avait pas vu depuis sa sortie de l'infirmerie, il fallait dire que Jenny esquivait tout le monde pour le moment. Faisant quelques pas pour quitter le coin cuisine, elle resta silencieuse et s'observa durant une fraction de seconde.. elle n'était pas vraiment présentable. Un long gilet couvrant jusqu'à ses cuisses, un vieux débardeur et un mini short en guise de tenue décontracte. Jenny ne quittait plus ses vêtements et sauté parfois quelques douches. La preuve, elle qui adorait prendre soin de ses cheveux, eux qui sentaient bon la lavande ou toutes autres plantes, étaient poisseux et relevé en un gros chignon à moitié affaissé. Se raclant la gorge, elle prit ses deux pants de gilet et les serra l'un contre l'autre.

Citation :
« Bonjour Jenny… je sais que depuis la dernière fois tu ne voulais pas me voir, mais j’étais avec Megane quand tu l’as appelée. » S’humecte les lèvres avant de détourner son regard qui criait « mais bordel reprends-toi ! »… « Je me suis permis de la ramener. »
Jenny plissa ses yeux cerné, quelque peu soupçonneuse, sans lui adressé ne serait-ce qu'un sourire ou toutes autres mimiques de visage.

"Si tu le dis...."

Puis elle suivit son regard vers son tas de linge propre à replier.

Citation :
« Besoin d’un coup de main ? »
Jenny lâcha ses pants de gilet dévoilant encore un "léger" ventre rebondi sous son débardeur. Elle passa une main sur son front et eut un petit rire nerveux.

*Merde c'est la honte
- il veut t'aider, c'est plutôt gentil.. John serait content, tu le laisses tout faire ses derniers temps..
- Juste qu'il n'a pas a été dans ma zone de confort, ce qui se passe dans mes quartiers ne regarde personne
- rooh Jenny.. C'est Noah c'est bon..*

Au final, elle haussa les épaules et indiqua d'un signe de main, qu'il pouvait se faire plaisir.

"Si ça t'amuse.. John en sera ravi..."

Elle s'approcha et le détailla du regard..

"Comment se fait-il que tu ai ramener Mégane qui jouait quelques part dans la Cité, alors que tu es en tenu de travail ? (hausse les épaules).. Tu m'excuseras.. mais en ce moment je ne supporte pas trop la vu des blouses blanches... Mais il n'y a rien de personnel" avoua-t-elle.

Elle commença à prendre un t-shirt.

"Tu vas peut-être pouvoir me dire pourquoi ma fille a l'air de te porter à un haut niveau dans son estime ?"

Bon ok.. cela ressemblait à une pique, mais cela n'en n'était pas vraiment une. C'est juste que Jenny avait perdu sa capacité à englober les choses avec du velour, elle était directe et pouvait se révéler parfois abrupte dans ses propos.

..................................................

TIME OF DYING
On the ground I lay, motionless in pain I can see my life flashing before my eyes. Did I fall asleep ? Is this all a dream. Wake me up I'm living a nightmare
Revenir en haut Aller en bas
Noah Masen
Noah Masen
Co-Admin / Funny & Sweet

Co-Admin / Funny & Sweet

Date d'inscription : 29/08/2009
Messages : 3568
Localisation : Atlantis

ME & I
Who Am I
:
Affinités
:
RP ?: Close

MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard Dim 10 Mar - 18:23

Citation :
"Tu tombes bien Mégane, je viens de terminer 1kg de pâte à crêpe."

Noah n'avait pas fait attention au fait que Jenny venait de faire des crêpes, il était trop occupé à regarder Megane partir s'enfermer dans sa chambre, et probablement en colère contre lui. Une chose qui lui faisait mal au cœur quand ça venait de sa nièce de cœur. Les douces effluves des crêpes lui vinrent aux narines, et il s'imaginait déjà en manger une avec un nappage de caramel beurre salé, surmonté d'une boule de glace à la vanille... il en avait l'eau à la bouche et ferma les yeux de contentement en inspirant un bon coup pour sentir le parfum de ce dessert qu'il affectionnait tant. Pour le coup, il avait bien faim et aurait bien piqué une crêpe, mais en ouvrant les yeux, et en croisant le regard impassible de Jenny, il se ravisa et expliqua à la technicienne pourquoi il était là, mais elle n'avait pas l'air de le croire. Dans un soupir, Noah balaya sa réponse d'un geste de la main avant de désigner le mont de linge propre qui n'attendait qu'une chose, être plié. Au rire nerveux de son amie, il fronça des sourcils et vit à quel point elle avait l'air mal, complètement à l'ouest.

Citation :
"Si ça t'amuse.. John en sera ravi..."

"M'amuser ? J'ai envie de t'aider, ni plus ni moins."

Il soupira discrètement et s'avança vers la table où était le linge, où il commença par plier un des t-shirt de John. Comment se faisait-il qu'il en ai encore ? Selon les termes du militaire, il ne lui en restait que quelques uns puisque à pratiquement chacune de ses missions, ses ennemis arrivaient systématiquement à les lui arracher... Noah haussa des épaules et continua son "travail", tout en relevant les yeux vers Jenny qui lui parlait enfin.

Citation :
"Comment se fait-il que tu ai ramener Mégane qui jouait quelques part dans la Cité, alors que tu es en tenu de travail ? (hausse les épaules).. Tu m'excuseras.. mais en ce moment je ne supporte pas trop la vu des blouses blanches... Mais il n'y a rien de personnel"

Toujours en la regardant, Noah retira sa blouse de médecin qui laissa apparaître une tenue décontractée : une chemise et un jean, tout ce qu'il y avait de plus banal. Il plia sa blouse également avant de la poser sur une chaise puis de reprendre son activité.

"J'avais terminé mon travail, c'est en repartant de l'infirmerie que j'ai croisé Megane en train de jouer. Je... je voulais voir comment elle allait. Mais, pas de problème pour la blouse, je penserai à la retirer si je passe par tes quartiers. Désolé."

Noah déposa un pantalon plié, puis il regarda Jenny sans faire attention à ce qu'il allait prendre dans la pile de linge.

"J'avoue quand même que c'était là un prétexte aussi pour venir voir comment toi tu allais. On est amis, et tu sais très bien que malgré la dernière fois où tu m'as mis à la porte, et je ne t'en veux pas pour ça, je m'inquiète pour toi. Tu dois aussi savoir que..."

*Mais c'est quoi cette matière ? Je touche cette même matière quand je suis avec Kylee en train de... mais là elle n'est pas là...*

Noah baissa les yeux et remarqua qu'il tenait une petite culotte en dentelle noire. Et celle-là n'était pas à sa fiancée ! Il fronça des sourcils avant de déglutir, puis lâcha le sous-vêtement comme si celui-ci venait de lui brûler les mains. Puis il regarda ailleurs avant de poser de nouveau son regard gêné vers Jenny.



Citation :
"Tu vas peut-être pouvoir me dire pourquoi ma fille a l'air de te porter à un haut niveau dans son estime ?"

Le médecin ne tint pas rigueur à la façon de Jenny venait de lui parler, car grâce à elle, non seulement il pouvait oublier l'épisode gênant de la petite culotte mais en plus, elle amenait elle-même le sujet dont il voulait s'entretenir en face à face avec elle.

"C'est justement d'elle dont je veux te parler. Jenny... Megane ne jouait pas "simplement", elle jouait à sauver son frère et crois-moi, elle ne va pas bien du tout."

Il laissa tomber le linge et se mis debout à côté d'elle... ou plutôt, Jenny restait face à la table et Noah s'était directement positionné vers elle pour lui parler, même si elle ne le regardait pas. Hésitant, il posa une main sur l'épaule de son ami.

"Je suis là surtout pour te demander de te reprendre. Cette perte, nous sommes tous tristes mais, Jenny... après ce que Megane m'a dit, elle souffre de ça aussi, mais aussi du manque de ta présence. Elle a besoin de sa mère."

..................................................


When life beats you down, never give up
Revenir en haut Aller en bas
Jenny Sheppard
Jenny Sheppard
Co-admin / 2nd Section Scientifique Unchained as a Volcano, Soft as a Dove

Co-admin / 2nd Section Scientifique Unchained as a Volcano, Soft as a Dove

Date d'inscription : 03/09/2007
Messages : 6795
Localisation : Atlantis

ME & I
Who Am I
:
Affinités
:
RP ?: Open

MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard Mar 12 Mar - 17:58

Jenny était un peu mal à l'aise de la présence du médecin.. En tant normal, elle aurait été plus qu'accueillante et elle lui aurait demander de la rejoindre en cuisine pour venir manger quelques crêpes, mais voilà,... les récents événements avait fait perdre la politesse de la Canadienne. Ce n'était même pas voulu.. elle avait juste perdu les codes, se comportant comme une sorte de zombie, la majeur partie de la journée. Durant sa retraite à ses quartiers, elle n'avait demandé l'aide que d'une personne, une seule et unique et cette dernière lui avait tout bonnement mis un vent phénoménal, alors qu'il aurait pu l'aider. Jenny en était sûr. Cette personne était l'Enokien de la cité. Oui. Elle ne l'appelait plus par son prénom. Lui qui avait été si présent tout le long de sa grossesse écourtée, s'amusant à sentir les émotions du bébé pour les transmettre à sa mère par la suite, n'avait strictement rien fait pour l'aider à aller mieux, alors qu'il en avait le pouvoir. Jenny en était sûr. Alors il pouvait bien aller se faire voir. La doctoresse en science se sentait lésée, mais surtout tout bonnement trahie. Parfois Jenny avait mal au point qu'elle n'arrivait même plus à tenir debout, trop accablée par son chagrin. Il n'était pas rare qu'elle se laisse glisser le long de la porte de sa salle de bain pour se laisser aller. Sa vision dans le miroir, son physique, même son visage.. Tout la dégoûté. Elle n'arrivait plus à se voir dans le miroir pour la raison suivante: elle était coupable de tout ce qu'il s'était passé. Mais ce fardeau, elle le portait seule. Comment avouer à John qu'elle était à l'origine de la baisse de tension et que c'était elle qui avait fait voler en éclat leur future famille. Jenny se détestait pour ça et il n'était pas rare que par moment, elle s'auto punisse en se faisant du mal. Cela pouvait passer par des pincettes sur son avant bras, laissant des marques temporaires, aux griffures un peu plus prononcer. La dernière connerie était sans doute de s'être un peu brûlé avec un briquet. Mais tout ceci n'était pas suffisant.. Cela n'était pas suffisant pour remplir à nouveau son coeur de sensation ... il lui fallait combler ce vide et se sentir vivante. Mais avant d'envisager ce genre de chose, il fallait qu'elle arrive à s'ouvrir au monde à nouveau. Mais cela n'était pas facile. Un rien la rendait instable. Vous pensez certainement qu'elle devait pleurer dès qu'elle croisait quelqu'un.. c'était plutôt l'inverse, il n'était pas rare qu'elle s'énerve, soit irritable et surtout.. qu'elle ignore tout bonnement la personne en face d'elle. Après tout s'entendre rabâcher des "je suis désolé pour vous et votre famille", ça allait un temps. Son fils n'était pas mort ! enfin.. dans son fin fond intérieur, elle le savait, mais Jenny se refusait tout simplement de le croire. Il suffisait qu'on évoque le sujet pour qu'elle secoue la tête négativement et se braque, poil hérissé.

Lorsque Noah s'approcha de la table où le linge était disposé, elle finit par le rejoindre.


Citation :
"J'avais terminé mon travail, c'est en repartant de l'infirmerie que j'ai croisé Megane en train de jouer. Je... je voulais voir comment elle allait. Mais, pas de problème pour la blouse, je penserai à la retirer si je passe par tes quartiers. Désolé. J'avoue quand même que c'était là un prétexte aussi pour venir voir comment toi tu allais. On est amis, et tu sais très bien que malgré la dernière fois où tu m'as mis à la porte, et je ne t'en veux pas pour ça, je m'inquiète pour toi. Tu dois aussi savoir que..."
Tout en pliant le t-shirt, la jeune femme eut un rictus imperceptible. Elle l'aurait parié que tout ceci n'était qu'un pretexte.

**Il essaye de revenir vers moi en utilisant ma fille, belle esprit
- Bel esprit ? Et toi alors ? de penser ça alors qu'il a juste de bonnes intentions.. il a même retirer sa veste pour ne pas te brusquer et que cela te fasse penser à l'infirmerie.. et il plie ton linge !! c'est un ami en or et toi tu cherches tous les pretextes pour l'envoyer chier... tu veux faire comme à l'infirmerie ?
- L'infirmerie c'est parce qu'il était devenu trop collant, je supportais pas ça.. Voir quelqu'un debout à ton chevet attendant le moindre fait et geste ! grrr
- ça s'appelle un ami... d'ailleurs ton mari aussi fait ce genre de chose, mais tu lui donnes du fil à retordre aussi en le snobant.. ce n'est pas de sa faute Jenny, ce n'est pas de la tienne, c'est de la faute à pas de chance. Le mauvais endroit au mauvais moment, rien de plus...
- MON FILS EST....
- Oui ? tu allais dire ? continue je t'en pris..
- La ferme !! je te déteste.. retourne croupir d'où tu viens
- Des insultes encore.. c'est si facile.. tu retournes ta douleur sur les autres, mais tu ne l'écoutes pas, tu ne veux pas y faire face.. tu n'avanceras pas comme ça..**

Dans ce combat interne, Jenny s'était crispée et ne fit pas attention au fait que Noah avait pris une de ces petites culottes. Ce n'est que lorsqu'il tourna sa tête vers elle d'un air gêné, qu'elle fit le lien. Mais elle était trop à 1000 lieux de là, pour être gênée ou bien mal à l'aise. Au contraire, elle embraya sur le pourquoi du comment du comportement de sa fille et rassembla tout ses sous vêtements de son côté.

"C'est justement d'elle dont je veux te parler. Jenny... Megane ne jouait pas "simplement", elle jouait à sauver son frère et crois-moi, elle ne va pas bien du tout. Je suis là surtout pour te demander de te reprendre. Cette perte, nous sommes tous tristes mais, Jenny... après ce que Megane m'a dit, elle souffre de ça aussi, mais aussi du manque de ta présence. Elle a besoin de sa mère."

Alors qu'elle repliait une chemise de John, elle l'écouta d'une oreille distraite. Mégane.. son petite frère... le sauver ? c'était quoi de ces conneries ? Il n'y avait pas besoin de le sauver.. peut-être qu'au final, sa petite fille, son seul enfant qu'elle n'aurait jamais, n'accepté peut être pas la réalité. Tout comme elle. Jenny était loin d'imaginer que sa fille faisait preuve d'une plus grande sagesse et de maturité qu'elle même. Elle poussa un soupir et posa ses deux mains sur la table, fixant un point en face d'elle avant de tourner brièvement le regard vers le médecin.

"J'irais lui parler.."

**Attends.. deux seconde... voilà.. j'ai fini de rire. Toi lui parler de son petit frère.. va falloir je prenne du pop corn. C'est pas toi qui t'enfuis et lui tourne le dos dès qu'elle essaye d'en parler un peu plus sérieusement ?**

Mais lorsque Noah lui prit son épaule en énonçant sa dernière phrase. Son cerveau figea, tout comme son corps d'ailleurs. C'était comme si un bruit de vent siffler et que vous vous trouviez dans une maison vide. Puis un mélange de sentiment vint l'animer.. Était-il en train de lui dicter quoi faire ? Jenny vit rouge, mais elle ne fit aucun geste brusque, elle finit juste par se tourner vers lui, une main venant se poser sur sa hanche, dévoilant ce qu'il pouvait rester de son pauvre ventre. La scientifique fronça les sourcils, comme étant pensive, réfléchissant à ce qu'elle allait pouvoir dire. Plusieurs fois elle s'humecta sa lèvre inférieure, tournant 7 fois sa langue dans sa bouche pour ne pas le manger. Cela pouvait se sentir..

"Mmh.. Noah ? Je te remercie de t'inquiéter pour nous, d'être là pour Mégane si elle a besoin de parler. Mais sache que nous gérons John et moi comme nous pouvons ce qui s'est passé. On essaye de se reconstruire.. Alors tu peux me faire part de tes inquiétudes.. Mais, je t'interdis de me dire quoi faire.. Tu ne sais pas ce que je vis, et tu n'en a pas la moindre idée." dit-elle en fronçant méchamment le regard sur la fin. Puis elle fit quelques pas sur le côté, s'éloignant de son étreinte. Jenny était tremblante, mais d'énervement, on pouvait sentir qu'elle se contenait.

"Je veillerais à aller la voir, sinon ça sera son père, mais ne dit pas que Mégane est seul.. Chacun vit ce qu'il s'est passé à sa façon.. Mais ne me demande pas de me reprendre en un claquement de doigt.. You know nothing...about my feeling... est-ce que tu sais la sensation que j'ai senti quand c'est arrivé ? quand j'ai su que tout était fini ? Quand on m'a retiré mon bébé de mon ventre.. j'ai senti les mains de ton collègue en moi.. il m'a enlevé une partie de moi-même.. et ça" dit-elle en pointant son ventre. "Je perds ce qu'il me reste de souvenir chaque jour que Dieu fait.. je ne suis même plus une femme apparentière car quelqu'un à juger bon de m'ôter ce choix.. j'ai juste envie que.."

Jenny se ravisa, secouant la tête.

"Ca n'a pas d'importance de toute manière.. les sequelles sont là.. (redresse la tête vers le plafond, sentant ses yeux se mettre à briller).. Ne me demande pas l'impossible au bout de même pas 3 semaines Noah. C'est très mal venu.. même de ta part et de ton statut de surcroît !"

Non mais c'est vrai, il était idiot ou quoi ? en tant que médecin, il ne connaissait pas les étapes du deuil, les séquelles que ce genre d'événement pouvait faire ? aussi bien pour son fils que pour sa chair ?

Au final, elle lui tourna le dos et alla s'installer dans le canapé, s'allongeant sur le dos et claquant des mains pour remettre en route la musique en fond sonore. Jenny ne se préoccupa pas de Noah, il pouvait partir, elle n'en n'avait rien à faire. Elle voulait être seule pour se remettre de ce petit ouragan qui avait pris possession d'elle..

..................................................

TIME OF DYING
On the ground I lay, motionless in pain I can see my life flashing before my eyes. Did I fall asleep ? Is this all a dream. Wake me up I'm living a nightmare
Revenir en haut Aller en bas
Noah Masen
Noah Masen
Co-Admin / Funny & Sweet

Co-Admin / Funny & Sweet

Date d'inscription : 29/08/2009
Messages : 3568
Localisation : Atlantis

ME & I
Who Am I
:
Affinités
:
RP ?: Close

MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard Mar 12 Mar - 19:10

Noah ne savait pas trop sur quel pied danser. Lui qui avait l'habitude devoir Jenny enjouée, accueillante et chaleureuse, voilà qu'il se retrouvait face à une jeune femme qu'il ne reconnaissait pas du tout : froide, distante, habillée et coiffée comme si elle venait tout juste de sortir du lit... évidemment qu'il lui faudrait plus de temps qu'à d'autres personnes comme lui pour faire le deuil de son enfant, mais depuis ces trois semaines, rien avait changé chez la scientifique qui restait au même stade du déni. Noah espérait pouvoir la secouer un peu en lui parlant du comportement de Megane, mais il ne s'attendait pas à une simple réponse platonique.

Citation :
"J'irais lui parler.."

Le médecin commençait à voir rouge. Comment pouvait-elle rester là et ne pas aller parler à sa fille immédiatement ? Il savait que Jenny avait besoin de temps, mais après ce qui venait de se passer aujourd'hui avec sa nièce, il était certain qu'il fallait désamorcer le problème et ce, très rapidement. Il hocha la tête, mais sèchement car plus le temps passait dans cette pièce, plus il y avait de la tension entre les deux amis ; Noah serra et desserra les poings et respira longuement pour se calmer.

*Tu n'es pas là pour la faire se sentir encore plus mal !
Non, mais si c'est nécessaire pour qu'elle ouvre les yeux... je le ferai*

"Ok. Écoute-moi Jenny, tu dois savoir quelque chose à propos de Megane."

Noah fut coupé par la jeune femme, et il se retint de dire quoi que ce soit, mais ses yeux devinrent noirs.

Citation :
"Mmh.. Noah ? Je te remercie de t'inquiéter pour nous, d'être là pour Mégane si elle a besoin de parler. Mais sache que nous gérons John et moi comme nous pouvons ce qui s'est passé. On essaye de se reconstruire.. Alors tu peux me faire part de tes inquiétudes.. Mais, je t'interdis de me dire quoi faire.. Tu ne sais pas ce que je vis, et tu n'en a pas la moindre idée."

"Je ne suis pas là pour te dire quoi faire, mais pour te donner des conseils. Il est important que tu ailles parler à Megane, c'est urgent Jenny."

Citation :
"Je veillerais à aller la voir, sinon ça sera son père, mais ne dit pas que Mégane est seul.. Chacun vit ce qu'il s'est passé à sa façon.. Mais ne me demande pas de me reprendre en un claquement de doigt.. You know nothing...about my feeling... est-ce que tu sais la sensation que j'ai senti quand c'est arrivé ? quand j'ai su que tout était fini ? Quand on m'a retiré mon bébé de mon ventre.. j'ai senti les mains de ton collègue en moi.. il m'a enlevé une partie de moi-même.. et ça" dit-elle en pointant son ventre. "Je perds ce qu'il me reste de souvenir chaque jour que Dieu fait.. je ne suis même plus une femme apparentière car quelqu'un à juger bon de m'ôter ce choix.. j'ai juste envie que.."

Noah ne pu s'empêcher de regarder le ventre légèrement rebondi de Jenny. Il eu un mouvement de recul et ses yeux, emplis de colères précédemment, se voilaient de tristesse désormais.

Citation :
"Ca n'a pas d'importance de toute manière.. les sequelles sont là.. (redresse la tête vers le plafond, sentant ses yeux se mettre à briller).. Ne me demande pas l'impossible au bout de même pas 3 semaines Noah. C'est très mal venu.. même de ta part et de ton statut de surcroît !"



Le manque d'entrain de Jenny, son manque de tout à vrai dire puisqu'elle ne voulait même pas aller voir sa fille en ce moment, et désormais, dire au médecin qu'il était mal venu de sa part de venir lui dire quoi faire par rapport à son statut ? C'en était trop pour lui qui venait de se prendre plusieurs coups de poignard dans le dos suite à toutes la paroles de Jenny. Cette dernière ne semblait pas s'en offusquer, puisqu'elle décida de s'allonger et d'écouter de la musique, ce qui voulait clairement dire qu'il devait partir. Mais non. Pas cette fois.

"Mais merde tu vas te bouger pour ta fille bordel !"

N'y allant pas par quatre chemins, Noah s'avança vers Jenny et, d'un geste brusque, il lui agrippa le bras et la força à se lever. Ainsi face à lui, il posa fermement ses mains sur les épaules de la jeune femme et la secoua. Son regard était dur et triste à la fois, alors que celui de Jenny semblait dénué de toute émotion.

"Ressaisis-toi ! Tu as encore ta fille, Megane qui compte sur toi ! Et qu'est-ce que tu fais ? Tu la fuis ! Elle a besoin de l'amour de sa mère ! Cette petite de 9 ans et demi est en train de devenir adulte parce que tu n'es pas là pour elle."

Quand Jenny, bouillante de colère, lui répondit sur le même ton et cracha son venin (je te laisse faire ^^), Noah lui pris à nouveau le bras et la força à la suivre. Malgré le fait qu'il était dans une colère noire, il ouvrit doucement la porte qui donnait vers la chambre de Megane. Celle-ci était endormie, mais elle avait pleuré, cela se voyait par les larmes qui striaient ses joues. Le médecin culpabilisait, car il y était aussi pour quelque chose aujourd'hui... mais il ne laissa rien paraître et se promit de tout faire pour rendre le sourire à sa nièce de cœur. En attendant, il se mit à parler tout bas à Jenny.

"Regarde-là. Et ne viens pas me dire qu'elle ne souffre pas..." Soupir avant de parler d'une voix froide. "Ce ne sont que des paroles d'enfant, mais une idée lui trotte dans la tête depuis un moment. Jenny... elle m'a avoué avoir voulu plusieurs fois aller tuer Sylas. Tu m'as bien entendu."

Il referma la porte et s'éloigna avec la jeune femme, puis se tourna vers elle, le regard froid.

"Je n'ai pas pour vocation à te dire ce que tu dois faire. Sauf dans la mesure où c'est nécessaire, comme maintenant. J'en parlerai à John si tu ne le fais pas. Lui ira parler à Megane, mais crois-moi, rien ne s'arrangera pour ta fille si celle-ci est privée de sa mère. Ce ne sont pas des crêpes qui vont lui remonter le moral."

Noah repartit plier le linge, en prenant soin de ne pas toucher aux sous-vêtements.

"Quant à mon statut, il est clair, j'agis en tant qu'ami car je sais que je n'ai plus que ce statuts à tes yeux. Fini les moments où on m'appelait Parrain..."

..................................................


When life beats you down, never give up
Revenir en haut Aller en bas
Jenny Sheppard
Jenny Sheppard
Co-admin / 2nd Section Scientifique Unchained as a Volcano, Soft as a Dove

Co-admin / 2nd Section Scientifique Unchained as a Volcano, Soft as a Dove

Date d'inscription : 03/09/2007
Messages : 6795
Localisation : Atlantis

ME & I
Who Am I
:
Affinités
:
RP ?: Open

MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard Mer 13 Mar - 15:37

Jenny était fatiguée, oh bien sûr, elle avait vu l’air désapprobateur et le regard emplie d’animosité à son égard. Il était en colère contre elle.. ou son comportement plutôt.. sa façon de réagir face ces événements. Mais il était loin d’imaginer sa détresse intérieure. Jenny préféra alors couper court et aller se mettre dans le canapé, faisant attention à sa plaie au ventre qui la tiraillée encore par moment. Alors qu’elle entendit des pas, elle pensa que le médecin battrait en retraite, mais ce ne fut pas le cas. Jenny se vit agripper le bras et redresser sauvagement du canapé. Sauf que cet idiot lui avait fait faire un faux mouvement et elle sentit une tension dans son bas ventre. Il fallait dire qu’il y avait eu un gros traumatisme là-dessous et le temps que le corps se remette il lui faudrait encore un bon mois selon le spécialiste.

Citation :
« Mais merde, tu vas te bouger pour ta fille bordel ! »
 
Et comme si ce n’était pas assez, il se mit à la secouer fermement. Putain.. mais il était devenu fou ou quoi !? En état de choc, elle ne répliqua pas, se laissant juste faire comme une vulgaire peluche. Jenny finit toutefois par reprendre contenance et se recula d’un pas, main posée sur son bas ventre (ça résonne en bas), le regard quelque peu hagard et apeuré. Néanmoins, le chirurgien n’en n’avait pas finit avec elle, car il revint à la charge en l’agrippant par les épaules.
 
Citation :
« Ressaisis-toi ! Tu as encore ta fille, Mégane qui compte sur toi ! Est qu’est-ce que tu fais ? Tu la fuis ! Elle a besoin de l’amour de sa mère ! Cette petite de 9 ans et demi est en train de devenir adulte parce que tu n’es pas là pour elle. »
 
Jenny en resta scotchée. Etait-il sérieux ? Alors qu’elle était plus vulnérable que jamais et avait seulement besoin d’une présence, au final ; Noah préférait lui faire la morale ? Sur ses qualités de mère qui plus est ? Il était fou… et complètement inconscient. Il ne tenait certainement pas à leur amitié pour dire ça. Le visage de la scientifique tantôt amorphe, reprit de sa superbe par un éclat mauvais dans le regard. C’était comme si un ouragan de force 5 se préparait pour ravager tout sur son passage.
 
« Non mais… comment oses-tu me donner des conseils en matière d’éducation !! T’es cinglé ma parole.. Tu crois que je ne le sais pas.. Bien sûr que si que je pense à elle, tu n’es pas dans notre vie, tu ne sais pas ce qui s’y passe. Tu dis que tu me conseilles, mais là ça ressemble plutôt à des jugements. De quel droit tu te permets de faire ça ? Je connais ma fille.. mieux que toi, je sais pertinemment qu’elle a plus de suite dans les idées que les autres enfants de son âge. Elle a traversé bien plus qu’aucun autre enfant devrait l’avoir fait. Et d’un côté, tant mieux.. il vaut mieux qu’elle soit adulte que dans un monde imaginaire ou tout est beau et rose ! Life suck ! On ne lui a jamais rien caché car nous ne sommes pas sur terre. Les dangers sont partout même dans notre propre Cité. Chaque jour, nous pouvons nous faire descendre par des ennemis ! Met toi ça dans le crâne Noah. Je préfère qu’elle y soit préparée !» dit-elle en repensant au fait qu’elle avait failli y passer il y a peu et que Mégane s’était même fait enlever à l’époque dans ses propres quartiers. Juste une horreur. Mais apparemment Noah était dans son monde de bisounours. Peut-être était-elle trop terre à terre et semblait blasé par tout ce qui l’entourait, mais elle savait qu’elle avait raison. C’est alors que Noah lui saisit à nouveau son bras pour l’emmener à la chambre de Mégane. Lorsque la porte s’ouvrit, elle vit sa fille endormie avec une peluche dans les bras.

Citation :
«Regarde-là. Et ne viens pas me dire qu’elle ne souffre pas… Ce ne sont que des paroles d’enfant, mais une idée lui trotte dans la tête depuis un moment. Jenny… elle m’a avoué avoir voulu plusieurs fois aller tuer Sylas. Tu m’as bien entendu. »

Les paroles du médecin résonnèrent comme un écho à l’intérieur de la tête de Jenny. Elle savait sa fille forte, sensible et têtue à la fois, elle savait qu’actuellement sa seule enfant souffrait et que oui… elle n’avait peut-être pas été autant présente qu’il aurait fallu, mais elle comptait se rattraper petit à petit. Il fallait du temps bon de dieu de merde ! Ce n’était simple pour personne et Mégane n’était pas seule, elle était entourée. Mais jamais elle n’aurait cru que sa petite aurait des idées de meurtre. Elle savait ce qu’était la mort.. mais elle ne mesurait pas l’impact de ce qu’était, que de donner la mort ! Alors qu’elle était entraînée un peu plus loin de la chambre, elle resta comme dans un état second, son cerveau mouliné. Néanmoins une partie d’elle-même, régit par la haine, ne put s’empêcher de penser que c ‘était peut-être une bonne chose, vu que personne n’avait jamais réussi à le buter, pas même John. Jenny ne savait pas si son idée transparaissait sur son visage, mais elle finit par secouer la tête. Non, non, non.. c’était juste inconcevable, le rôle de parent était de protéger leur progéniture, de leur inculquer ce qui était bien et ce qui était mal ! Alors qu’elle pensait à cela, sa conscience eut un rire moqueur du style *tiens tu retrouves tes réflexes de bon sens toi ?*.
 
Citation :
« Je n’ai pas pour vocation à te dire ce que tu dois faire. Sauf dans la mesure où c’est necessaire, comme maintenant. J’en parlerai à John si tu ne le fais pas. Lui ira parler à Mégane, mais crois-moi, rien ne s’arrangera pour ta fille si celle-ci est privée de sa mère. Ce ne sont pas des crêpes qui vont lui remonter le moral. »




Outch, la scientifique fulmina intérieurement. C’était comme si on venait de la poignarder à nouveau. La jeune femme se sentit d’un coup très mal. Elle n’arrivait plus à contrôler ses émotions. Noah était juste ignoble dans ses paroles, car de un : il se permettait de dire des choses que seul John pourrait lui dire, même si John ne les aurait certainement pas formulé ainsi. Deux : il la considérait comme quelqu’un qui n’était pas digne de confiance, s’il se mettait en tête de rapporter ce récit à son mari. Trois : il la considérait comme défaillante en tant que mère. C’était bête.. mais cette réflexion sur ses crêpes lui avait fendu le coeur et l’avait fragilisé plus qu’elle ne l’était déjà. Elle venait tout bonnement de perdre confiance en elle-même et en ses actes. Jenny pensait commencer à aller mieux en faisant ce type d’activité pour sa famille, mais apparemment ce n’était qu’un grain de sable.
 
Citation :
« Quant à mon statut, il est clair, j’agis en tant qu’ami car je sais que je n’ai plus que ce statut à tes yeux. Fini les moments où m’appelait Parrain... »

Secouant la tête négativement, elle voulut vociférer quelque chose, mais se retint, la respiration haletante, se retenant de laisser libre court à ses émotions, se refusant de pleurer, comme depuis le jour où elle avait tenu son fils mort. Des flashbacks, l’assaillit et elle ferma les yeux plusieurs fois. C’était comme si son esprit refusé ses images et qu’elle tentait d’ériger un mur pour se protéger de la triste réalité. Son fils n’était pas mort… il était juste parti.. cette pensée était juste irréalisable pour Jenny. Complètement perdue, elle se mit à gratter sa cicatrice instinctivement par-dessus son débardeur et parla d’un ton olympien. Contrastant avec les étincelles qu’il y avait dans l’air.

« Tu n’as pas pour vocation de me dire ce que je dois faire ?.. (blanc). Tu ne t’entends pas parler, je ne te pensais pas capable de me dire toutes ces insanités à mon encontre. » Jenny eut un air dégoûté par la situation, le visage décomposé. « Je n’ai pas réagi comme ça lorsque tu étais toi-même au fond du trou avec ta cousine, je t’ai soutenu. Je m’attendais, à tord, à peut-être plus de considération.. Tu insinues quand même que je ne suis plus fiable.. dis le moi carrément si je ne suis plus digne de confiance pour toi ? que je suis une mauvaise mère, incapable de faire bien les choses (pause, sentant une boule se former dans la gorge).. Tu n’as pas d’enfant et tu agis comme si tu étais son père. Tu-n’es-pas son père, Noah, et encore moins le mien, tu n’as aucun droit » dit-elle en articulant pour que ça rentre dans sa petite tête. « Et si tu as été pareil avec ma fille, je comprends maintenant pourquoi elle est revenue furieuse »
 
Noah avait gagné, il l’avait vraiment meurtrie et de façon volontaire. Elle finit par arrêter de se gratter et fit quelques pas vers la baie vitrée, avant de s’arrêter et de tourner la tête vers lui :
 
« Quand je parlais de statut tout à l’heure, je ne parlais pas de ça.. je parlais de ton statut de médecin. Le temps de guérison, les différentes étapes dans.. un traumatisme.. » dit-elle en esquivant volontairement encore une fois le mot deuil. « C’est ton foutu boulot de savoir tout ça.. il faudrait peut-être que tu fasses une piqûre de rappel sur tes pratiques. »
 
Alors qu’il continuait de replier le linge, comme s’il ne souhaitait pas partir ou entendre les sous-entendus, Jenny serra les dents. Il l’insupportait. Royalement.. Elle rassembla alors ses dernières forces pour lui faire face. Oui..Il était plus simple de rejeter la faute celui qui nous tendait la main plutôt que de faire face à ses propres démons. Alors qu’il prenait un nouveau vêtement, elle l’en empêcha, captant son attention. Les yeux de Jenny était douloureux, vitreux, sa respiration toujours saccadée par ses émotions.
 
« Enough… j’aimerais que tu t’en ailles... »

Alors qu’il reprenait un t-shirt, jouant la sourde oreille. Jenny le stoppa à nouveau et le bouscula sur le côté.

« Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans le mot « partir ». C’est fou ça ! Pourquoi tu ne prends pas l’initiative d’aller te faire foutre ? Mh ?.. il faut t-y inciter ? Ok, très bien.. Tu dégages de ma maison Noah.. Je ne veux plus te voir ici ! Quand j’aurais besoin de l’aide d’un psychologue charlatan, je viendrais te chercher » dit-elle avec agacement alors qu’elle le poussait petit à petit, main contre le torse, jusque vers la porte de ses quartiers. Jenny était méchante dans ses propos, sur la défensive, tel un petit hérisson qui se mettait en boule. Mais l’ensemble de ses dires n’était que le résultat des actions de Noah. Il l’avait poussé dans ses retranchements, ses lignes de défenses. Même si elle était dans le déni, même si c’était dur. Elle pensait avoir avancé aujourd’hui, mais jamais elle ne s’était attendu à ce qu’on la détruise ainsi, surtout pas venant de Noah. Elle qui le considérait comme son confident, son meilleur ami.. il pouvait juste aller se faire voir pour le moment.

..................................................

TIME OF DYING
On the ground I lay, motionless in pain I can see my life flashing before my eyes. Did I fall asleep ? Is this all a dream. Wake me up I'm living a nightmare
Revenir en haut Aller en bas
Noah Masen
Noah Masen
Co-Admin / Funny & Sweet

Co-Admin / Funny & Sweet

Date d'inscription : 29/08/2009
Messages : 3568
Localisation : Atlantis

ME & I
Who Am I
:
Affinités
:
RP ?: Close

MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard Jeu 14 Mar - 12:59

Citation :
« Non mais… comment oses-tu me donner des conseils en matière d’éducation !! T’es cinglé ma parole.. Tu crois que je ne le sais pas.. Bien sûr que si que je pense à elle, tu n’es pas dans notre vie, tu ne sais pas ce qui s’y passe. Tu dis que tu me conseilles, mais là ça ressemble plutôt à des jugements. De quel droit tu te permets de faire ça ? Je connais ma fille.. mieux que toi, je sais pertinemment qu’elle a plus de suite dans les idées que les autres enfants de son âge. Elle a traversé bien plus qu’aucun autre enfant devrait l’avoir fait. Et d’un côté, tant mieux.. il vaut mieux qu’elle soit adulte que dans un monde imaginaire ou tout est beau et rose ! Life suck ! On ne lui a jamais rien caché car nous ne sommes pas sur terre. Les dangers sont partout même dans notre propre Cité. Chaque jour, nous pouvons nous faire descendre par des ennemis ! Met toi ça dans le crâne Noah. Je préfère qu’elle y soit préparée !»

Alors là, c'en était trop pour Noah qui ne reconnaissait vraiment plus la Jenny d'avant, celle qui protégeait sa fille. Non au lieu de ça, la scientifique préférait que Megane subisse des horreurs de la vie pour qu'elle puisse comprendre plus rapidement que la vit craignait ? Son amie oubliait totalement que même si la vie était difficile, il y avait encore des bons moments dans celle-ci. N'y tenant plus, le médecin oublia tout et força Jenny à aller voir Megane, endormie après avoir pleuré en tenant une de ses peluches tout contre elle.
L'innocence pure se contrastait avec les paroles du jeune homme qui lui avoua que sa nièce avait beaucoup d'idées de meurtre.

Lorsqu'ils s'éloignèrent et qu'il continua de lui parler tout en se remettant à l'ouvrage en pliant le linge, Noah remarqua que Jenny commençait enfin à réagir. Certes, il s'agissait là de colère, mais c'était un bon début. Il haussa les épaules et rangea le linge déjà plié.


Citation :
« Tu n’as pas pour vocation de me dire ce que je dois faire ?.. (blanc). Tu ne t’entends pas parler, je ne te pensais pas capable de me dire toutes ces insanités à mon encontre. » Jenny eut un air dégoûté par la situation, le visage décomposé. « Je n’ai pas réagi comme ça lorsque tu étais toi-même au fond du trou avec ta cousine, je t’ai soutenu. Je m’attendais, à tord, à peut-être plus de considération.. Tu insinues quand même que je ne suis plus fiable.. dis le moi carrément si je ne suis plus digne de confiance pour toi ? que je suis une mauvaise mère, incapable de faire bien les choses (pause, sentant une boule se former dans la gorge).. Tu n’as pas d’enfant et tu agis comme si tu étais son père. Tu-n’es-pas son père, Noah, et encore moins le mien, tu n’as aucun droit » dit-elle en articulant pour que ça rentre dans sa petite tête. « Et si tu as été pareil avec ma fille, je comprends maintenant pourquoi elle est revenue furieuse »

Le t-shirt que pliait Noah se froissa dans ses mains. Les paroles de Jenny le heurtèrent comme si un Jumper qui lui aurait foncé dessus. Il balança le t-shirt dans la corbeille à linge un peu plus loin et se tourna vers la jeune femme, le regard dur et désapprobateur.

"Mais tu vis vraiment dans un autre monde Jenny ! En aucun cas je n'ai remis en cause ton rôle de mère, il serait juste temps que tu fasses à nouveau de Megane ta priorité numéro un. Excuse-moi mais ton objectif actuel est de te lamenter et de vivre dans le déni !" Inspire et expire fortement. "Quant au fait que je ne suis pas son père, je suis tout à fait d'accord avec toi. Mais ce n'est pas toi qui m'a assigné au rôle d'oncle lorsque Megane m'a appelé Tonton lorsqu'elle était toute petite ? J'ai quand même ma part des choses à faire, et je l'ai fait. Personne n'a voulu lui dire, personne n'était là pour lui dire plutôt, puisque apparemment tu esquive le sujet de son frère lorsqu'elle veut t'en parler. C'est là que le bas blesse dans ton rôle de mère, dans ce qui s'est passé pour ton fils, pas pour le reste."

Une fois de plus, et ça devenait une habitude depuis à peine vingt minutes, Noah repris le linge, mais on voyait par ses gestes secs qu'il était énervé contre Jenny qui décidément, ne comprenait pas ce qui se passait sous son propre toit. Il ne releva pas tout de suite lorsqu'elle lui parla de son rôle de médecin, qu'il devrait réapprendre les bases du traumatisme. Mais il allait lui montrer qu'elle se trompait là-dessus également. Lorsqu'elle lui cria de partir, il ne bougea pas. Ce ne fût que lorsqu'elle le poussa plusieurs fois vers la sortie qu'il commença à bouger, non sans lui donner du fil à retordre avec sa force.

Citation :
« Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans le mot « partir ». C’est fou ça ! Pourquoi tu ne prends pas l’initiative d’aller te faire foutre ? Mh ?.. il faut t-y inciter ? Ok, très bien.. Tu dégages de ma maison Noah.. Je ne veux plus te voir ici ! Quand j’aurais besoin de l’aide d’un psychologue charlatan, je viendrais te chercher »

Il secoua la tête et attrapa les poignets de Jenny qu'il serra fort, mais pas assez pour lui faire du mal ou laisser des traces. Il la regarda droit dans les yeux, le regard froid, dur, sans la moindre émotion.

"Tu veux quoi Jenny ? Te battre avec ceux qui veulent t'aider ? Te battre avec moi ? Ok. mais aujourd'hui, je vais me battre en foutant en l'air tes derniers arguments qui n'ont aucun sens. Si je te pousse dans tes derniers retranchements, c'est pour te faire enfin réagir. Pour que tes amis, moi y compris, ta famille, puissent être là pour t'aider à te reconstruire. Tu parles des étapes d'un traumatisme que moi, en tant que médecin je devrais connaître ? Je connais très bien tout ça et je vais t'éclaircir sur une chose que tu n'as pas l'air d'assimiler. C'est un deuil Jenny ! Commence par là si tu veux commencer à guérir, commence par te dire que tu es dans les étapes d'un deuil ! Pas d'un traumatisme !"

Lors de son dernier argument, Noah avait lâché Jenny en la poussant en arrière. Elle buta contre une table, mais rien de bien alarmant heureusement. Puis il la regarda et secoua la tête de gauche à droite.

"Mais je préfère partir, je ne supporte plus d'être dans la même pièce de cette Jenny pathétique qui n'a pas envie d'avancer, et qui préfère être dans le déni total."

Il se rendit tout d'abord dans la cuisine et piqua une crêpe, avant d'ouvrir les porte des quartiers Sheppard.

"Si j'ai besoin d'écouter une amie qui veut se plaindre à longueur de temps sans prendre la peine de se remettre en question et de sortir de son déni, je viendrai te chercher."

..................................................


When life beats you down, never give up
Revenir en haut Aller en bas
Jenny Sheppard
Jenny Sheppard
Co-admin / 2nd Section Scientifique Unchained as a Volcano, Soft as a Dove

Co-admin / 2nd Section Scientifique Unchained as a Volcano, Soft as a Dove

Date d'inscription : 03/09/2007
Messages : 6795
Localisation : Atlantis

ME & I
Who Am I
:
Affinités
:
RP ?: Open

MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard Jeu 14 Mar - 16:56

Jenny était hors d'elle, mais pour qui ce petit prétentieux se prenait ? il pensait tout bien faire.. oh oui, c'est vrai il était parfait ce cher Monsieur ! une vie bien rangée, pas de problème de coeur, quelques soucis à droit à gauche, mais pas de véritable coup dur ! même s'il avait vécu un deuil, ce n'était pas celui de la chair de sa chair. Ce n'était pas dans l'ordre des choses, c'était injuste !! Jenny ne supportait juste pas ses "conseils", elle ne le supportait pas tout court avec ses grands airs... Malheureusement notre Canadienne ne distinguait même plus ce qui était essentiel pour elle. Elle était perdue dans un tourment sans fin, ne sachant même pas reconnaître une main qui lui était tendue.. Bon ok, Masen n'y allait pas par quatre chemin. Lui qui d'habitude était si doux, à l'écoute et compréhensif, c'était comme si elle se heurtait à un mur, il était comme.. étanche à toute sa détresse. Au fond d'elle une petite voix lui soufflait que c'était pour la faire réagir, mais quand bien même, cela était juste un murmure, perdu dans des échos de tristesse et de rage que Jenny n'arrivait même pas à gérer en son fort intérieur. Alors que le médecin lui balancé coup de poing sur coup de poing par ses propos que Jenny ne supportait pas comme: "faire à nouveau de Megane ta priorité numéro un", "tu vis dans un autre monde", "tu esquives le sujet de son frère lorsqu'elle veut t'en parler. C'est là que le bas blesse dans ton rôle de mère". Jenny en avait la nausée. En plus de l'avoir "la rabaisser", il osait parler de son fils (et encore c'est gentil quant à la suite). Jenny ne se fit pas prier et se rua sur lui pour le virer de ses quartiers. Elle ne souhaitait pas être insulté de la sorte par un soi disant ami qui n'y comprenait rien à rien. Mais alors qu'elle le poussait, utilisant de plus en plus sa force, vu que celui-ci se faisait un malin plaisir de la bloquer sur place, il lui lança:

Citation :
"Tu veux quoi Jenny ? Te battre avec ceux qui veulent t'aider ? Te battre avec moi ? Ok."



Jenny pesta de rage, surtout lorsqu'il lui serra les poignets, la faisant grimacer au passage.

"Me pousse pas à bout Noah..." siffla-t-elle alors que ses yeux était rougis, signe qu'elle n'allait pas bien et que le cocktail d'émotion qui émanait d'elle était en train de lui faire perdre pied. De rage, elle lui remit un coup sur son torse plus violemment. A ce moment précis, si Noah y prêté attention, elle ressemblait à sa fille lorsqu'elle avait craqué une petite heure plus tôt.

Citation :
"mais aujourd'hui, je vais me battre en foutant en l'air tes derniers arguments qui n'ont aucun sens. Si je te pousse dans tes derniers retranchements, c'est pour te faire enfin réagir. Pour que tes amis, moi y compris, ta famille, puissent être là pour t'aider à te reconstruire. Tu parles des étapes d'un traumatisme que moi, en tant que médecin je devrais connaître ? Je connais très bien tout ça et je vais t'éclaircir sur une chose que tu n'as pas l'air d'assimiler. C'est un deuil Jenny ! Commence par là si tu veux commencer à guérir, commence par te dire que tu es dans les étapes d'un deuil ! Pas d'un traumatisme !"
Ces paroles, ces mots.. ils étaient aussi coupant qu'une lame de raseoir. Jenny sentit un désagréable jet d'adrénaline parcourir son coeur, avant que celui-ci ne se compresse de tristesse. C'était comme si ses battements de coeur avaient loupé un rythme. C'est alors que Noah la bouscula en arrière et qu'elle percuta la table du salon. Sa respiration se fit plus bruyante, toujours en proie au mal-être alors qu'elle se recula en fermant les yeux, posant ses mains sur ses oreilles. Se refusant d'en écouter davantage.

**aaah, ça fait mal d'entendre ça... C'est pour ça que tu n'as pas été à l'enterrement ? Tu ne veux toujours pas accepter la réalité ? Ben il vient de te le cracher à la figure
- Qu'il aille crever ce misérable petit con
- Oh ! Jenny... c'est pas très gentil de dire ça..
- Je le dis pas, je le pense haut et fort, il n'a.. il n'a pas le droit de me forcer.. pas comme ça. Qu'il retourne à sa vie parfaite ! mais qu'il me foute la paix à moi et ma famille et surtout Mégane !!**

Jenny finit par rouvrir les yeux dans un sanglot, qu'elle réprima instantanément, concentrant ses dernières forces à le fusiller du regard pour ne pas craquer. Elle l'observa se rendre à la cuisine pour voler une crêpe. Le salaud ! il se croyait vraiment tout permis. Puis il se dirigea vers la sortie. Bon vent !

Citation :
"Si j'ai besoin d'écouter une amie qui veut se plaindre à longueur de temps sans prendre la peine de se remettre en question et de sortir de son déni, je viendrai te chercher."
Lorsqu'il fut sortit, elle donna un coup de pied dans la table avant de voir qu'il avait oublié sa veste et son stéthoscope. Pris dans un élan de colère, elle prit tous le "matos" et ouvrit la porte de ses quartiers en lançant un "hey" pour qu'il se retourne.

"Va te faire voir toi et ton putain de déni de mes deux !" dit-elle en balançant le tout devant elle. *Asshole* pensa-t-elle avant de s'engouffrer à nouveau dans ses quartiers.



La jeune femme resta appuyé un moment sur la porte, les bras croisés sur sa poitrine, alors qu'elle tentait tant bien que mal de reprendre une respiration normale. Elle se sentait frileuse, et compressée, le flot d'émotion qui la parcourait était en train de lui donner tout bonnement une petite crise d'angoisse. Encore heureux que sa fille dormait, elle n'avait aucunement envie de lui expliquer ce qu'il venait de se passer... Jenny reprit une grande respiration tremblante, puis une deuxième, ainsi de suite. Au bout d'un moment, elle passa une main sur son visage et se "décolla" enfin de la porte d'entrée.

C'était étrange, mais c'est comme si son cerveau n'avait enregistré que très peu de passage, où plutôt que Jenny bloquait toutes réflexions, censé être "censé", justement, pour ne se lamenter que sur son sort. L'astrophysicienne se refusait tout bonnement d'intégrer ces paroles. Deuil. Qu'est-ce que c'était que ça ? Son fils si petit, si frêle qu'elle avait porté dans son ventre et dans ses bras. Il était toujours là quelque part. Sous forme d'aura ou.. elle ne savait pas vraiment, mais il n'était pas mort. La mort signifiait avoir une fin et Jenny ne voulait pas qu'il y est une fin. Elle ne voulait pas laisser partir ce petit être. Comme si le déni, la protégé et lui permettait d'être encore avec lui. C'est alors qu'elle vit un poupon de Mégane au sol. Jenny le ramassa et l'observa longuement avec un regard qui n'était en rien sain. Une lueur étrange dansait dans ses prunelles. Son mal-être intérieur était tel, que son cerveau venait une nouvelle fois de péter une durite, ne supportant plus la pression qui était exercé. Jenny se mit à serrer fort ce bout de plastique, le traitant comme si c'était son enfant. Elle se mit à le bercer, prenant une petite couverture qui aurait du être réserver à son fils et emmitoufla le poupon. Elle l'avait déjà fais 1 ou 2 fois juste après son retour de l'infirmerie. Cela lui faisait du bien et l'apaiser. John ne l'avait surpris qu'une fois et Jenny avait prétexte qu'elle rangeait juste les jouets de Mégane. Au final, elle alla dans sa chambre et déposa le faux bébé dans le lit que John n'avait toujours pas retirer. Jenny lui avait même hurlé dessus lorsqu'elle l'avait vu s'en approcher une fois avec un tournevis. C'était trop tôt, il lui fallait du temps. Au final dans la faible luminosité de la pièce, les traits de la jeune femme se détendirent. Complètement dans un état second et très loin de la réalité et de ce qui l'entourait, elle se mit à sourire bêtement et à fredonner une berceuse melancolique, fixant son regard sur un point nébuleux.

..................................................

TIME OF DYING
On the ground I lay, motionless in pain I can see my life flashing before my eyes. Did I fall asleep ? Is this all a dream. Wake me up I'm living a nightmare
Revenir en haut Aller en bas
John Sheppard
John Sheppard
Fondatrice / ¤ Sexy Bad Boy ¤

Fondatrice / ¤ Sexy Bad Boy ¤

Date d'inscription : 24/07/2007
Messages : 7260
Localisation : Atlantis

ME & I
Who Am I
:
Affinités
:
RP ?: Close

MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard Jeu 14 Mar - 23:08


Trois semaines. Déjà trois longues semaines que le drame était arrivé. Trois semaines qui parut une véritable éternité pour la famille Sheppard. De plus, le fait que John ne puisse plus exercer pour le moment, rendait les journées longues et interminables. Mais il avait une occupation qui lui prenait la plupart de ses journées : s'occuper de Jenny. Elle avait toujours beaucoup de mal à s'en remettre, ce qui était normal. John de son côté, commençait à fait son deuil, petit à petit, même si accepter l'évidence n'était pas chose facile. Contrairement à Jenny, il avait décidé de l'accepter. Elle, vivait toujours dans le déni et n'acceptait pas le deuil, comme si elle voulait toujours croire qu'il allait pouvoir revenir. C'est peut-être ce qui faisait le plus mal à John, s'était la voir comme ça, refusant d'aller un peu de l'avant. Il avait pourtant essayer de nombreuses fois de parler avec elle mais à chaque fois, le résultat était le même. Avec beaucoup de patience, elle arriverait à accepter et tout irait beaucoup mieux. Personne ne l'obligeait à oublier mais juste accepter. Pour sa part, John se faisait à l'idée même si dans certains moments de solitudes, il se mettait à rêver à tout ce qu'il aurait pu faire avec son fils. C'était toujours important pour un homme d'avoir un descendant mâle. Loin de lui de penser qu'il n'aimait pas sa petite Mégane mais un garçon, ça aurait été différent. Il aurait pu lui apprendre des trucs de mecs comme on dit. Mais ça il ne le pourrait jamais. Mégane serait fille unique à vie. La vie était injuste et tout le monde devait faire avec.

En cette fin de journée, John avait eut un besoin pressant d'aller prendre l'air. L'ambiance dans leur quartier était tendu quand il était seule avec sa femme. Mégane avait dû aller jouer dans un recoin de la cité comme elle le faisait tout les jours. Elle aussi avait souvent besoin de se retrouver seule. A croire qu'elle avait dû hérité ça de son père. La mort de son petit frère l'avait également beaucoup atteint car à presque 10 ans, elle comprenait beaucoup de choses et parfois même de trop. A force de subir des événements douloureux, elle grandissait plus vite que la moyenne, par rapport aux autres enfants de son âge. Malheureusement, il ne pourrait rien y changer. Donc pour se changer les idées, le militaire avait décidé d'aller prendre un peu l'air sur un balcon non loin de leur quartier. Respirer l'air marin lui faisait le plus grand bien, même si de sombres idées lui traversaient la tête par moment. Il ne cessait jamais de ruminer les évènements. Certains pourraient penser que cela pouvait s'arrêter quand il dormait mais ce n'était pas le cas. Cela hantait ses plus douces nuits. Pas une seule nuit, il ne se repassait le film dans sa tête. Avec son caractère de chien, il se refusait catégoriquement à aller consulter le psychologue de la cité pour parler de tout ça alors que cela lui ferait le plus grand bien. Il fallait qu'il extériorise tout ça car cela finirait par le ronger de l'intérieur.
Avec le temps, peut-être qu'il le fera mais pour le moment, ce n'était pas à l'ordre du jour. John resta planté sur son balcon une bonne petite heure, jusqu'à voir le soleil commençait à se coucher. Il était peut-être temps de rentrer se dit-il à lui même.      

A cette heure de la journée, il ne croisa pas grand monde dans les couloirs. Le silence régnait plus ou moins. Encore quelques pas et il arrivait enfin chez lui. Mais alors qu'il pensait y trouver Jenny, il ne trouva qu'une grande pièce vide. Personne dans la cuisine, ni dans la pièce à vivre. Cela  serait étonnant qu'elle soit déjà coucher.


"Jenny t'es où ?"

Mais aucune réponse ne se fit entendre. Il alla ouvrir délicatement la porte de la chambre de Mégane qui elle, dormait déjà. Il ne restait plus cinquante solutions. La salle de bain était vide donc il ne restait plus que la chambre. Il y entra et trouver effectivement la jeune femme mais quelque chose n'allait pas.

"Jenny ?"

Toujours aucune réponse. Elle était posté devant le lit bébé qu'elle refusait catégoriquement que John ne le démonte pour le moment. La dernière fois qu'il avait commencé à le faire, elle avait littéralement piquer une crise et il avait du remonter ce qu'il avait déjà enlever. Lorsqu'il s'approcha du dit lit, il put apercevoir un poupon à Mégane, couché dans le lit. John poussa un long soupir avant de lever les yeux au ciel. Il avait comprit ce qui se passait. Elle chantonnait des airs de berceuses, le regard fixer sur le mur en face d'elle. Bon sang, pourquoi avait-elle péter encore une durite. C'était presque devenu une habitude dans la vie de John. A la force, il devenait à court d'idées pour l'aider. Mais cette fois ci, c'était nouveau. Sans un bruit, le pilote vint se mettre à ses côtés. Elle ne bougea pas d'un millimètre. Elle était comme partie dans un autre monde, comme si rien n'avait d’importance autour d'elle et surtout, que personne n'existait.

"Jenny ? Il faut que tu arrêtes ça maintenant", lui  lança t-il d'une voix posée mais cela eut autant d'effet qu'un pétard mouillé. Elle continuait à fredonner sa berceuse. Il fallait passer à la vitesse supérieure mais toujours en douceur. Il finit par la prendre par les épaules afin de la faire tourner vers lui avant de la prendre dans es bras, afin de la réconforter. A voir ses yeux rouges, les pleures avaient été au rendez-vous. Il serra la jeune femme dans ses bras, afin de lui montrer qu'il était là pour elle, sa tête posée sur son torse. Doucement, il la berça à son tour, s'éloignant petit à petit du berceau. Il ne voulait pas qu'elle reste à côté car cela lui faisait trop de mal.

"Chérie, dit moi ce qu'il y a. Pourquoi tu es comme ça ?" dit-il alors lui déposa un léger baiser dans ses cheveux.

..................................................

Bad Liar
I'm a bad liar, bad liar. Now you know, now you know. That I'm a bad liar, bad liar. Now you know, you're free to go
Revenir en haut Aller en bas
http://sga-rpg.forumpro.fr
Jenny Sheppard
Jenny Sheppard
Co-admin / 2nd Section Scientifique Unchained as a Volcano, Soft as a Dove

Co-admin / 2nd Section Scientifique Unchained as a Volcano, Soft as a Dove

Date d'inscription : 03/09/2007
Messages : 6795
Localisation : Atlantis

ME & I
Who Am I
:
Affinités
:
RP ?: Open

MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard Ven 15 Mar - 17:17

Jenny était hors du temps, son fredonnement était comme une invitation a entrer dans une sorte de transe, loin dans ses pensées, loin de la dure réalité. Le cerveau pouvait faire des choses étranges et farfelues et Jenny était en train d'en faire les frais. A cause de qui ? D'une personne qui avait jugé bon s'improviser un diplôme en psychologie. Ne savait-il pas que brusquer des personnes en tout point fragile, pouvait les faire chavirer du mauvais côté ? De toute évidence, dans la famille Sheppard, le seul pilier était John. Lui seul arrivait à faire face à tout ceci, même Mégane pété un plomb de son côté pour avoir de tel pensée. Life Suck. C'était ainsi. La scientifique n'avait pas entendu John arrivait derrière elle, elle était trop ancrée sur place à rêvasser et à transposer ce poupon comme s'il s'agissait de son fils. Ça la réconfortait dans son rôle de mère, elle avait l'impression d'être utile.. de servir à quelque chose.. pas comme cette césarienne où elle n'avait fait que subir, pas comme avec Mégane qu'elle n'arrivait effectivement.. plus à s'occuper.. sauf en de rare moment de lucidité et "d'entrain". Ce n'est que lorsqu'elle sentit des mains se poser sur elle que Jenny reconnecta à la réalité. C'est d'un air complément apathique, qu'elle se tourna vers son mari.

Citation :
"Jenny ? Il faut que tu arrêtes ça maintenant"
La jeune femme fronça les sourcils et secoua la tête, apparemment elle n'était pas tout à fait d'accord avec les dires du militaire. C'est alors qu'il l'incita à aller dans ses bras pour la bercer. Tout contre son torse, elle vint poser ses mains sur ses hanches et finit par l'encercler timidement, cessant enfin sa berceuse un peu glauque. Voilà ce qu'il lui fallait de la compréhension et de la douceur.. John savait comment s'y prendre au moins, au vu de tous les calvaires qu'elle avait déjà subi dans cette galaxie. La solution n'était pas dans des discours de psychologue ou de traitement anti-depresseur, la solution résidait dans la compréhension de l'autre et l'écoute. Le couple Sheppard avait toujours fonctionné ainsi, même si selon les événements, le temps de guérison avait été plus ou moins long et tout de même agrémenté de quelques séances chez le psy. Dans ce cas présent John avait eu la bonne stratégie de ne la forcer à rien, au risque qu'elle s'enflamme. Peut-être changerait-il d'avis d'ici quelques temps ^^.

Citation :
"Chérie, dit moi ce qu'il y a. Pourquoi tu es comme ça ?"
"Shht.. tu vas réveiller le bébé.." dit-elle en murmurant, avant de le serrer davantage, profitant de sa chaleur, de son réconfort. Complétement perdu dans son monde, elle fut néanmoins traverser de flashback récent de sa confrontation avec Noah. Devait-elle lui dire ?

**Vu comment tu réagis, tu devrais peut être lui dire si tu ne veux pas qu'il te mette à l'asile, tu me fais peur.. pourquoi suis-je ta conscience.. j'ai l'impression de faire le boulot pour 10 parfois**

"Je suis.. tellement fatiguée.. de tout ceci.. j'aimerais juste parfois que tout.. ça.. s'arrête.."

Elle poussa un long soupir et redressa son minois avec des traits de visage toujours aussi monotone.

"J'ai eu la visite de Noah tout à l'heure. Il a ramené Mégane qui ne va pas bien.. il va falloir que je lui parle.. lorsque le moment sera venu.. mais.. mais..."

Jenny plissa ses yeux, comme éprouvé d'avance par ce qu'elle allait devoir expliquer. Elle finit par lâcher John et faire quelques pas dans la pièce, serrant son gilet contre elle. Allant jeter un coup d'oeil au "bébé" pour voir s'il "dormait", avant de revenir. Une boule était à nouveau en train de naître dans sa gorge. Mais comme d'habitude, elle ne pleura pas. Durant ces 3 semaines John n'avait du voir pleurer Jenny qu'à l'infirmerie, depuis le temps qu'elle était rentré à la maison, son flot d'émotion était comme bloqué, paralysé, à l'intérieur d'elle même. Seul des yeux rougis de temps à autre ou des voix tremblantes montraient par moment qu'elle était sur le point de craquer. Ce qui n'était en rien sain, vous me l'accorderez, de ne pas laisser libre court à ses émotions dans un tel moment. Jenny était un peu comme une cocotte minute qui ne fallait pas brusquer et aujourd'hui quelqu'un s'était amusé à mettre le thermostat encore plus fort.

"Cet... (inspire, alors qu'elle bouillonnait à nouveau).. il m'a poussé à bout. Je.. j'ai trouvé l'énergie de faire quelque chose de bien ce soir pour Mégane, pour toi.. je me suis remis à la cuisine, mais.. ce n'est pas... assez.. non... pas pour lui... il m'a blessé.. pour lui je ne suis que l'ombre de moi-même.. Il a m'a dit des choses ignobles..., que j'étais.. pathétique,.. une mauvaise mère, il m'a jugé alors qu'il ne sait rien de ce que je traverse.... il a osé me parler de notre bébé.. alors qu'il n'est pas dans notre vie, il ne sait.. rien.. rien du tout.. comment peut-il faire ça ? il n'avait pas le droit de parler de mon.. de mon.."

Jenny fit une pause levant les yeux au plafond, déglutissant difficilement. Elle n'avait pas prononcé le mot "Deuil" de toute manière dans sa tête, ce mot se transforma en "traumatisme", elle préférait l'appeler ainsi. Puis la scientifique eu un sanglot réprimé, et alla s'asseoir sur le lit conjugal, se mettant à trembler.

"Je ne veux plus le voir.. jamais.. (blanc).. il m'a contraint à l'écouter.. je ne voulais pas.. non (secoue sa tête négativement).. il m'a secoué, littéralement,... pour me faire réagir.. a quoi bon d'ailleurs, hein ?.. Au point que ma cicatrice s'est réveillée, j'ai eu mal... Quel médecin attardé traite des patients de cette manière ?"

Puis elle se tût, se mettant à renifler. Jenny ressemblait à un chaton en mal d'attention et ses cernes montraient aussi qu'elle avait besoin de repos après toutes ces émotions.

..................................................

TIME OF DYING
On the ground I lay, motionless in pain I can see my life flashing before my eyes. Did I fall asleep ? Is this all a dream. Wake me up I'm living a nightmare
Revenir en haut Aller en bas
John Sheppard
John Sheppard
Fondatrice / ¤ Sexy Bad Boy ¤

Fondatrice / ¤ Sexy Bad Boy ¤

Date d'inscription : 24/07/2007
Messages : 7260
Localisation : Atlantis

ME & I
Who Am I
:
Affinités
:
RP ?: Close

MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard Lun 18 Mar - 22:03


"Shht.. tu vas réveiller le bébé.."

Par moment, Jenny lui faisait peur mais ça, il ne lui dirait jamais. La voir comme ça, ne lui donnait plus vraiment envie de regarder des films d'horreur avec des personnes possédées. Certes Jenny ne l'était pas mais s'était tout comme. Elle était comme ailleurs. Elle vivait dans son propre monde. Connaissant Jenny, elle non plus n'irait pas voir un psy. A croire que s'était de famille à ne pas faire confiance dans les psy en tout genre. Mais à la voir ainsi, il faudrait peut-être que quelqu'un l'aide pour de bon.

"Je suis.. tellement fatiguée.. de tout ceci.. j'aimerais juste parfois que tout.. ça.. s'arrête.."

"Je sais que tu es fatiguée. Moi aussi mais il faut qu'on soit patient et ça ira mieux avec le temps. D'accord ?"

C'est alors que la jeune femme enchaina sur ce qui s'était passé pendant qu'il était absent. Apparemment Noah était venu lui rendre visite alors qu'il ramenait Mégane. Elle aussi n'allait pas fort et s'était normal. A croire que cela avait empiré avec le temps. Jenny irait lui parler disait-elle mais il savait très bien qu'il allait devoir y aller aussi. Mais pour le moment, il fallait qu'il s'occuper de sa femme qui ne resta pas dans ses bras. Elle le lâcha pour aller un peu plus loin. Le militaire commençait à se poser des questions sur la visite du médecin qui n'avait pas du être le bienvenu. Jenny vouait une certaine aversion pour les médecins en ce moment. Mais avec ce qu'elle était en train de lui dire, John allait développer la même aversion mais surtout envers lui. Kylee, maintenant Noah, à qui le tour désormais ? Le médecin avait pousser le bouchon un peu trop loin. John vit rouge subitement. Ce gringalet de médecin allait le regretter. De quel droit osait-il dire à Jenny qu'elle était une mauvaise mère ? Dire qu'il avait failli devenir le parrain de leur dernier. Il aurait fait une belle erreur sur ce coup là.

Jenny finit par s'installer sur leur lit alors qu'elle continua son récit. John était rester debout devant elle, réprimant sa colère, en attendant de savoir la fin de l'histoire. Il n'avait envie que d'une chose à ce moment précis, c'était refaire le portrait du médecin. Ses doigts le démangeaient. Il avait osé s'en prendre à une femme fragile psychologiquement. Même si s'était pour la faire réagir comme il l'avait dit, ça n'avait fait que le contraire. En plus, il avait osé la bousculer... Personne n'avait le droit de toucher sa femme surtout maintenant. Ses yeux devinrent noirs, noirs de colère qui ne demandait qu'une chose, c'était passer en mode haine.


"Je vais le tuer ce fils de... "

John finit par s'agenouiller devant la jeune femme, posant ses mains sur ses genoux.

"Tu sais quoi, je vais aller lui en toucher deux mots tout de suite. Tu ne le verras plus. Je vais aller lui remettre les pendules à l'heure et lui apprendre comment bien traiter ses patients. Tu n'ai pas une mauvaise mère, loin de là. Ne croit pas ce qu'il dit, de toute façon qui il est pour juger ce que tu es. Si un jour cet abruti devient père, on en reparlera. Donc maintenant, tu vas aller te mettre sous la couette pour te reposer et surtout dormir. On va discuter gentiment entre hommes et je reviens juste après", termina t-il alors qu'il se relève. Désormais debout, il finit par prendre le visage de sa bien aimée dans ses mains afin de l'embrasser sur ses délicates petites lèvres.

"Je reviens."

Il finit par la lâcher pour partir d'un pas décidé vers la sortie de leur quartier. A cette heure ci, il devait être revenu à ces propres quartiers. Il fallait juste espérer que Kylee ne soit pas là car il risquerait de faire un second massacre. Il n'avait toujours pas oublié ce qui s'était passé trois semaines en arrière même si il s'en voulait tout de même un peu de lui en avoir coller une.

--> Quartier de Noah et Kylee

..................................................

Bad Liar
I'm a bad liar, bad liar. Now you know, now you know. That I'm a bad liar, bad liar. Now you know, you're free to go
Revenir en haut Aller en bas
http://sga-rpg.forumpro.fr

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Quartiers de la Famille Sheppard

Revenir en haut Aller en bas
Quartiers de la Famille Sheppard
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 6 sur 6Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6
Sujets similaires
-
» DAN X BICHON MALE 2 ANS (SANS FAMILLE 89)
» John Sheppard
» Si le centre est stable, alors la famille est soudée — Ngugi
» Personnalités de Terrassanta (Famille Delacroix)
» Nuage de Givre : recherche famille du Clan de la rivière

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Stargate Atlantis - Le Jeu :: ATLANTIS, GALAXIE DE PEGASE :: Secteur Détente :: Quartiers-
Sauter vers: